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Le serpent et la lionne (ft. Alba)
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Message(#) Sujet: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Mer 18 Mai - 13:17


Le serpent et la lionne

ou la rencontre avec une fiancée peu commode





Date du sujet : Vingt-cinquième jour de Tirastim de la 77e année de Preva (539)
Lieu : Demeure des Gabanelli (jardin)
Moment de la journée : Après-midi.
Conditions météorologiques : Ensoleillé et relativement chaud, on avoisine les 20° au soleil. Moins lorsque les nuages viennent à éclipser l'astre.
Participants : Alba Gabanelli ; Idriss Lilval
+ PNJ : Quelques gardes ; possiblement Don Gabanelli (père d'Alba)
Statut du sujet : Privé
Court résumé : Idriss se rend dans la demeure de sa fiancée afin de la rencontrer pour la première fois. Une rencontre qui risque de tourner rapidement au vinaigre.

Je ne souhaite pas une intervention intempestive du maître de jeu dans ce sujet et je suis conscient que ce choix ne sera peut-être pas respecté.




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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Mer 18 Mai - 13:30

C’est vêtu de son plus beau pourpoint qu’Idriss se balançait d’un pied sur l’autre en attendant dans le vaste hall de la demeure des Gabanelli. Il observait le moindre détail, des dalles en marbres colorées jusqu’aux colonnes parfaitement dressées, évoquant la grandeur et la puissance de cette vieille famille Camorrienne à laquelle il devait bientôt appartenir. C’était le jour fatidique. Celui qui lui nouait les entrailles depuis de nombreuses semaines, malgré son apparente décontraction. Il était doué pour cacher Idriss, pour faire mine d’avoir entièrement confiance en lui et en ses actes. Pourtant, en cet instant, il n’était sûr de rien. Le vieux Gabanelli avait certes l’air d’être un sot, accordant sa confiance au premier noble venu pour épouser l’une de ses filles. Fille, dont il semblait vouloir se débarrasser au plus vite puisqu’il n’avait pas pris la peine de vérifier la véracité des titres de Lilval. Et voilà qu’il allait la rencontrer pour la première fois, et les quatres lettres du prénom de sa fiancé revenait sur ses lèvres de temps à autre, comme une valse entêtante, un murmure qu’il ne devait pas oublier : « Alba. Elle s’appelle Alba » disait-il, tout en commençant à faire les cent pas. Mieux ne valait pas la froisser dès leur première entrevue. Les camorriennes – même noble – pouvaient être dangereuses, surtout lorsqu’il s’agissait d’écorcher ou de froisser le nom dont elles étaient si fières. Un raclement de gorge l’arracha bientôt à cette pensée. Un garde du domaine ? Un frère ? Difficile à savoir. « Don Gabanelli va vous recevoir avant que vous ne rejoignez sa fille. » Idriss opina donc, prenant l’assurance qu’un homme de son statut se devait afficher. « Bien, je vous suis de ce pas. » Il grimpa alors les étages, gagnant le bureau du Don avant de mimer une parfaite révérence. C’était plus simple que d’apprendre à lire. Mimer leurs gestes, leurs mimiques, leurs manières de faire n’était pas chose difficile pour lui. Posséder la même culture, les mêmes références, récupérer cette éducation qui lui avait manqué étant jeune lui semblait, bien au contraire, insurmontable.

Suite à une discussion qui lui parut interminable, à siroter du vin et à esquisser des sourires faux, il se releva bientôt pour rejoindre la dite Alba – il veilla à se remémorer plusieurs fois son nom – qui se trouvait dans les jardins. Le Don s’excusa de ne pas le conduire, soit disant pour un travail important à exécuter. Travail qu’Idriss soupçonnait être une sieste bien méritée après cette discussion financière plus qu’ennuyeuse. C’est le garde de plus tôt qui le guida avec soin, lui faisant traverser plusieurs salles jusqu’à une sorte d’atrium bordé d’une colonnade de marbre rose,  conduisant à un jardin exotique et sauvage. Pendant quelques instants Idriss contempla cette nature à la fois maîtrisée et en même temps indépendante, comme pour reculer cette prochaine entrevue qui promettait d’être tendue. Qu’allait-il donc pouvoir lui dire ? Non pas qu’il manquait de mots, mais il ne devait pas lui apporter la moindre raison de douter de la nature de son sang. Noble il devait être, jusqu’au bout des orteils. Mais si la fille était du même acabit que le père, il ne devait pas s’en inquiéter. Il progressa donc à travers les allées, d’un pas léger et calme, essayant de calmer son anxiété. C’était une dame, elle s’attendrait sans doute à recevoir une pluie de compliments, et des paroles spirituelles. C’est en réfléchissant à cela qu’il la vit bientôt, accompagnée d’une dame ridée comme une vieille pomme et avec un air peu aimable. Heureusement, la jeune fille qui l’accompagnait rehaussait un peu le tableau. D’une beauté typiquement camorrienne, Idriss ne put qu’admirer la grâce de ses mouvements, la silhouette gracile se détacher sous la robe qui se voulait pourtant la plus décente possible. Il s’approcha alors, gardant un air concentré, avant de s’incliner légèrement. « Mesdames. C’est un honneur que de vous rencontrer. » Le faux noble se redressa, regarda Alba bientôt « Votre père ne m’avait pas menti, vous êtes sans doute la plus belle fleur que possède ce jardin. » Il se félicita de cette dernière parole, niais à souhait, parfait pour une demoiselle qui devait sans doute s’attendre à rencontrer le parfait fiancé. Parfait fiancé qu’il n’était aucunement puisqu’il prévoyait de voler sa fortune avant de se carapater le plus rapidement possible de cette ville, sa fille sous le bras.

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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Mer 18 Mai - 16:33

Elle allait rencontrer son futur mari.
C’était le moment qu’elle attendait depuis qu’elle avait environ quatorze ans. Le jour où elle avait vu sa sœur après son mariage, portant une robe à la soie mille fois plus belle que la sienne, ce jour là, elle avait compris que l’intelligence et la beauté c’était bien, mais un bon mari, même vieux, obèse, limité intellectuellement ou puant, c’était mieux. Ce qui comptait, c’était le nom et la richesse. Et ce qui l’embêtait, c’était sur le nom et la richesse de son futur maris lui semblaient… douteux, au mieux, carrément fausses, au pire.

D’abord, il y avait le fait qu’elle n’avait jamais entendu parler de lui avant. Elle avait assisté à des dizaines de réceptions et de bals. Par ses frères et sœurs, elle avait des liens avec assez de familles de Camorr pour que, lorsqu’elle entendait un nom, elle sache immédiatement le situer dans une douzaine d’arbres généalogiques. Et Lilval ne lui disait rien. Il ne lui disait rien, il ne disait rien à ses frères, il ne disait rien à ses sœurs, il ne disait rien à ses amies, il ne disait rien à ses tantes, il ne disait rien à personne. La seule personne qui semble être sûre et certaine que les Lilval étaient une grande riche famille était un ivrogne imbécile et aveugle (son géniteur).
Devant le miroir de sa chambre sa femme de chambre finissait de la coiffer. « Vous êtes magnifique comme ça, mademoiselle. » Alba sourit. Elle aimait bien Lisa, parce qu’elle lui laissait les cheveux libres, tombant sur les épaules, sans les attacher en d’imposants chignons comme sa sœur avait l’habitude de le faire lorsqu’elles étaient jeunes. Pour rencontrer celui qui serait son (peut être) futur maris, elle s’était faite confectionnée une nouvelle robe en soie bleue – sa couleur favorite, avec quelques motifs en fil d’argent très discret. Pour contrebalancer cette simplicité, elle portait un collier qui lui venait de sa mère et qui était composé de trois gros diamants qui ne manquaient pas d’en mettre pleins la vue et de rappeler à ce peut-être-noble que les Gabanelli avaient un jour été riches.
Elle savait qu’il était arrivé depuis quelques minutes et discutait avec son père. Elle comptait le recevoir dans le jardin – pour la peine, elle avait ordonné aux domestiques de le nettoyer de fond en comble, le pauvre jardin ayant un peu souffert de la dernière réception qu’elle avait faite donnée dedans (le porte monnaie aussi en avait souffert, mais c’était une autre histoire). Bien vite, sa vieille gouvernante – qui avait soixante dix ans depuis quinze ans et ressemblait à une pomme ridée prête à attaquer tout ce qui bouge – vint la chercher pour l’amener dans l’atrium. Alba respira un grand coup, et composa son meilleur visage de jeune fille noble prête à être mariée – un sourire pur et innocent.
Idriss ressemblait un peu au marchant auprès de qui elle achetait son vin – une barbe vaguement taillé, des cheveux en bataille. Son habillement avait beau être tout à fait correct, il y avait en lui quelque chose de rustre et de sauvage qui la laissait perplexe. Même si en soit, elle n’avait rien contre lui physiquement : un jeune homme correctement musclé était beaucoup plus satisfaisant pour les yeux qu’un vieil obèse.
Du moins jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche.
Mesdames. C’est un honneur que de vous rencontrer. Votre père ne m’avait pas menti, vous êtes sans doute la plus belle fleur que possède ce jardin.


Alba avait déjà été draguée lourdement, mais jamais d’une façon aussi peu subtile. Aussi… populaire. Digne du marchant auprès de qui elle achetait son vin. Son sourire se crispa quelques secondes, le temps qu’elle retrouve sa contenance. Elle effectua une belle révérence, puis lui tendit son bras pour qu’il le prenne et l’amène au banc, avant de lâcher : « C’est bien gentils à vous. Une fois vos cheveux et votre barbe arrangée, vous devriez pouvoir paraître à côté de moi. » Un petit rire clair suivit la remarque, mais elle espérait très fort qu’il avait reçu le message de « ne tente plus jamais ce genre de compliment, idiot. » Vite, changer le sujet de conversation. « Vous avez rencontré mon père ? »
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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Jeu 19 Mai - 9:25

La demoiselle se crispa à ses dernières paroles, tirant alors des injures intérieures à Idriss. Visiblement le compliment ne lui plaisait pas. Pas assez fin, pas assez subtile. D’abord, elle ne prononça pas un mot, et se contenta de lui tendre son bras pour qu’il la suive. Idriss s’en était alors saisit avec le plus de délicatesse possible, bien qu’il ne soit pas habitué à ce genre de contact avec la gente féminine – aristocratique il entendait. Ses propres mains étaient fines, digne d’un voleur au fin doigté, et ne laissait rien présager de sa basse extraction. Mais lorsqu’il s’assit, il déchanta rapidement et encaissa sa remarque sans broncher, retenant une grimace à son tour. Oui, c’est vrai qu’hormis sa tenue, on ne pouvait pas dire qu’il avait un air très aristocratique. Le peigne restait son ennemi de toujours, quant au barbier, Flavius lui avait bien dit que cela devait plaire à la dame. Apparemment, ce n’était absolument pas le cas, pire elle s’en servait pour le tourner, de manière fort subtile, en dérision. Bien. Alors mieux valait tomber dans son jeu.

Alba n’avait visiblement pas héritée de la sottise avinée de son géniteur, bien au contraire. Elle était acerbe tout en faisant mine de rester courtoise. Une qualité pour la noblesse camorrienne, sans aucun doute. Lui aurait sans doute du mal à s’y conformer, étant plus dans la violence verbale, les paroles mordantes et provoquantes. Il allait pourtant devoir réfréner ses envies, et il força un sourire à sa dernière question « Plus d’une fois mademoiselle, sinon je ne serais pas là. » Quelle drôle de question ma foi, que celle-ci. Sans doute voulait-elle en apprendre plus sur les termes de leur accord. Hormis le mariage, qu’est-ce que cela engageait ? Une dote relativement conséquente qui ferait la fortune de son nom, et qui mettrait Cybèle, sa fille, à l’abri du besoin. Idriss s’était juré de la protéger, de prendre soin d’elle. Et elle restait la prunelle de ses yeux, la femme de sa vie, puisqu’elle était la chair de sa chair, le prolongement de ce qu’il était et de ce que ses ancêtres avaient été. Il jeta un regard nonchalant autour de lui, croisant les jambes avant de regarder son interlocutrice « Sans doute voudriez-vous savoir ce qui a animé nos discussions, et quelles sont les termes du mariage ? A moins que votre père ne vous ait mis dans la confidence, ou que vous n’ayez écouté aux portes. J’ai entendu dire que c’était de coutume chez certaines demoiselles un peu trop curieuses pour leurs biens. » Il esquissa une moue amusée en la regardant. Elle voulait jouer à ce jeu là ? Il y entrait bien volontiers. Idriss Lilval n'était pas homme à reculer devant un défi, aussi difficile soit-il.

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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Jeu 19 Mai - 17:26

La pose qu’il prenait n’était vraiment pas très noble. OU peut être était ce elle qui était trop exigeante. Il semblait avoir été touché de sa remarque, mais au lieu de se rouler en boule comme un petit chiot maltraité (ce qu’un de ses beaux frères aurait sûrement fait), il sembla presque se détendre, comme si il allait s’amuser.
« Plus d’une fois mademoiselle, sinon je ne serais pas là. »
Mmmh. Oui. Le raisonnement se tenait.
« Sans doute voudriez-vous savoir ce qui a animé nos discussions, et quelles sont les termes du mariage ? A moins que votre père ne vous ait mis dans la confidence, ou que vous n’ayez écouté aux portes. J’ai entendu dire que c’était de coutume chez certaines demoiselles un peu trop curieuses pour leurs biens. »
Elle haussa un sourcil. Alors il voulait la jouer comme ça ? Elle ne comptait certainement se faire traiter comme une petite fille dont l’enseignant vient de remarquer qu’elle venait de tricher.
« Quand on a un père comme le mien, être curieuse de ses biens, c’est de l’intelligence et de la prévoyance. » Elle savait faire semblant poru beaucoup de choses, mais respecter son père n’en était pas une. « Ce que je veux savoir ? La liste est longue. Commençons par comment vous avez rencontré mon père. Et puis peut être en savoir un peu plus sur vous ? » Elle prit son air le plus innocent possible. « Je dois avouer que je ne connais pas bien votre famille. Pourtant, je suis passionnée par la généalogie, alors vous représentez un genre de défi. »
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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Jeu 26 Mai - 13:47

Négligemment, son regard parcourait le jardin, comme s’il se trouvait déjà en terrain conquis. Son jardin ? Non. Alba avait des frères aînés qui seraient en mesure de reprendre le titre de leur père. Mais peut-être qu’après ce mariage il aurait lui-même les moyens de s’offrir ce genre d’endroit. Il réfléchissait, observant les plantes, les arbres, un léger vent venant effleurer son front, douce caresse d’amante. Idriss esquissa un sourire avant de se tourner vers elle, observant ce léger sourcil se redresser, former un mont délicat sur la peau immaculée de son front. « Seriez-vous en train de critiquer ouvertement votre père, mademoiselle ? » Il retint de justesse le vilaine fille qui avait voulu agrémenter sa phrase, se mordant férocement la langue à nouveau comme pour se punir de sa trop grande liberté de paroles. Ce n’est pas comme ça qu’on parlait à une dame après tout. Mais Alba Gabanelli n’était pas n’importe quelle dame, tant et si bien qu’il n’était pas certain qu’elle ne prenne pas certains de ses mots acerbes pour des compliments.

Idriss l’observait, jetant un coup d’œil à son profil, plutôt fin et élégant. Mais sa langue, elle, faisait poindre des mots qui lui plaisaient de moins en moins. Ah ! Alors comme ça elle avait des doutes sur sa bonne foi. Elle était encore plus censée qu’il ne le pensait. Il se pencha à son oreille avant de murmurer dans un sourire. « Vous devriez éviter de poser ce genre de questions, d’autres que moi pourrait se sentir offensé que vous remettiez leur sang en cause. » Une pirouette, encore, tandis qu’il se redressait en lui tendant sa main « Marchons un peu, je crains que mon histoire ne soit trop longue à conter pour rester le c… enfin, pour rester planter ainsi sur un banc. Je ne voudrais pas que vous preniez racine. »


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Message(#) Sujet: Re: Le serpent et la lionne (ft. Alba) Mar 31 Mai - 22:12

Mais il n'avait jamais prêté attention aux rumeurs ? Elle n'avait jamais caché son désamour pour son père. Bien sûr, elle se maîtrisait en public, préférant utiliser des subtiles petites piques, pour mettre à l'aise son interlocuteur, lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin de faire comme si le père Gabanelli était honorable. Elle haussa un sourcil, mais ne répondit pas à sa remarque. Evidemment, qu'elle était en train de critiquer son père. Elle était trop bien élevée pour répondre à ce genre de piques.


« Vous devriez éviter de poser ce genre de questions, d’autres que moi pourrait se sentir offensé que vous remettiez leur sang en cause. » Mmmh. Elle se demandait si elle devait voir une menace dissimulée (du style : "si tu remets en cause ma pseudo-noblesse, le chef de la bande de brigands dont je suis membre viendra t'étrangler dans ton sommeil"), ou juste une manière un peu condescendante de détourner la conversation. « Marchons un peu, je crains que mon histoire ne soit trop longue à conter pour rester le c… enfin, pour rester planter ainsi sur un banc. Je ne voudrais pas que vous preniez racine. » Rattrape toi au dernier moment, idiot, c'est ça, pensa-t-elle, agacée.

Elle s'accrocha donc légèrement à son bras, veillant à marcher d'une façon distinguée et qui mettait son corps en valeur (son léger côté narcissique, peut être). "J'aime bien les longues histoires, ça tombe bien. Surtout les histoires de familles nobles, vous savez bien comme c'est passionnant, tous ces glorieux ancêtres, ces secrets de famille, ces vieux domaines à la campagne... Et vraiment, n'avoir rien pu trouver sur vous m'a, en un sens, déçu. J'aurai aimé en savoir un peu plus avant de, vous savez, qu'on soit nu l'un face à l'autre." Et hop, histoire de lui faire remarquer qu'elle n'était quand même pas une gamine.
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