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Des mains trop balladeuses || Rival
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Âge : 36 ans
Statut : Clerc de Notaire chez Meraggio
Classe sociale : Bourgeoise
Divinité principale : Gandolo
Particularités : Particulièrement adroite avec une épée à la main. Elle fait partie d'une fatrie de cinq, la famille pour elle, c'est sacré. On dit d'elle qu'elle a les mains agiles et qu'il arrive souvent qu'elle se retrouve avec des bourses qui ne lui appartiennent pas entre les mains. Elle change presque aussi souvent de couleur de cheveux que les prostituées de partenaires. Par principe, elle ne supporte pas les Verrariens et refuse autant qu'elle le peut d'être en contact avec eux.
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Message(#) Sujet: Des mains trop balladeuses || Rival Mar 12 Avr - 22:57


Des mains trop balladeuses

On devrait parfois être plus circonspect quand on vole





Date du sujet : Le 12 de Tirastim, 77e année de Preva (539)
Lieu : Les Taudis de Bois, QG des démons
Moment de la journée : Faux jour
Conditions météorologiques : Les températures baissent avec la nuit qui arrive, 15°. Peu de nuage dans le ciel.
Participants :Rival Wintherthur
+ PNJ : Le Magnifique, peut-être quelques pezons.
Statut du sujet : Privé à priori.
Court résumé : Léodine se rend sur un de ses nombreux lieux de travail et dérobe une bourse qu'elle n'aurait pas du prendre en chemin.

Je ne souhaite pas une intervention intempestive du maître de jeu dans ce sujet et je suis conscient que ce choix ne sera peut-être pas respecté.




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Message(#) Sujet: Re: Des mains trop balladeuses || Rival Mer 13 Avr - 0:38

Ne nous mentons pas, voir des belles dames dans les quartiers chauds de Camorr, ce n’est pas fréquent. Par belle dame, j’entends, une dame respectable. Non pas qu’on ne puisse pas respecter une putain – on a d’ailleurs tout intérêt à le faire, surtout au moment du paiement si l’on tient à ses bourses -, mais c’est une autre histoire ! Quoiqu’il en soit, on voyait rarement des bourgeoises dans les quartiers contrôlés par les Capas de Camorr. Déjà avant la guerre des Capas, on ne s’y risquait guère et surtout pas sans une escorte, mais depuis un an, chacun reste bien chez lui et ne se risque pas là où il ne faut pas. Ca, c’est le cas d’une majorité de la population, ils restent quelques cinglés pour sillonner entre les quartiers. C’est le cas de Léodine. Ancienne habitante du Recoin Nord, elle est habituée à fréquenter Les Traquenards et certains autres quartiers un peu chauds. Elle en connaît des gens biens. Elle les fréquente depuis longtemps et s’ils savent qui elle est, on se contente de l’appeler Léo, sans recourir à son patronyme. Elle a une réputation dans les beaux quartiers après tout. On sait qu’elle travaille pour les Muguettes, ce n’est pas un secret, pas ici en tout cas. Ce qu’on sait moins, c’est que ce n’est pas la seule bande qui a le privilège d’apprécier ses services particuliers.

Alors quand le faux-jour tombe. Léodine quitte son lieu de travail chez Meraggio un peu plus tardivement que les autres. Elle prend soin de se changer avant de sortir. Si l’on attend d’elle qu’elle accueille la noblesse vêtue de ses plus beaux autours, ce n’est certainement pas le cas là où elle va ce soir. Les belles robes de soie colorées et les parures de luxe ne sont qu’une invitation à se faire détrousser par le premier voleur aux doigts habiles. Léodine a beau être une bourgeoise imparfaite, tâchée par ses fréquentations, elle ne fait pas partie des gens biens. La différence est là et il s’agit de ne pas donner de raison de se faire agresser, même si l’on est douée avec une épée. Le territoire de Varna est « relativement » sûr, autant que peut l’être un quartier en guerre. Si Les Traquenards ne sont déjà pas une promenade de santé pour les honnêtes gens, que dire du Chaudron ou des Taudis de Bois ? Et s’était précisément là que Léodine se rendait aujourd’hui.

Vêtue d’une robe au tissu peu couteux et d’une cape sombre qui cachait ses cheveux blonds du moment, elle traversait Camorr sur une barque de louage pour pénétrer dans le domaine du Capa Barsavi. Léodine était quelqu’un de discret à la fois sur sa propre vie, mais également sur celles des autres. Les bandes l’appréciaient pour ça. Ce qu’elle savait ne sortait jamais de sa petite tête. Sans faire partie des gens biens, elle connaissait et comprenait leur fonctionnement. Douée dans son domaine en plus du reste, elle faisait une comptable parfaite. En attendant, être discrète ne l’empêchait pas d’écouter. Elle savait que la guerre des Capas avait été particulièrement meurtrière, au moins une vingtaine de Capas avaient mis les pieds dans la tombe, et désormais, c’était Barsavi qui gouvernait les Goulets, le Chaudron, la Colline des Ombres, Pleutcendres et les Taudis de Bois. Verrariens de naissance, on le disait Camorrien d’adoption ce qui faisait particulièrement grincer des dents à Léodine. Néanmoins, l’argent n’a pas d’odeur et tant qu’elle ne travaillait pas pour lui directement, elle pouvait tolérer travailler pour un de ces Garristas. Quatre en réalité puisque les Démons avaient la particularité d’avoir plusieurs Garristas. Le Magnifique, la Splendide, la Dragonne, l’Intrépide. On les disait Vadrans, mais on ne savait pas grand-chose sur eux, pas même leurs noms.

C’était le Magnifique qui l’avait engagé, il avait entendu parler d’elle il y a quelques années. Un de ses pezons, dont elle avait désormais courtoisement oublié le prénom, qu’on appelait Ombre, lui avait appris le vol à la tire plus de vingt ans auparavant et se souvenait d’elle comme d’une bonne comptable. Contrairement à ce qu’on pensait, les gens biens quittaient souvent les quartiers mal famé de Camorr pour rendre une visite de courtoisie à la bourgeoise au besoin. La trouver ne fut pas difficile, la convaincre encore moins. Elle travaillait déjà pour les Muguettes, pourquoi dire non aux Démons. Elle déplorait juste l’endroit. Pour aller au Taudis des Bois, on passait par le Chaudron et même si elle n’y mettait jamais les pieds, elle se sentait toujours oppressée lorsqu’elle longeait les canaux dans sa barque.

Elle débarqua enfin dans les Taudis. D’un pas vif, elle avança en direction du QG des démons. Les rues étaient encore animées, la vie ne s’éteignait jamais vraiment dans les bas quartiers. On y croisait des mères de famille avec leurs marmailles, des hommes et femmes à l’air patibulaires, des groupes d’adolescents, etc. Dans la cohue, elle se fit bousculer. L’homme était plus grand qu’elle, habillé de laine noir alors qu’il faisait encore au moins 15° et un chapeau à large bord couvrait son visage. Dans ce genre de cas, ses mains avaient tendance à agir par réflexe, sans lui demander son avis. Ce fut donc par ce fâcheux hasard qu’un pauvre malheureux fut délesté de sa bourse, tandis que Léodine continuait son chemin d’un pas alourdit mettant une distance salutaire entre elle-même et sa victime.

Tout en songeant à ce qu’elle allait offrir à son frère avec le contenu de la bourse – s’était devenu son rituel – elle arriva à son travail. L’heure n’était pas à la distraction, elle s’installa dans ce qui servait de bureau. C’était l’endroit où on rangeait tout ce qui avait un trait au compte. Un joyeux bordel dans lequel ils étaient peu à s’y retrouver, mais c’était très bien comme ça. Elle appela un des pezons qui était sur place :

« Demande un peu au Magnifique s’il a le temps de me voir. J’aimerai bien qu’on examine l’histoire de la semaine passée ensemble. »
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Statut : Ancien maître d'armes du graf d'Emberlain, officiellement professeur d'escrime et officieusement assassin de la bande des Démons officiant sous le nom de Fléau.
Classe sociale : Issu d'une famille de porteurs de nom d'Emberlain.
Divinité principale : L'Innommé, bien qu'il lui arrive de prier et d'invoquer les divinités des Essences.
Particularités : Escrimeur et assassin redoutable, maître d'arme renommé, Rival s'est réfugié à Camorr pour fuir le courroux du graf d'Emberlain, suite à un coup d'État qui a (très) mal tourné pour Rival.
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Message(#) Sujet: Re: Des mains trop balladeuses || Rival Lun 13 Juin - 15:08

Fin de journée. Le faux jour approchait et Rival Wintherthur fermait boutique. Les cours qu'il donnait étaient finis pour la journée. Il fermait à peu près en même temps que tous les autres commerçants de la Rangée du Numismate et que Meraggio. Sa clientèle et ses élèves étaient majoritairement des petits bourgeois tremblant de peur face à la guerre des capas – qui pourtant, à moins de s'appeler Taverna, chez qui il se fournissait de temps en temps, ne risquait guère de réellement les toucher  - et de petits nobles, ainsi que leurs enfants. En règle général, lui qui était habitué à cotoyer des gens véritablement dangereux, il n'en trouvait guère qui soient réellement doués. Son métier officiel était plutôt un passe-temps qu'autre chose, mais malgré tout, il arrivait fréquemment à Rival Wintherthur de s'ennuyer. Il ne comprenait plus, aujourd'hui, comment il avait pu trouver le métier de maître d'armes gratifiant. Non pas que celui d'assassin à la solde d'un des chefs de la pègre eut été très glorieux, mais il avait de véritables objectifs, et il savait pourquoi il le faisait. Ca rapportait.

A l'heure du faux jours, donc, lorsque la nuit tombait et que les honnêtes gens rentraient chez eux, commençait la seconde partie de sa journée. Habillé tout de noir, Rival Wintherthur, l'honnête maitre d'armes, traitre repenti et exilé, devenait l'un des assassins de la bande des Démons, artisan actif de la guerre des Capas. Cette mission, elle aussi, l'indifférait complétement. Il ne possédait aucune espèce d'affection ou d'attache particulière au capa qu'il servait, Vencarlo Barsavi. Tout juste un certain respect du au fait que lui aussi n'était pas vraiment un camorrien et qu'il fallait avoir une sacrée paire de couille pour s'être imposé ainsi aux brutes qui dominaient le cloaque des bas fonds de la ville.

Des gens trainaient encore sur la rangée du Numismate. Quelques promeneurs, sans doute, assortis de Vestes Jaunes. Le coin était sûr. Un des miliciens lui demanda dans un mauvais vadran s'il avait besoin d'aide ou s'il était perdu. Il le remercia poliment et continua son chemin. Le fait que de simples habits changent si totalement la manière dont on le percevait. Ainsi, d'habitude, il était certes un vadran, mais il habitait là depuis plus de cinq ans, et avait adopté la mode camorrienne. Il était un camorrien, un citoyen comme un autre. Oh, quelques rumeurs courraient sur son compte, mais Rival les ignorait en souriant. Il ne se cachait pas vraiment de son passé, il n'aimait juste pas trop en parler – il appréciait plus que tout sa tranquillité – et à moins qu'on ne lui pose une question frontalement, il n'était pas dérangé. Non, il était un citoyen intégré et sans histoire, honnête, avec un passé certes un peu trouble, mais il restait un voisin correct, un commerçant comme un autre, à qui on pouvait faire confiance et à qui sa banque acceptait de prêter de l'argent. D'ailleurs, tiens, il faudrait qu'il y aille, chez Meraggio, déposer la recette du mois. Mais revenons à nos moutons. Ainsi habillé de laine noire de pied en cap, plus personne ne reconnaissait réellement Rival Wintherthur. Il n'était pas si courant de voir un vadran en ville, mais pas totalement inhabituel non plus : toujours était-il que dans les quartiers honnêtes, il devenait soudainement un marchand sans doute venu pour affaires, et personne ne faisait le lien avec le maitre d'armes. Simplement en changeant d'habits.

La perception que les gens avaient de lui changea encore une fois, lorsqu'il passa dans les bas quartiers, après avoir traversé Fauria et la jardin de la Mara Camorazza,  qui lui même n'était plus réellement un jardin fréquenté par les bourgeois. La main de Rival se posa sur son épée à partir du moment où il pénétra dans le parc. Il croisa des ombres sur son chemin, mais aucune ne s'attarda. A partir de maintenant, sa haute silhouette sombre annonçait le Fléau, et les honnêtes gens comme les malfrats le craignaient – ou au moins sa réputation. Il entretenait son mythe, comme la majorité des la bande des Démons, et en jouait. On le laissait tranquille, on le laissait passer, et certains mourraient simplement de terreur lorsqu'on annonçait que le Fléau pouvait s'intéresser à leur cas, ou plus prosaïquement, quittaient la ville. Ca lui évitait de se déplacer, et ça faisait son affaire. Il ne s'en plaignait pas. Toujours était-il que cette réputation était une bonne protection. Lorsqu'on le voyait, on détournait les yeux. Il vit même un commerçant ambulant faire les signes protecteurs de son Dieu tutélaire. Il sourit, amusé. Habillé comme un bourgeois, il n'aurait pas survécu deux minutes dans cet endroit. On l'aurait probablement détroussé, puis battu et assassiné, et flanqué sans aucun ménagement dans un canal comme nourriture goûteuse pour les poissons de l'Angevin, qui décidément, devaient bouffer de tout et surtout de n'importe quoi.

Cela, c'était ce que Rival pensait alors qu'il marchait dans la rue : qu'il était protégé. Comme quoi il se trompait. Il bouscula une jeune femme : sur le moment, il crut la reconnaître, mais il voyait tellement de gens tous les jours, qu'il ne sut pas vraiment dire d'où il la connaissait, ni même s'il la connaissait réellement. Toujours est-il qu'il continua son chemin sans trop se poser de questions, jusqu'au moment où il réalisa qu'il n'avait plus sa bourse en sa possession. Mentalement, il refit son parcours : qui pouvait lui avoir piqué son argent, et à quel moment ? Il fallait être un sacré tire-laine, doté d'un sacré culot, pour faire ça. A force d'y réfléchir, Rival finit par trouver : c'était forcément la fille qu'il avait bousculé. Saloperie. Où est-ce qu'elle pouvait bien être passée ? Il l'avait croisé un quart d'heure avant, et il n'y avait aucune chance qu'il la retrouve. Cette soirée commençait fort mal : il espéra que la mission que comptait lui confier le Magnifique allait être agréable.

Arrivé dans les Taudis de Bois, il se dirigea sans crainte jusqu'au repère de sa bande. Le Sourire, un balafré qui surveillait les environs, l'accueillit sobrement :

« Le chef te verra dans pas longtemps, il est avec la Splendide, il arrive. Tu peux attendre avec la comptable, si tu veux. »

Il ne prêtait jamais attention à la comptable, pour la simple raison qu'il ne l'avait jamais vue. Ca devait être la première fois, en effet. Il fronça les sourcils lorsqu'il s'aperçut qu'il l'avait déjà vue : c'était sa voleuse, et en plus, il savait d'où il la connaissait : c'était sa banquière !

« Fosca ? » Il était tout de même un peu incrédule, mais il n'allait pas se départir de son habituelle nonchalance : « Est-ce que je suis devenu fou, ou est-ce que vous venez de me voler l'argent que j'ai retiré chez vous la semaine dernière ? »

La porte s'ouvrit sur son garrista, qui venait de finir de manger, manifestement, et qui avait encore une chope de bière à la main. Carré, souriant, le Magnifique semblait en grande forme et pas mécontent de les voir.

« Ah, Fléau. Je vois que tu as fait la connaissance de mademoiselle Fosca. »
Vu la tension qui régnait dans la pièce, il demanda, interrogateur : « Vous vous connaissiez déjà avant, peut-être ? J'ai manqué quelque chose ?
- Un peu, oui, monsieur. » Rival s'autorisa un sourire et ajouta, impassible. « Votre comptable est ma banquière. Et c'est une voleuse, aussi. »

_________________

   
Des étoiles de sang sur des cuirasses d'or
“Oui j'ai tout espéré. Et j'ai désespéré de tout. De l'amour, de la vie, de l'oubli, du sommeil. Seule Mère la mort est authentique et véritable.”
   
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Message(#) Sujet: Re: Des mains trop balladeuses || Rival Mar 16 Aoû - 20:14

Il y a deux types de personnes aisées. Celles qui l’ont toujours été et celles qui se sont construites pour l’être. Parmi cette deuxième catégorie, on retrouvait encore ceux qui désiraient ardemment oublier d’où il venait et ceux qui ne l’oubliaient jamais. Léodine faisait sans aucun doute partie de cette seconde catégorie de personnes. Après des années de galère à gagner de l’argent en compagnie de sa mère pour empêcher sa fratrie de mourir de faim, elle ne pouvait pas faire comme si tout ce pan de son passé n’avait jamais existé. Cet évènement de sa vie avait façonné sa personnalité et son destin. Comment aurait-elle tourné si son père avait été épargné par la guerre des Mille Jours ? Nul ne le savait. Il aurait très bien pu entraîner sa famille encore plus profondément dans la misère, obligé en dernier recours de vendre sa fille célibataire au plus offrant. Tout comme il était possible qu’il ait tenté de la marier jeune pour se débarrasser d’une bouche à nourrir, l’empêchant de faire des études et d’avoir son indépendance.

La trentenaire en était venue à penser que tous les malheurs n’étaient pas mauvais. Elle remerciait souvent Gandolo pour les gens et les chances qu’ils avaient semées sur son chemin. Certains, jaloux de son succès, la trouvait trop chanceuse pour que ça soit honnête. Ils oubliaient bien souvent qu’ils ne savaient pas tout d’elle. Elle avait également eu sa part de malheur dans ses années fastes. Elle pensait souvent à la mort de son enfant, un petit garçon de quelques mois. Léodine l’avait vu comme un signe des dieux. Elle avait probablement fait quelque chose pour les mécontenter, mais quoi ? Si elle avait connu l’existence du 13e, peut-être se serait-elle dit que c’était parce qu’elle avait trop abusé de sa chance sans jamais remercier celui à qui elle devait de ne jamais s’être fait attraper.

Quoiqu’il en soit, ses détracteurs n’avaient pas tort. Sa chance était insolente. La main leste, l’épée et le stylet agile, elle ne s’était encore jamais fait prendre en flagrant délit. Quand elle avait été dans le besoin, ce n’était pas les vestes jaunes et leurs semblables qui avaient aidé sa famille. C’était, malgré leur dénuement, les gens bien. Léodine ne l’oubliait pas. L’argent n’a pas d’odeur, pas d’ami. Quand on en venait au tintement des pièces dans une bourse. Ses scrupules et sa morale se taisaient pour laisser place à une cupidité inspirée par son dieu lui-même.

Aujourd’hui, les dieux devaient s’ennuyer puisqu’ils avaient placé sur son chemin la personne qu’elle n’aurait pas dû détrousser. Elle connaissait bien Rival Wintherthur. En tout cas, elle pensait bien le connaître. Il était son client depuis un moment et il apprenait à la noblesse et bourgeoisie de Camorr à utiliser une épée pour autre chose que de la parade. Apparemment, Léo venait de mettre le doigt sur une toute autre facette de sa personnalité. Elle en était tout aussi pantoise que lui.

Quelque peu prise au dépourvu, elle comprit rapidement qu’il n’y avait qu’une seule solution. Rendre la bourse à son propriétaire. Elle n’eut pas le temps de lui répondre que le Magnifique fit son apparition, appelant Rival le Fléau donnant par là à Léodine une information d’or au sujet de son client. Elle sourit bien aimablement, l’air tranquille, un peu taquine, affichant somme toute, une tête bien éloignée de son ressentit réel.

« - Nous, nous sommes déjà rencontré, quoique dans un cadre plus, légal dirons-nous. »

Se tournant vers Rival, elle sortit sa bourse d’une des cachettes de sa robe avec une agilité qui démentait ses dires :

« - Une voleuse ? Vraiment ! C’est beaucoup dire. Vous avez malencontreusement laissé tomber votre bourse et je l’ai ramassée.
J’admets ne pas avoir jugé utile de courir après son propriétaire. Je n’ai pas l’audace de cracher sur ce que Gandolo met dans ma main. »
, Conclut-elle d’un air innocent.

Elle ouvrit celle-ci et joua avec quelques pièces. Elle garda un tyrin en main et remit le reste des pièces dans la bourse avant de la tendre à Rival.

« - Mais puisque c’est vous, je m’en voudrais de garder ce qui ne m’appartient pas. Ça serait dommage de voir nos relations se tenir pour un si petit incident. »

Le geste était amorcé. Ce n’était certes pas des excuses, elle n’en ferrait pas, mais c’était une proposition. Ils pouvaient tous les deux oublier ce petit incident et continuer comme avant et Léodine oublierait gracieusement que Rival était le fléau. Après tout, un voleur volé n’a pas de quoi être fier, en particulier par quelqu’un qui ne fait pas partie des gens bien.

Le Magnifique quant à lui, semblait, fort heureusement pour eux, amusé par la scène. Il payait Léodine cher à la fois pour sa discrétion et ses compétences. Il avait l’air de préféré que cette histoire se règle avec le minimum de désagrément pour tout le monde. L’homme semblait avoir quelque chose à leur dire et n’attendait que la fin de ce petit duel pour leur expliquer.
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