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Children of the Revolution
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Pseudo : byzantium
Crédits : eden memories
Avatar : asia argento
Messages : 11

Âge : quarante-trois ans
Statut : Bras droit de Marek Villo, elle fait également partie de la Division Minuit - bien que cela soit un secret.
Classe sociale : Filles d'officiers des Vestes Noires, elle fait parti d'un milieu aisé sans être particulièrement riche.
Divinité principale : Ses prières vont majoritairement à Azri, l'implacable seigneur de la guerre, même si officiellement elle honore le Treizième.
Particularités : Surnommée l'Empaleur, Ethel a une manière particulière de traiter avec ses ennemis + Agent double, elle est infiltrée dans le bande de Marek Villo depuis sept ans +
Dédoublement de personnalité : l'arnacoeur bouseux.
Points : 39
Message(#) Sujet: Children of the Revolution Lun 22 Mai - 11:56


Children of the Revolution

ou une bouteille de Rhum





Date du sujet : 77e année de Préva (539)
Lieu : Vieux Port de La Lie ; Auberge de la Chienne de mer
Moment de la journée : Matin
Conditions météorologiques : Grand soleil et chape de plomb. Il fait chaud à crever malgré la brise matinale et l'air marin.
Participants : Ethel Cavaliere
Statut du sujet : Libre.

Je ne souhaite pas une intervention intempestive du maître de jeu dans ce sujet et je suis conscient que ce choix ne sera peut-être pas respecté.




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Pseudo : byzantium
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Âge : quarante-trois ans
Statut : Bras droit de Marek Villo, elle fait également partie de la Division Minuit - bien que cela soit un secret.
Classe sociale : Filles d'officiers des Vestes Noires, elle fait parti d'un milieu aisé sans être particulièrement riche.
Divinité principale : Ses prières vont majoritairement à Azri, l'implacable seigneur de la guerre, même si officiellement elle honore le Treizième.
Particularités : Surnommée l'Empaleur, Ethel a une manière particulière de traiter avec ses ennemis + Agent double, elle est infiltrée dans le bande de Marek Villo depuis sept ans +
Dédoublement de personnalité : l'arnacoeur bouseux.
Points : 39
Message(#) Sujet: Re: Children of the Revolution Lun 22 Mai - 12:30

Il n’avait fallu qu’une nuit d’attente aux Vestes Jaunes pour découvrir les cadavres de l’alchimiste et de sa famille. Les trois silhouettes dressées dans la bâtisse offraient un ordre quasi militaire. Homme, femme et enfant étaient immobiles, visages tournées vers le ciel, le spectacle de leurs membres flottant mollement autour d’eux ayant quelque chose de macabre. L’aspect renforcé par les lourds pieux de bois, qui les maintenaient hors de portée, ceux-ci disparaissaient sous l’amas de vêtements pour ne reparaitre qu’à travers les lambeaux des gorges, maintenant les pantins dans une position scrupuleusement verticale. Un travail d’orfèvre, auraient pu en juger certains. Pour les Vestes Jaunes habitués, les pieux élevés par Ethel avaient quelque chose de familier, signifiant la marque de son passage et par ce fait la vengeance du capa  Villo. Pour les autres, tout ceci était la manifestation d’un esprit malade, avide de sang, obscure serviteur d’une crapule dominant un des nombreux territoires de Camorr.

Un seul mot leur vint alors, murmuré avec angoisse et terreur. L’évocation d’un nom que l’on craint de voir surgir dans sa nuque, le poing dressé, muni d’une arme de bois et de fer capable de transpercer un homme. Certains disent qu’elle n’est qu’une simple femme meurtrie par la vie, d’autres une créature sortie des entrailles de démons aux instincts guerriers. Ils n’avaient jamais été aussi loin de la réalité. L’Empaleur n’est rien, et tout cela à la fois. Elle se mue dans chacune de ces peaux qu’on lui attribue avec une facilité déconcertante. Elle est femme de guerre, démone vengeresse, bras implacable d’un capa sordide, et fidèle serviteur d’un Duc tout puissant. L’Empaleur est, tout simplement.

Le regard sombre et vif, Ethel a observé de loin les vestiges de sa tâche obscure. Aucune fierté, aucune satisfaction ne vint combler le vide d’une âme meurtrie par le devoir et la servitude. Pourtant, les voir là ne lui cause aucune peine. Le sang et la mort sont pour elle des alliés familiers, qui ne la trahiront ni ne la blesseront jamais. Appuyée contre le mur d’un bouge misérable, Ethel guette le peuple de La Lie qui s’éveille lentement. Les mendiants gagnent les ruelles, les enfants guettent les bourses et les soudards cherchent la première bouteille de la matinée. Quittant son refuge et la contemplation de son œuvre, la camorrienne gagne d’un pas vif le Vieux Port, écartant d’un revers de main un audacieux petit voleur qui alla mordre la poussière. Les lourdes bottes sombres l’enjambent avec aisance, continuant leurs chemins sans une autre attention pour le gamin qui crache un mince filet de sang sur le sol crasse de la rue.
Les effluves marines ne viennent qu’à peine heurter les narines, habituées désormais à l’odeur sourde de poissons arrachés à leur demeure océane. Et lorsqu’elle s’engouffre sous l’enseigne de la Chienne de Mer, qu’elle pousse le lourd battant de bois, elle ne peut qu’entendre les rires épais des pêcheurs de retour au port et des marins guettant la fin de la quarantaine. Les verres s’entrechoquent déjà et les regards des truands se croisent dans le but d’échanger quelques silencieux commerces. Mais l’iris sombre d’Ethel n’en cherche qu’un. Le bougre est là. Il éclate de rire en dévoilant quelques dents manquantes. Le teint est celui – sombre – des camorriens mais lorsqu’il la voit il perd soudain de ses couleurs. L’ancienne Veste Noire attrape un siège de bois à l’entrée, le traînant à travers la pièce dans un crissement insoutenable. Les regards se tournent vers la silhouette féline qui s’avance implacablement vers la table du marin et de ses comparses – et elle peut déjà les sentir se pisser dessus à cette simple idée. « Fulvio. » crache-t-elle en s’installant lourdement sur la chaise, observant furtivement les armes possédées par les crevures avec lesquels elle s’est attablée. « Où est mon verre ? » L’homme ne semble pas pouvoir se détacher d’elle, sa bouche s’ouvre et se ferme dans un ballet méprisable avant qu’il ne se tourne vers l’aubergiste pour demander une tournée supplémentaire. Ethel ne le lâche pas des pupilles, ses bras croisés sous sa poitrine inexistante, la lame de sa dague bien en évidence à son côté.

Les chopes sont bientôt disposés devant eux, et devant le silence pesant qu’elle entretient avec affection, le dénommé Fulvio essaie de faire la conversation. Il hésite, revint sur ses mots avant de lâcher « C’est le capa qui t’envoie ? » Ethel trempe ses lèvres dans la liqueur, grimace devant le goût âcre que ne lui plaît pas. Elle songe qu’elle a toujours préféré le rhum avant de se redresser soudainement, vive, tirant la lame de son fourreau pour la placer sous la gorge de Fulvio qui retint son souffle, les yeux écarquillés. La brune siffle entre ses lèvres « Parce-que tu crois que c’est un petit plaisir que de venir boire cette pisse dans cette taverne entourée de petits enculeurs de poules comme toi ? » La lame mord légèrement la peau tendre de la nuque, laissant un filet de sang glisser le long de l’oreille. « Je… Je… » Elle serre les dents en le conservant fermement dans cette position « La prochaine fois que tu ‘oublie’ de payer le capa, je veillerai à ce que tu sois mon plus bel accomplissement Fulvio. J’ai toujours rêvé de voir à quoi tu ressemblerai accroché au bout d’une de mes piques. » La main le repousse violemment contre la chaise, et les yeux sombres le toise avec dédain en voyant ses chausses souillées par la peur. « Tu as jusque ce soir. » D'un geste quasi théâtrale, elle se détourne pour aller jusqu'au comptoir, jetant une pièce à l'aubergiste pour réclamer une bouteille de rhum, tandis que derrière elle Ethel peut entendre la bousculade du marin quittant l'établissement. Il sait que son temps est désormais compté.
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Avatar : Anna Friel
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Âge : Trente-neuf ans.
Statut : Pirate
Classe sociale : La roture
Divinité principale : Iono, sans l'ombre d'un doute.
Particularités : Capitaine de la [i]Grosse Ausilia[/i]; épouse officieuse d'Assad Messara
Dédoublement de personnalité : Norah Amino & Sohane
Points : 152

Œuvres & actes
ESPÉRANCE DE VIE :
42/100  (42/100)
INVENTAIRE :
Message(#) Sujet: Re: Children of the Revolution Dim 6 Aoû - 21:23

Quand Chiara ne joue pas les dames, engoncée dans les robes que les bien nées portent, elle se perd volontairement de Camorr pour en découvrir et percer les secrets – pour faire le tour de tous les bouges et les bordels qu’offre la cité… Assad râle, bien sûr, quand il ne peut pas l’accompagner et qu’il doit subir sa famille, les pressions de son nom et celles liées à cet héritage qu’on lui vole (et qu’il lui a fait miroiter !) La capitaine ne s’habitue pas à l’étiquette, aux convenances et à toute cette mascarade vaine qu’il faut tenir chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Alors, elle fuit, et s’enivre de stupre et d’alcool pour être une meilleure alliée, une meilleure amie et jouer la meilleure épouse possible. Tous les deux, allongés dans leur lit conjugal ont en longuement débattu, et peu à peu, la capitaine a compris tout ce qu’Assad a fui lorsqu’il a décidé de s’embarquer en mer. L’un de ses meilleurs choix dans la vie, elle a commenté, mi sérieuse, mi moqueuse. Elle s’amuse, parfois, même. Quand Tovia est présente, le plus souvent. Elle se plait à couler sur l’ancienne conquête d’Assad des regards qui la déshabille littéralement, placer des mots qui gênent durant les repas ou commenter à haute voix la décoration de Aghia Triada.

Pour l’heure, elle remonte en silence les passages de la maison qui mènent à l’extérieur sans que jamais personne ne s’en aperçoive. Elle a quitté les robes et autre corset pour retrouver avec plaisir le cuir bouilli de sa tenue habituelle, ses lames bien aimées, et une bourse pleine. Laissant derrière elle l’Aghia Triada et s’enfoncer dans les venelles tortueuses qui mènent au quartier des Temples, pour un détour par le temple de Iono. A chacune de ses excursions en ville, elle ne manque jamais de marquer son respect au dieu des océans, persuadée un peu plus chaque fois qu’il prendra sa revanche dès qu’ils reprendront la mer. Puis, c’est par les Goulets qu’elle coupe pour rejoindre Fumehouille puis Prendfeu. Sans trop y penser, l’image flou de La Foudre flotte dans son esprit et lui agite les intérieurs avant qu’une jolie brune ne la charme d’un sourire éclatant. Les billes de la capitaine persécutent le corps de la prostituée qui la guide dans les venelles sordides jusqu’à un bouge crasseux. Elle y passe la soirée et une partie de la nuit, dépense l’argent en alcool, et en jeu, gagne aux cartes ce qu’elle jette dans les liqueurs puis dans les bras de la jolie créature.

Complètement saoule, elle a erré dans Camorr jusqu’à trouver ce cloaque ouvert de jour comme de nuit. Elle a épongé l’alcool avec toujours plus d’alcool jusqu’à ce que l’aube vide les lieux presque entièrement. Pour l’heure, elle comate, entourée de quelques marins de son équipage qui discutent à voix basse. Elle n’écoute pas les plaintes de ces hommes qui trépignent : la mer les appelle. Chiara connait cette torture : l’océan coule dans ses veines autant que le sang, ils sont de ceux qui meurent à rester sur la terre ferme trop longtemps. L’alcool n’est qu’un faible subterfuge qui ne comble pas le vide qui grandit en eux, en elle, chaque jour un peu plus. La femme qui entre, par contre, attire bien plus son attention. Tout le monde, d’ailleurs, se tourne vers elle, puis vers celui qui semble être sa victime. Comme les autres, Chiara observe silencieusement la scène qui se déroule, les billes teintées d’une flamme intéressée et irrémédiablement conquise. La capitaine se délecte du spectacle et ne cache même pas le rictus goguenard qui lui barre les lèvres tandis que l’autre « Je sais pas à quel point je suis vexée ou non d’être associée à un enculeur de poules, elle lance d’un ton débordant d’ironie et la voix forte. Elle attrape sa chope et s’avance. L’alcool lui vrille les tempes et retourne son estomac tandis qu’elle comble les quelques pas qui la sépare de la nouvelle venue. L’esprit complètement embrumé, elle n’écoute pas son instinct qui lui gueule que celle qui vient d’entrer n’est pas de celles qui savent ce qu’humour veut dire.  « Mais je suis charmée. » Le sourire qui s’étale sur les lèvres de la capitaine se teinte définitivement d’ironie. Pourtant, elle pense chacun des mots qu’elle vient de prononcer.  Il encule vraiment des poules ? , elle demande, le ton sérieux, comme s'il s'agissait d'une question nécessitant une réponses argumentée. »

_________________

One breath away from mother Oceania. Your nimble feet make prints in my sands you have done good for yourselves since you left my wet embrace and crawled ashore. Björk


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