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Religions et clergés
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Message(#) Sujet: Religions et clergés Mar 22 Mar - 20:04

La Foi thérine




La plupart des cités du Trône Thérin partagent la foi des Douze, soit la croyance en douze dieux patrons aux attributions variées, qui surveillent le monde et sont sensibles aux prières des fidèles. Chacun de ces dieux a un clergé qui lui est propre, avec des rites d'entrée et des exigences particulières. C'est le cas dans toutes les cités thérines, et donc aussi à Camorr.



Les Douze : le panthéon thérin est composé de douze dieux principaux, appelés les Douze de façon courante. Pour les Thérins, ces dieux sont androgynes, ont donc une apparence parfaitement humaine et dans les représentations statuesques, arborent des traits thérins. Pour les Thérins, on ne plaisante pas avec les dieux, ils existent et veillent sur eux. Les Camorriens s'efforcent donc de ne pas vexer un dieu en particulier et n'oseraient ni se grimer en un prêtre d'un des douze clergés, ni même attaquer, détrousser, ou tuer un prêtre des Douze.


Aza Guilla • la Dame du Long Silence, la Dame Très Équitable, déesse de la Mort. Elle veille sur le passage des défunts dans l'Au-Delà. Le Jour des Changements, ses prêtres échangent de place avec ceux de Iono, qui veillent sur le passage des morts dans l'au-delà, en mer. La déesse est toujours représentée avec un voile de deuil lui cachant le visage. Elle accueille les défunts, pèse leur âme à leur arrivée dans l'Au-Delà. Elle est sans doute la plus respectée et la plus honorée des Douze. On dépose souvent sur son autel un suaire de soie.

Azri • le Père des Campagnes, seigneur des climats et de la guerre. C'est sous ses auspices que se fait le recrutement et la levée des troupes lorsque Camorr (ou une autre cité thérin) part en guerre. Il est aussi couplé à Dama Elliza pendant le Jour des Changements : ses prêtres vont prier devant le temple de Dama Elliza et ceux de Dama Elliza se rendent devant son temple. Les légendes racontent que les deux dieux forment un couple réel et que, tandis qu'il part guerroyer, elle s'occupe des plantations.


Callo Androno • Les Yeux des carrefours, père des routes, dieu des voyages, des langues et de l'histoire. Responsable des récits, Callo Androno est un des deux dieux (avec Morgante) invoqués avant le début d'une pièce dans n'importe quelle cité thérine. On reconnaît ses statues par le calame (plume à écrire) qu'il tient dans la main.

Dama Elliza • Mère des Pluies et des Récoltes, déesse de l'agriculture et de la fertilité. Couplée à Azri pendant le Jour des Changements. Les légendes racontent qu'elle est l'épouse d'Azri et qu'elle prend soin des champs tandis qu'il part à la guerre. On dit aussi lorsque l'hiver est présent et qu'il pleut, que ce sont les retrouvailles d'Azri et Dama Elliza qui fertilisent la terre.

Gandolo • Père des Chances, dieu au ventre rebondi, seigneur de la Monnaie et du Commerce. Il est aussi le Remplisseur des Coffres et le père des affaires thérines. C'est souvent à lui que les marchands promettent leurs principales prières. Les statues, qui le représentent et que l'on trouve près des maisons comptables, en donnent une image ventripotente, forte, mais aussi des traits sournois à travers un air constamment bienheureux.

Iono • Père des Tempêtes, seigneur des Eaux Avides. Dieu des mers. On invoque sa protection contre les dangers de la mer. On raconte aussi que Iono a un faible pour les filles de la terre et que pour cette raison, il coulera le moindre navire qui prend le large sans avoir au minimum une femme à son bord. Il admire aussi les chats pour leur fierté excessive et épargnera les navires ayant des chats sur leurs planches. Sa fête a lieu le vingt-et-unième jour d'Aurim, c'est la Festa d'Iono : les Thérins remercient Iono pour sa protection et sa participation à la fortune de Camorr en brûlant de vieux navires dans les ports.

Morgante • Père de la Ville, seigneur des Nœuds Coulants et des Truelles, dieu chargé de la Justice, de la Loi, seigneur de l'Ordre, de la Hiérarchie et des Répercussions implacables. C'est sans doute le dieu le moins accommodant avec l'hérésie du Treizième, donc celui dont les Gens Bien évitent d'usurper la prêtrise pour ne pas se faire balayer en retour. Morgante est le patron des bourreaux, des juges et des agents de l'ordre. On dit que si un voleur pénètre dans un de ses temples, il risque le foudroiement immédiat. Responsable de l'ordre public, Morgante est invoqué au début des pièces de théâtre. Un de ses attributs est une massue en fer. L'offrande habituelle dans ses temples est un fouet et un compas d'argent.

Nara • Maîtresse des épidémies, dame des Maladies Omniprésentes, déesse du temps. Déesse des affections physiques et des maladies, elle est vue comme une figure plutôt négative. Pour autant, patronne des médecins, elle est aussi en quelque sorte la messagère des dieux, puisqu'elle envoie les infections parmi les hommes pour qu'ils n'oublient jamais qu'ils n'ont rien de divin, contrairement aux Douze.

Perelandro • Père des Miséricordes et seigneur des Oubliés. Dieu de la pitié et de la charité, protecteur des généreux. On en parle souvent en l'appelant "le dieu mendiant". Il protège les orphelins, les pauvres et les démunis. C'est d'ailleurs souvent un dieu raillé, car les gens considèrent qu'il est particulièrement clément. Pour autant, on raconte que Morgante le protège avec presque jalousie.

Preva • la Dame de la Folie Rouge, la Muse très Belle, Mère de l'Amour et de la Folie, déesse de l'inspiration et de l'invention. Son nom est très souvent invoqué dans des affaires sentimentales. Les amants implorent souvent son aide et sa révélation lorsque leur chemin ou l'avenir de leur amour est incertaine. Pour honorer la déesse, on brûle souvent dans le temple un cœur de colombe en guise de sacrifice.

Sendovani • la Dame des Mystères, Mère des mélanges et de l'alchimie, c'est la patronne des alchimistes, ceux de la Guilde comme les alchimistes noirs. Elle est représentée de profil la plupart du temps, et on raconte que le profil dissimulé a été brûlé par des expériences. C'est à elle qu'on confie parfois des secrets de famille, dans un parchemin qui est plié et qui est glissé dans une urne à l'arrière de son temple à Camorr. Les prêtres, pour autant, n'ouvrent jamais l'urne et les messages sont dits glisser jusqu'au bout, dans une fosse sans fond. Certains raillent que les messages permettent les délations discrètes, mais Sendovani n'est pas Morgante et les secrets inscrits n'ont jamais été divulgués.

Venaportha • la Dame aux Deux Visages, Mère du Hasard, déesse de la chance et des éventualités. Souvent invoquée lorsqu'un coup du sort se fait sentir, par l'expression "Douce Venaportha !" Elle incarne aussi dans certaines occasions la vengeance justifiée sur laquelle elle veille. On la représente souvent avec deux visages, un Janus au féminin, où l'un sourit béatement tandis que l'autre pleure. Lancer une pièce et jouer à pile ou face est un geste directement lié au culte de Venaportha, même si c'est devenu un acte quotidien dénué de tout sentiment pieux.



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Message(#) Sujet: Re: Religions et clergés Mar 22 Mar - 20:07

Le chergé thérin




Chacun des Douze a son clergé attitré. Chaque clergé est composé de façon hiérarchique : à la base, les initiés, en assez grand nombre, qui doivent passer les premiers stades et prouver leur foi avant de devenir prêtres et prêtresses ; au dessus d'eux, en guise de guides spirituels et de confesseurs parfois, les prêtres et prêtresses, qui dirigent l'étude et sont le visage quotidien du clergé dans les cités et villages thérins. Enfin, en haut de la pyramide séculière, le Divin Chef, qui peut être un homme ou une femme, sans distinction, et qui doit siéger au Grand Conclave des Douze pour représenter l'ensemble du clergé du Dieu. C'est le Divin Chef qui nomme les prêtres dans les différentes localités thérines, et lui qui peut choisir de les révoquer, le cas échéant.



Clergé d'Aza Guilla
Les adorateurs d'Aza Guilla flirtent avec la mort de façon à la comprendre : pour eux, la mort est un don plutôt qu'une malédiction. Les serviteurs de la Dame du Long Silence font leur initiation dans un lieu unique, la Maison de la Révélation, un grand temple localisé à une semaine au sud de Camorr, creusée dans le flanc d'une immense falaise de calcaire blanc, à 300 pieds au dessus de la mer de Fer. Habituellement, les initiés commencent leur apprentissage dans les différents temples du Trône Thérin ; les initiés d'Aza Guilla sont les seuls à se retrouver tous dans le même lieu. Les initiés approchent constamment la Dame en étant exposés à un péril létal avec régularité : ils font aussi la distinction entre la Mort Transition et la Mort Éternelle. Il n'y a pas de rampe pour empêcher les gens de tomber dans la mer : les initiés doivent traverser des passages à ciel-ouvert, des escaliers et des échelles sans rambarde. Ils sont donc poussés au plus près de la Dame, (ce qu'ils appellent l'Angoissement), sont empoisonnés, pendus, vidés de leur sang, entourés de serpents, dorment dans les tombes, doivent aussi nager avec les requins (que le culte considère comme des serviteurs bien-aimés de la Dame très Gracieuse). Les prêtres d'Aza Guilla portent des robes noires sans autre décoration que les broderies argentées au niveau du col, qui précisent le rang ou l'ancienneté. Initiés et prêtres dissimulent leur visage avec un masque argenté, appelé le Visage Triste : pour les Initiés, il ressemble sommairement à un visage humain, avec des trous en guise d'yeux et de bouche ; pour les Prêtres, c'est un hémisphère légèrement ovoïde en fin lacis d'argent.

Clergé d'Azri*
Le temple d'Azri est souvent érigé à proximité du temple de Dama Elliza. Les robes du clergé d'Azri sont grises avec des broderies rouge. Ses initiés sont envoyés dans les champs pour travailler la terre. Les hommes qui veillent au recrutement des troupes, les soldats, leurs capitaines, et le Duc Nicovante lui-même sont directement sous la protection de ce dieu et reçoivent la bénédiction des prêtres d'Azri avant de partir en campagne militaire.

Clergé de Callo Androno
C'est un clergé itinérant, composé d'érudits qui se trouvent dans tous les coins du Trône Thérin. La tenue du clergé de Callo Androno est très souvent un ensemble de tissus rapiécés, voire de toile brute. Les membres du clergé sont très fiers de la simplicité de leurs vêtements. Ils portent, cela dit, un bandeau bleu qui entoure leur front et les distinguent des pauvres ou des vagabonds.

Clergé de Dama Elliza
Les initiés de Dama Elliza sont envoyés, pour un temps, dans des communautés fermières, pour travailler la terre en tant que service rendu à la déesse.  La robe des prêtres est brune et ample, aux garnitures vert et argent.

Clergé de Gandolo
Souvent ventripotents à l'image du dieu, les initiés de Gandolo reçoivent des pâtisseries et de la bière toutes les deux semaines et une pièce de cuivre tous les Jours Fainéants, à dépenser comme bon leur semble pour honorer le Seigneur de l'Argent et du Commerce.

Clergé d'Iono
Les prêtres sont vêtus de robes vert d'eau, bordées d'argent. Par tradition, n'importe quel capitaine d'un navire peut être déclaré prêtre d'Iono après avoir étudié un peu dans un temple convenable d'Iono. En pleine mer, le capitaine peut donc guider la prière, marier des personnes et donner aussi les derniers sacrements.

Clergé de Morgante
Les prêtres de Morgante portent des robes noires et grises, les manches portent des emblèmes de marteaux croisés et de truelles croisées. À Camorr, ils sont en relation directe avec les membres du Palais de la Patience : ils sont présents et s'occupent parfois de prisonniers du Palais de la Patience qui se laissent abuser selon certains rites pour minimiser leur sentence.

Clergé de Nara*
Par obligation et par pragmatisme, les Goules du Duc de Camorr sont des initiés du culte de Nara, ayant survécu à une ou plusieurs vagues d'épidémies. Ils peuvent devenir prêtres après avoir suivi une certaine éducation religieuse plus poussée. Ils portent des masques dotés d'un long bec, noir sur une robe ocre. Ce sont aussi eux qui tiennent les maisons de soin et les quelques hôpitaux rudimentaires qui existent dans le Trône Thérin. Les medekiners sont aussi des initiés de Nara, qui ont préféré consacrer leur vie aux hommes plutôt qu'à la déesse, sous la bénédiction du Divin Chef de Nara.

Clergé de Perelandro
Les prêtres de Perelandro portent des robes simples de coton blanc avec des broderies argentées sur les manches. Ils doivent vivre des vies austères avec un confort minimal puisque tout l'argent qu'ils collectent et tous leurs efforts doivent aider les pauvres et les oubliés. C'est le cas aussi pour le Divin Chef de Perelandro qui doit être dans un confort minimum. À Camorr, le prêtre de Perelandro est le Père Chains, un prêtre aveugle qui a payé un medekiner pour lui arracher les yeux, afin de prouver son dévouement à son dieu (cf PNJ).

Clergé de Preva*
On murmure souvent que les prostituées sont des initiées de Preva. À Camorr, les tenancières des bordels sous les ordres des Muguettes et des Dockeuses seraiet elles-mêmes des prêtresses de Preva. Pour autant, ce n'est pas réellement le cas. Le clergé de Preva est mixte, bien qu'il compte plus de femmes que d'hommes dans les faits, ce qui influe aussi sur les préjugés à son égard. Les robes de ses membres sont d'un rouge carmin, amples pour les initiés ; près du corps pour les prêtres et prêtresses de l'ordre.

Clergé de Sendovani*
Les initiés portent des robes bleu clair, les prêtres des robes bleu sombre, avec des broderies noires. L'initiation est un enchevêtrement d'apprentissage de potions et de mélanges sulfureux et des vapeurs colorées s'échappent de la cheminée du temple de Sendovani. Le temple possède une cour intérieure où les adorateurs de Sendovani font pousser des plantes, et d'une cave où ils surveillent la formation de champignons utiles pour ses concoctions spéciales. On peut se rendre dans un temple si l'on craint d'avoir été empoisonné, mais les prêtres de Sendovani ne font pas non plus des miracles et auront tendance à vous renvoyer à l'intercession de la déesse, plutôt que de vous proposer un remède.

Clergé de Venaportha*
Les membres du clergé de Venaportha revêtent des robes à deux couleurs, un côté bordeaux, l'autre blanc cassé. Certains racontent en riant que l'accession à ce clergé est elle-même aléatoire et qu'on décide du passage au grade supérieur en tirant à pile ou face : les secrets de ce clergé sont pour autant bien gardés et l'élévation dans la hiérarchie repose sur des principes beaucoup plus proches de la spiritualité que le simple hasard.

*Les clergés d'Azri, Nara, Preva, Sendovani et Venaportha sont peu connus à ce niveau des ouvrages. Ce qui est écrit ici est pure spéculation qui pourra être modifié si des informations contraires sont proposées par l'auteur.




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Message(#) Sujet: Re: Religions et clergés Mar 22 Mar - 20:08

Croyances thérines spécifiques



Les Thérins ont aussi développé des croyances parallèles au panthéon existant, et ces croyances sont spécifiques à un corps de métier ou à une communauté. Les Gens Bien vénèrent ainsi le Treizième ; les marins font attention à plaire à Iono en toute circonstances



Porte-bonheurs & superstitions des marins
À travers le culte du Seigneur des Eaux Avides (dit Iono, Usharas ou Ulcris), les marins ont hérité de croyances que certains qualifieraient de superstitions. Ainsi, les marins ne prennent jamais la mer sans avoir à bord au moins une femme, et un ou des chats. Leur présence apaise Iono/Usharas qui ne les fera pas couler. Prendre la mer sans l'un des deux est compliqué, et a tendance à provoquer un manque de confiance chez les marins à bord, prendre la mer sans aucun des deux est suicidaire, puisque les marins peuvent carrément décider de se mutiner pour jeter à l'eau le capitaine incapable qui a choisi de risquer leur vie inconsciemment. Un armateur prendra donc toujours soin d'enrôler dans l'équipage plusieurs femmes, et le capitaine aura la responsabilité d'emporter un panier de chats. Dès lors, les capitaines des navire deviennent souvent des adorateurs des félins et les chats qui les accompagnent sont parfois des chats qui voguent sur les mers depuis des années.

Les équipages exclusivement féminins sont considérés comme étant ceux qui ont le moins de risque d'être emportés par les flots. Pour autant, ce sont aussi des équipages vulnérables car des cibles de choix. En effet, lorsqu'un équipage perd toutes ses femmes ou tous ses chats, s'il s'agit d'un équipage pirate, il peut être porté vers la tentation d'attaquer un autre navire pour lui dérober ses protections contre le courroux d'Iono.





Autres superstitions
Comme dans notre monde, tout ce qui touche à la pendaison est à l'origine de superstitions. Les bandits ont ainsi peur de toucher aux cordes des pendues, car ils croient dur comme fer que le chanvre retient l'âme de ceux qui ne sont pas pendus au dessus d'un cours d'eau et sont persuadés que cela leur portera malheur de toucher une corde de pendu, à moins qu'ils l'utilisent pour pendre quelqu'un d'autre. Ces superstitions expliquent notamment pourquoi les criminels sont pendus sous le Pont Noir dans Camorr, et pourquoi on évite de prononcer le mot "corde" dans une discussion entre bandits de grands chemins, et entre Gens Bien.

Une autre superstition vient directement des histoires, vraies ou fausses, qui circulent sur les Mages-Esclaves de Karthain. Depuis leur installation dans la cité thérine occidentale, les habitants de la ville ont cessé de prononcer leur vrai nom (celui donné par leurs parents et celui qu'ils savent être leur vrai nom) et à la place s'affublent de surnoms relatifs à leur activité professionnelle, à leur place dans une fratrie, et ainsi de suite. Certains thérins non-originaires de Karthain mais ayant eu dans les ancêtres des personnes qui ont eu des problèmes avec les Mages-Esclaves ont appris à garder leur nom de famille secret, quitte à ne se faire appeler que par leur prénom. C'est le cas, par exemple, des capas Varna et Larone, sœur et frère qui sont prudents et méfiants à l'égard de tout ce qui vient de Karthain.






Le Treizième
Dieu inconnu des bonnes gens, légende niée. Il est aussi dit Treizième, l'Innommé, le Gardien Véreux, le Protecteur des Voleurs, le Destin-Qui-Bascule, le Bienfaiteur, Père des Prétextes Nécessaires. Ce dieu est présenté comme le petit frère (ou la petite sœur ? son sexe n'est jamais précisé) des Douze, dont les frasques sont tolérées par ces derniers. Sans nom, le dieu des Gens Bien est uniquement vénéré par les criminels de Camorr.
Le culte et le clergé du Treizième sont interdits à Camorr et dans tout le Trône Thérin. Ses prêtres sont pourchassés par les agents du Duc. Ils sont peu nombreux. On devient prêtre du Treizième en prêtant le troisième serment, le serment du Sacerdoce et en passant l'initiation.

Honorer le Treizième et adopter sa foi revient à devoir observer quelques pratiques spécifiques de ce culte.
La cérémonie de la Lune de l'Orphelin, dite aussi "Nuit de l'Orphelin", est le seul office religieux de l'année pour les Gens Bien de Camorr. C'est une Cérémonie où les nouveaux Gens Bien sont initiés au culte du dieu au nom caché et peuvent prêter le serment d'Adoption, c'est-à-dire faire le choix de vénérer le Treizième sans renier les autres dieux du panthéon thérin, mais en adressant d'abord leurs prières les plus sincères à l'Innommé.
L'Offrande mortuaire est un service que tous les Gens Bien de Camorr se rendent, sous la protection du Treizième : quand on perd quelqu'un de cher, on prend quelque chose de valeur et on s'en débarrasse pour de bon. On la lance à la mer, au feu, etc. Pour aider le disparu à progresser sur le chemin de l'au-delà. On ne peut pas la faire volontairement : ce doit être quelque chose que l'on vole à un tiers, un tiers important, sans sa permission ni sa complicité. Un vol authentique.
Le Verre pour l'Invisible est une pratique que réalisent les Gens Bien lors d'un repas : ils remplissent ainsi un verre à moitié qu'ils laissent au centre de la table pour honorer le Treizième, leur protecteur, et pour le remercier pour ses bienfaits. Le Verre pour l'ami absent est aussi une pratique pour souhaiter bonheur et chance à un camarade absent lors du repas : on lui sert ainsi un petit verre qu'on laisse sur la table, comme si l'autre était présent. Cela peut aussi se faire pour des camarades décédés, dont on souhaite le repos paisible.
Enfin, la Dague du Treizième est un geste de voleur pour conjurer le mauvais sort : il s'agit de pointer les deux premiers doigts de la main gauche en direction de ce que l'on veut repousser. Les paroles rituelles sont les suivantes : « Gardien Véreux, je ne craindrai pas les ténèbres, car la nuit est ton domaine. Ta nuit est mon manteau, mon bouclier, mon chemin pour échapper à ceux qui chassent pour rassasier les gibets. Je ne craindrai pas le mal, car tu as fait de la nuit mon alliée. Béni soit le Bienfaiteur. Que la paix et le profit échoient à ses enfants. »




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Message(#) Sujet: Re: Religions et clergés Mar 22 Mar - 20:09

Les autres religions



La foi thérine est prédominante à Camorr et dans les autres cités thérines. Pour autant, elle n'est pas la seule religion existant dans ce monde. Voici ce que l'on sait sur les autres croyances qu'il est possible de croiser.



Les Eaux Fortunées
Cette expression désigne la foi vadrane. Les Vadrans n'ont pas de dieu anthropomorphe, on pourrait dire que c'est une forme d'animisme. Tandis que les Thérins honorent le dieu des mers (Iono), les Vadrans honorent la mer elle-même, un point c'est tout. C'est la seule puissance nourricière qu'ils honorent. À Camorr, le Temple des Eaux Fortunées se trouve dans le sud de l'île occidentale du quartier des Temples, c'est là que les prêtres de la foi vadrane exercent leurs fonctions et que les Vadrans de passage se rendent pour prier ou invoquer la protection des dieux.
« Les Mains-sous-les-Eaux/les Mains-En-Dessous-Des-Eaux » est l'expression utilisée par les Vadrans pour s'exclamer ou invoquer les dieux.
« Louées soient les Essences ! Loué soit le Sel et loué soit le Sucre » est une autre expression vadrane pour remercier les puissances divines œuvrant sur terre.





Les Syrestiens et les Okantiens sont des peuples de marins, présents sur la Mer de Fer, la Mer de Cuivre et l'ensemble des docks des cités thérines, ils respectent et font des offrandes aux flots avant de prendre la mer et ont tendance à prendre des auspices sur les potentielles tempêtes à venir.

La foi syrestienne
Les Syrestiens partagent les mêmes dieux que les Thérins, sous un nom différent cependant, et avec différents attributs et domaines de spécialités. L'île-Empire orientale vénère ainsi le Seigneur des Eaux Avides (Iono pour les Thérins), qui est appelé Usharas. Thérins et Syrestiens se comprennent ainsi parfaitement au niveau des panthéons polythéistes et ils font des offrandes aux dieux pour obtenir satisfaction.

La foi okantienne
Les Okantiens voient les dieux comme un ensemble distant de dirigeants, qui interviennent le plus souvent par l'intermédiaire de héros choisis parmi les rangs des mortels. Ils vénèrent donc plus souvent les héros que les dieux eux-mêmes, notamment parce qu'ils partent du principe que les dieux se moquent pas mal du sort des humains, et qu'ils n'interviennent que dans des périodes de chaos qui menacerait l'ordre du monde. Ces héros sacrés et vénérés sont au nombre de 10, comme l'atteste l'expression okantienne "par les dix putains de noms sacrés !". Les dieux okantiens sont sans doute plus nombreux que les dieux thérins, mais leurs attributions sont très variables et il est difficile de les distinguer tous, tant leurs noms sont parfois changeants.





Jérem et Jéresh sont malheureusement des îles voisines qui se livrent à des guerres ancestrales et interminables. Les croyances des deux peuples les opposent très clairement.

La foi jérémite
Les Jérémites ont un panthéon composé de deux dieux seulement. Cette binarité facilite clairement un manichéisme certain dans leur façon de concevoir le monde et d'agir comme de parfaits trous du cul (c'est ainsi que les qualifie Scott Lynch lui-même). Leur religion est le fondement de leur société paternaliste et androcratique. La foi jérémite se distingue en un courant dominant, à peu près modéré, et un fanatisme latent qui s'est développé parmi certains ordres ou sectes, dont celle des Rédempteurs jérémites qui considèrent que le courant dominant de la théologie jérémite est une hérésie qu'il faudrait éradiquer.
Les Rédempteurs jérémites sont une belle bande d'enculés. Ce sont des fanatiques religieux qui croient que leur ordre est la seule expiation possible pour les péchés de leur île maudite.  Ils se sacrifient volontairement à leurs dieux et errent de par le monde, exilés en groupes, aussi polis que des moines tant que rien ni personne ne les menace. Ils demandent simplement le droit de passage et de la nourriture en échange de leur travail. Ils ont toutefois fait le serment de tuer ou d'être tués lorsqu'ils sont confrontés à la violence, de mourir dans l'honneur pour Jérem ou d'exterminer sans merci celui qui a levé la main sur eux. Ils se lancent donc au combat au cri de "Pour Saint Jérem" et sont des fous furieux en pleine bataille.

La foi jéreshienne
Les Jéreshiens ont repris le panthéon thérin des Douze et les honorent selon les mêmes rites que les Thérins. Pour autant, les Douze sont plus des représentants d'un dieu unique qui unifierait et contrôlerait l'ensemble du monde. Leurs relations avec les Jérémites sont en partie dictées par cette unité religieuse : en toute charité et pacifisme, les Jéreshiens souhaitent purement et simplement que les Jérémites soient tous brûlés vifs.




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Message(#) Sujet: Re: Religions et clergés Mar 22 Mar - 20:09

Croire ou ne pas croire





Camorr est une cité thérine où l'on trouve un Quartier des Temples. Cela devrait indiquer que la religion est encore une affaire d'État et qu'elle concerne clairement l'intégralité de la population qui vit dans les murs de Camorr. Pour autant, certaines croyances différentes de la Foi des Douze s'y sont installées et il est courant qu'on entende des exclamations qui vantent moins les mérites des dieux qu'elles n'en maudissent une partie du corps. Certains membres du clergé y voient clairement un relâchement de la foi des Douze et un affaiblissement de la crainte vis à vis du courroux divin.

La foi est une question privée dans la société camorrienne. Votre voisin ne vous dénoncera pas si vous n'allez pas aux Temples en jour de pénitence, loin de là. Camorr est à ce titre une cité d'une extrême tolérance envers les autres croyances et les autres confessions. D'autres lieux dans ce monde sont des lieux où la religion est le fondement du pouvoir politique, mais dans une cité qui dépendait autrefois du Trône Thérin comme Camorr, la religion est plus une convenance qu'un véritable lien social -sauf pour les étrangers qui retrouvent les leurs dans les différents temples construits en l'honneur de tel ou tel panthéon non-thérin.

Il arrive donc que l'on croise des hommes ou des femmes qui ne croient pas vraiment dans une présence divine, voire qui ne croient pas du tout, même. Cela reste du domaine du privé et le duc Nicovante s'en moque bien, du moment qu'on respecte les lois instaurées. C'est aussi un phénomène plutôt rare pour l'époque, de considérer que les dieux n'existent pas, ni aucune puissance tutélaire supérieure. La grande majorité (99%, environ) des habitants de Camorr sont persuadés que les dieux existent, même s'ils leur manquent parfois de respect. Le monde souterrain n'échappe pas à la règle et les Gens Bien sont peut-être un peu plus chatouilleux vis à vis de la foi du Treizième, qui leur est propre et est aussi un lien de cohésion au sein du monde criminel.




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