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Jeux de dupe || Sandrelli
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Âge : 36 ans
Statut : Clerc de Notaire chez Meraggio
Classe sociale : Bourgeoise
Divinité principale : Gandolo
Particularités : Particulièrement adroite avec une épée à la main. Elle fait partie d'une fatrie de cinq, la famille pour elle, c'est sacré. On dit d'elle qu'elle a les mains agiles et qu'il arrive souvent qu'elle se retrouve avec des bourses qui ne lui appartiennent pas entre les mains. Elle change presque aussi souvent de couleur de cheveux que les prostituées de partenaires. Par principe, elle ne supporte pas les Verrariens et refuse autant qu'elle le peut d'être en contact avec eux.
Dédoublement de personnalité : Premier compte mes amis.
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Message(#) Sujet: Jeux de dupe || Sandrelli Mer 4 Mai - 16:09


Jeux de dupe

L'affection ou la haine change la justice de face.





Date du sujet : 17 de Tirastim, la 77e année de Preva (539)
Lieu : Dans la Rangée du Numismate
Moment de la journée : Après le coucher du soleil
Conditions météorologiques : Une nuit pluvieuse
Participants : Adriano Sandrelli
+ PNJ : Quelques badaux aux ordres de Sandrelli
Statut du sujet : Privé
Court résumé : Sandrelli a entendu parlé de Léodine. Amusé par l'idée qu'elle ne puisse pas souffrir les Verrariens, il compte bien s'arranger pour qu'elle lui soit redevable d'une façon où d'une autre.

Je ne souhaite pas une intervention intempestive du maître de jeu dans ce sujet et je suis conscient que ce choix ne sera peut-être pas respecté.




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Message(#) Sujet: Re: Jeux de dupe || Sandrelli Mer 4 Mai - 17:39

La nuit était déjà tombée sur Camorr quand Léodine sortit de chez Meraggio. Elle maudissait la charge de travail qui l'avait obligé à annuler tous ses engagements préalable. Une heure avant l'arrivée du faux jour, on était arrivé dans son bureau en catastrophe avec deux gros dossiers. Deux ventes inattendues en fin de journée pour un gros client qui ne désirait pas attendre. Les contrats devaient être prêts pour le lendemain matin. Ca avait compliqué sa soirée. Elle était sortie et avait demandé qu'on lui trouve un coursier. Un gamin des rues avec l'envie de gagner quelques pièces ferrait l'affaire. Bien sûr, le grand banquier avait ses propres coursiers, mais pour ce genre de commission, Léodine préférait avoir un enfant sous la main. C'était plus sûr. La tâche du gamin ? Aller jusqu'au Taudis des Bois et faire savoir au Magnifique que sa Dame était indisponible ce soir. Il comprendrait sans peine et elle s'expliquerait plus tard. Elle avait payé l'enfant et lui avait donné une pièce supplémentaire pour qu'il oublie gracieusement le message qu'il venait de porter. Le petit coursier, bien heureux des pièces qui alourdissaient sa bourse, acquiesça et parti à toute vitesse délivrer son message. Ce détail réglé, Léodine s'enferma dans son bureau pour finir ses contrats le plus vite possible.

L'heure était donc relativement tardive lorsqu'elle sortit du travail. Les honnêtes gens étaient déjà rentrés chez eux pour la plupart. La Rangée du Numismate, pleine de vie en journée, était désormais presque vide. Autour d'elle, elle n'entendait que le bruit de la pluie battant les pavés. Avec un soupir, elle mit la capuche de sa cape et se dirigea vers le Pont des Sept Lanternes pour rentrer chez elle dans le Fauria. Un verre de vin, un livre et un bain, voilà toute la compagnie qu'elle souhaitait ce soir. Autant dire que ses espoirs allaient être tristement déçus.  

La Rangé du Numismate était le genre de quartier relativement tranquille où l'on se promenait sans peur de se faire agresser. On ne prêtait donc pas attention aux bruits comme on l'aurait fait les Goulets ou encore Pleutcendres. C'est pourquoi Léodine ne s'aperçut pas qu'on la filait. Plusieurs types aux mains calleuses, la mine patibulaire, dont les lames leur battaient le flanc la suivait depuis qu'elle était sortie de chez Meraggio. Elle finit tout de même par se dire que quelque chose ne tournait pas rond quand elle croisa un homme qui lui demanda une petite pièce - demande qu'elle refusa - et qu'il se mit à la suivre. Se retournant discrètement, elle s'aperçut qu'elle n'était pas seule. La clerc retient un juron. Depuis l'an passé, les agressions se faisaient de plus en plus fréquentes. Avant la guerre des Capas, on n'aurait pas imaginer se faire agresser dans le Recoin Nord ou même le Fauria, pourtant, même si la chose restait rare, ce genre d'évènement était de plus en plus courant.

Peu enthousiaste à l'idée d'une confrontation, elle tente de les semer. Elle évite de courir, ce serait le signe qu'elle sait qu'elle est suivie. A la place, elle emprunte les petits chemins, les détours saugrenus. Après tout, elle connaît bien le quartier, manque de chance, les types qui la poursuivent aussi. Pendant qu'elle essaye de les semer, elle se demander ce qu'ils peuvent bien lui vouloir. De prime abord, personne n'a rien contre elle et elle ne doit rien à personne. Quand un : "Cours pas ma jolie, on a quelque chose à te demander" fuse, elle sait qu'elle n'arrivera pas à les semer. Elle se retourne, maintenant la distance et réponds avec un sourire enjôleur :

"Quoique ça soit, j'imagine que vous ne voulez pas simplement me demander votre chemin."

Elle supposait qu'elle pouvait dire adieu au vin et au bain pour ce soir. Où étaient ses fichues vestes jaunes quand on avait besoin d'eux.
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Âge : 36 années qu'il approche, qu'il confronte, qu'il jouit de multiples plaisirs et qu'il se targue.
Statut : Sandrelli est la main qui exécute pour une seule et même personne : le capa Barsavi. Il est un bras droit des plus investis et des plus zélés. Autant dire qu'il n'y a rien à ajouter sur son appartenance.
Classe sociale : Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il a débarqué de Tal Verrar avec un nom dont on ignore jusqu'à la légitimité. On ne sait rien de ce qu'était Adriano avant Barsavi mais son attitude laisse penser qu'il n'a jamais brigué davantage que ce qu'il a déjà.
Divinité principale : L'innommé régit ses pensées, ses actes et ses décisions et ses loyautés. Il n'y a que ses mœurs que même l'Innommé ne peut justifier.
Particularités : Hormis un fessier qui corromprait jusqu'aux âmes les plus pures, Sandrelli est reconnaissable par une main gauche gantée dont l'origine demeure férocement tue. Et hormis les pulsions contradictoires tantôt de meurtre tantôt de luxure qu'il engendre, on le reconnaît principalement à sa réputation.
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Message(#) Sujet: Re: Jeux de dupe || Sandrelli Mar 7 Juin - 18:20

« Cours pas ma jolie, on a quelque chose à te demander. » A quelques mètres de là, Sandrelli manqua de tomber à son propre piège. Le ton des types était si convaincant, leurs ombres si menaçantes à la faible lueur des lampes alchimiques ne laissaient planer aucun doute quant à leurs intentions. C’était pourtant le Verrarien lui-même qui les avait grassement payés pour qu’ils aillent troubler la routine de la belle Fosca. Fosca, la clerc de notaire à la fois la plus énigmatique et la plus limpide de Meraggio. Tantôt l’employée de familles hauts placées, tantôt servant pour le compte des Démons, elle manipulait habilement des cartes qu’elle pensait siennes. Elle pensait être maîtresse de son propre jeu et de son propre compte. Mais Sandrelli n’était pas dupe de son joli minois et de ses airs mutins : elle dissimulait quelque chose. Elle ne pouvait pas être aussi honnête et faire preuve d’autant d’abnégation quand on traînait près des Gens Biens sans en faire partie. Lorsqu’ils s’étaient rencontrés, c’était sous un faux nom. Adriano avait changé son identité pour approcher la fille Lascasas et il s’était vu contraint de se présenter sous le même nom auprès d’une Léodine qu’il n’avait heureusement jamais croisée auparavant. Le mensonge était préservé et depuis, il devait faire attention à ce que chacune de ses apparitions, qu’elles soient sous le Gens Bien Adriano ou le bourgeois étranger Milo, ne le mette pas en péril. Il profitait de cette couverture pour se renseigner sur Léodine dont la haine pour les natifs de Tal Verrar n’était pas véritablement un secret. C’était plutôt ironique puisqu’elle servait les Démons, une des meilleures bandes de Barsavi, le Verrarien le plus influent de Camorr. Que cherchait-elle à aider et à faire les comptes de personnes qu’elle exécrait sans même connaître ? Au fur et à mesure, les soupçons s’étaient amplifiés et tandis que Milo sympathisait avec la clerc, Adriano lui s’occupait de la démasquer au grand jour. Ce soir-là, la belle Fosca serait prise à son propre jeu. A partir de ce soir-là, elle devrait bel et bien sa vie à un Verrarien, contre son gré et en toute ignorance.

Il guettait dans un coin le signal que les agresseurs étaient censés exécuter juste avant de se faire botter le derrière par le samaritain d’un soir. Il avait expressément ordonné que Léodine ne soit ni blessée, ni touchée. S’ils levaient réellement la main sur elle, ils étaient certains de mourir dès le lendemain. S’ils parlaient, c’était le même sort qui les attendait. C’était la promesse qu’Adriano leur avait fait en leur glissant une bourse bien pleine. Perché sur un toit, Milo patientait. Il était presque le même excepté qu’il avait lissé ses cheveux en arrière, qu’il sentait le jasmin et que les plates de cuir avaient été remplacées par des vêtements nobles à la qualité irréprochable. « Pas besoin, mam’zelle, on sait déjà très bien où on va. » A peine le bougre eut-il achevé sa phrase qu’il lui empoigna la gorge, la forçant à reculer jusqu’à buter contre le muret est du pont qu’ils traversaient. Pas de trace, on avait dit… C’était son tour. Il retrouva la terre ferme et entreprit de descendre la rue pour les rejoindre d’un pas tranquille, comme s’il tombait par hasard sur cette scène. Tel un bourgeois prudent – un pleutre comme on disait par chez eux – il garda ses distances mais stoppa sa marche. « Signora Fosca… Tout va bien ? » Le sbire dégaina une lame pour la pointer en sa direction. « Toi retourne à ta promenade si tu veux admirer le Faux Jour demain. » Les trois acolytes se retournèrent vers lui, prêts à attaquer. Le premier en profita pour laisser balader la pointe de sa dague sur la gorge de Léodine, probablement exalté par tant d’aventure. L’autre main s’occupa de fouiller le jupon à la recherche d’un passage. Il outrepassait ce qui avait été convenu. Mais Sandrelli n’était pas né de la dernière pluie et il n’avait pas tout misé sur ces quatre crétins pour réussir son coup. Plus que deux minutes. Il s’avança, désarmé, tout en continuant son manège. « Vous savez que la Rangée du Numismate n’est pas le meilleur endroit pour jouer les coquins. C’est un quartier respectable ici. » Une minute. Il se rapprocha encore et comme prévu, l’autre lui asséna un coup de poing dans la mâchoire. Milo fit mine d’être déséquilibré par la force de l’homme qui ne frappait pourtant pas plus fort qu’une adolescente et se retrouva le séant sur le pavé. « Déguerpis. Contrairement à la d’moiselle, t’as rien à m’offrir. » Maintenant. Du coin de l’œil, derrière la bande, se profilaient les silhouettes des Vestes Jaunes qu’un complice avait avertis d’une rixe. Milo ne put réprimer un sourire narquois, malgré la douleur qui irradiait. « C’est plutôt vous qui allez courir. Messieurs, à l'aide ! » hurla-t-il à l’encontre des Vestes Jaunes qui s’élancèrent à la poursuite de la bande. Il laissa s'écouler une poignée de minutes, afin de laisser le temps à la jeune femme d'assimiler l'événement. L’acteur d’un soir ravala son sourire instinctif et mit le masque de l’inquiétude. Il se releva lentement, presque fébrilement, avant de poser une main sur le poignet de Léodine. « Qu’est-il arrivé ? Que vous voulaient-ils ? » Tout était parfait.

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Message(#) Sujet: Re: Jeux de dupe || Sandrelli Mer 8 Juin - 17:39

Léodine était une femme secrète. Peu connaissait ses secrets. A vrai dire, personne ne les connaissait entièrement. Pas même le père de son enfant décédé. Un garrista qu'elle avait connu quand elle avait 17 ans. Néanmoins, de tous ceux qui fréquentaient Léodine, on pouvait dire qu'il était le plus proche d'elle. Lui seul savait qu'elle travaillait pour plusieurs bandes, même si elle en avait toujours tu le nom. Tout comme lui seul connaissait le prénom qu'elle avait donné à leur fils et qu'il n'avait jamais vu. Il savait aguicheuse, voleuse, charmeuse, mais aussi dangereuse. Peu de gens soupçonnaient le dernier point. Encore moins les brutes épaisses qui lui barraient le passage en cette pluvieuse nuit de Tirastim. Ils savaient où ils allaient, ça tombait bien, elle aussi et elle voulut leur faire savoir, mais elle n'eut pas le temps de lancer la réplique acide qui traînait sur le bout de sa langue. L'insolent la saisit à la gorge et la poussa contre le muret, elle ressentit le choc dans son dos, et une grimace orna temporairement son joli minois.

Comble de l'humiliation, elle entendit quelqu'un arriver, il ne lui vint pas à l'esprit de crier à l'aide. En dehors des vestes jaunes, elle doutait trouver une aide valable dans le quartier. Ce ne fut qu'en entendant sa voix qu'elle reconnut Milo. Elle l'avait rencontré dans la demeure de Donna Lascasas quand elle était venue l'aider à s'y retrouver dans la comptabilité de son père. Très bel homme, mais peu intéressant aux yeux de la clerc, elle avait discuté quelque fois avec lui sans réellement lui prêter attention. Après tout, elle n'était pas la dame vers qui se portaient ses faveurs. Tout en restant à distance, il lui demanda si elle allait bien. Haussant les yeux au ciel, elle maugréa :

" - Parfaitement, comme vous le voyez, j'ai rencontré des gens charmants."

Sarcasme quand tu nous tiens. Un des problèmes de Léodine, c'était son manque de peur. Fort habile avec des lames en main, jouant dangereusement avec la légalité, elle avait le goût du risque. Ca lui coûterait probablement la vie, mais malgré son désir d'ascension dans la société Camorrienne, elle ne se voyait pas passer une vie rangée sans adrénaline. Même s'il ne servirait probablement à rien dans un combat, Milo détournait au moins l'attention des charmants malabars qui lui tenaient compagnie. Celui qui lui prenait la gorge, plein d'enthousiasme sortit une lame qui alla chatouiller celle-ci tandis que son autre main cherchait le chemin dans son entrecuisse au plus grand bonheur de Léodine. Faisant mine de l'en empêcher, elle tentait de saisir le stylet qui y était toujours admirablement caché.

Pendant ce temps, Milo se retrouvait à terre. Elle poussa un cri de circonstance, celui qu'on attendait d'une dame bien née tandis qu'elle se débattait toujours. Alors qu'elle arrivait enfin à saisir son stylet, un cri mit fin à la rixe à peine engagée. Le mot veste jaune eut un effet salvateur pour les deux bourgeois puisque leurs agresseurs déguerpirent en moins de temps qu'il ne fallait pour dire Preva. Cette soirée n'était décidément pas la sienne. Non-contente de se faire agresser, voilà qu'elle était sauvée par un presque inconnu. Persuadée qu'elle aurait pu s'en sortir seule - après tout, elle aussi aurait pu crier pour avoir l'aide des Vestes Jaunes si elle les avait vues - elle était désormais redevable à un étranger. S'il y avait une chose que Léodine détestait, c'était bien d'être redevable à qui que ce soit. Néanmoins, la courtoisie et les bonnes manières voulaient qu'elle se montre reconnaissante. Ce qu'elle fit, tout en rangeant discrètement son stylet dans sa manche avant qu'il ne pose une main sur son poignet. Le contact la fit frémir, mais elle ne s'écarta pas, pas tout de suite en tout cas.

" - Signor Milo, je ne sais comment vous remercier de votre intervention. Quel courage, je ne sais ce qu'il serait advenu de moi sans votre bravoure."

Quelques trémolo dans la voix, un air reconnaissant et le tour était joué. Elle prit la peine de regarder autour d'elle comme si elle était un peu désorientée :

"- Je n'ai aucune idée de ce qu'ils me voulaient. J'imagine que l'excitation d'avoir pour eux une femme sans défense était leur seul motif."

Tout en lui lançant un regard reconnaissant, elle s'écarta, rompant le contact et remis sa mise un peu fébrilement. Avant de déclarer :

" - Je crois qu'il me faut rentrer chez moi. Cette aventure m'aura passé le goût de travailler après le faux jour. Peut-être auriez-vous l'amabilité de passer me voir à mon bureau quand vous le désirez, je suis sûre que je trouverais un moyen de vous prouver ma gratitude."

Maintenant que c'était fini, elle n'espérait qu'une chose, échapper à l'importun et rentrer chez elle.

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Message(#) Sujet: Re: Jeux de dupe || Sandrelli Ven 26 Aoû - 10:56

Adriano ignorait encore l’impact de cette mascarade sur la relation qu’il allait entretenir avec Léodine. Il osait simplement espérer qu’elle ne serait pas dévoilée au grand jour avant d’avoir obtenu ce qu’il souhaitait. Peut-être se trompait-il, peut-être tout ça allait lui retomber sur le coin de la figure mais c’était le dernier de ses soucis : on ne pouvait pas dire que la belle blonde était l’âme la plus dangereuse de Camorr. Elle avait certainement des atouts et des armes qu’il soupçonnait derrière ses faux airs de comptable mais elle avait face à elle l’homme qui avait fait l’expérience de toutes les femmes qui puissent exister. Et les fausses menaçantes demeuraient les trophées les plus jouissifs à obtenir. Léodine pouvait bien crier sa haine des Verrariens, elle devait sa vie – ou plutôt sa dignité – à l’un d’entre eux et il lisait bien sur son visage que ça ne l’arrangeait pas plus que ça. Il croyait entendre la vérité derrière sa politesse exagérée. Depuis quand un homme qui criait aux autorités d’agir au lieu de le faire soi-même était brave ? Elle avait dû avoir dans son lit tous les pleutres de Camorr... Sandrelli ne put retenir un haussement de sourcil circonspect tandis que le ton de sa voix fragile excitait tous ses instincts héroïques. C’était bon. Il avait comme l’impression qu’il y avait un double jeu, qu’il n’était pas le seul à feindre dans cette histoire. Il ne la connaissait pas si naïve, si reconnaissante. Rien que pour faire le travail qu’elle faisait, au milieu de vautours et de fraudeurs, il en fallait de la jugeote. Peut-être même s’en serait-elle sortie toute seule. Soudain, le bref regret de ne pas avoir pris le temps de contempler la damoiselle à l’œuvre le titilla une poignée de secondes. Tout ça allait être encore plus drôle si elle s’essayait au mensonge et prenait le pari de le duper à son tour. Si elle l’avait reconnu au fond, qu’importe, Lascasas n’avait pas été mise au courant et c’était tout ce qui comptait. « Et comment, être à plusieurs pour tenter de voler les faveurs d’une femme indépendante comme vous, ça avait l’air d’une idée brillante. »

Léodine s’écarta de lui et cette distance instaurée n’eut pour résultat que de réjouir le Verrarien. Il n’y avait pas de meilleur parfum que celui de la méfiance et de l’indifférence, c’était celui qu’il préférait, une fois mêlé à la peau moite de la prisonnière. Il prit le temps d’épousseter ses vêtements exécrables d’un geste précieux, comme si la poussière des pavés pouvait le contaminer. Puis elle émit le besoin de rentrer chez elle et lui proposa de repasser la voir un jour. Maintenant qu’elle parlait de remerciements, il en avait qui lui venait en tête mais rien de ce qu’elle accepterait de faire. « Je trouverai bien. Mais du moment que vous continuez de prendre soin de Signora Lascasas, ça me semble une bonne façon de me contenter. » Officiellement, il faisait affaire avec la douce botaniste pour le compte d’un éminent alchimiste à Tal Verrar. Officieusement, il était toujours déterminé à la détrousser de quelques plans et de sa pureté par la même occasion. Mais au moment où la jeune femme reprit son chemin, il lui emboita le pas. « Veuillez m’excuser d’insister mais il est hors de question de vous laisser rentrer seule par les temps qui courent. Vous savez, ces gens-là ont la rancune tenace. » Sauf que c’était après Sandrelli qu’ils allaient s’en prendre, si toutefois ils ne s’étaient pas déjà fait attraper puis enfermer par les Canaris. « Ne vous inquiétez pas, je ne vous forcerai pas à me prendre le bras. » dit-il avec un sourire, en référence à son précédent geste. Alors qu’ils s’étaient mis à marcher vers une adresse qu’Adriano était intéressé de connaître, il finit par mettre les pieds dans le plat tout en n’oubliant pas le tact requis à toute personne de haute noblesse. « Permettez-moi cette question mais lequel de mes concitoyens a été suffisamment stupide pour vous briser le cœur et susciter une telle suspicion à notre égard ? » Elle n’était inconnue de personne, du moins entre les Verrariens eux-mêmes, excepté la raison.

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