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Pègre camorrienne
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Message(#) Sujet: Pègre camorrienne Ven 25 Mar - 12:50


Les Gens Bien



Puisant ses racines moins loin que les Eldrens mais tout aussi profond que, jadis, le Trône Thérin, la pègre camorrienne s'est prise à l'imiter, empruntant les liens de vassalité entre l'Empereur et ses Ducs, répartis dans les différentes cités.

On les appelle tous ensemble les Gens Bien.


Historique

Le déclin du Trône Thérin grandit les Gens Bien, qui prospèrent pendant que les autorités ont les yeux tournés vers les conflits d'autonomie. L'émancipation des Ducs de la tutelle impériale profite plus encore aux grandes cités, comme Camorr ou Tal Verrar, surpeuplées, avides et jetées en front de mer.

A la chute de Therim Pel, la pègre s'institutionnalise à Camorr, esquissant ce que seront les titres de capa, garrista et pezon. Elle restera l'aînée des autres cités, plus importante en nombre, plus organisée, plus canaille. Aujourd'hui, même les puissants se taisent face à l'abondance et au professionnalisme du larcin.
Les Gens Bien de Camorr font parler d'eux par delà les mers, faisant passer leurs compères de Vel Virazzo, Karthain, Espara, Balinel pour de tristes amateurs.


Signalement

Les Vestes Jaunes diraient que la crapule camorrienne moyenne est aussi bien un homme qu'une femme, plutôt née dans le Chaudron et dont les parents ont certainement été pendus pour les mêmes crimes.

Les basses sphères, en effet, ne distinguent pas selon les sexes. En revanche, les femmes ont une plus grande tendance à s'élever au-dessus de la masse tout en restant le subalterne d'un homme - souvent, un capa. Elles sont garristas, bras-droits et, comme dans la marine, elles font d'excellents officiers chez les pirates.

S'il existe un pareil recensement, le Chaudron accouche bien d'un tiers des Gens Bien ; le restant naît des quartiers populaires. Une poignée d'entre eux seulement vient de la bourgeoisie - et encore, la petite bourgeoisie. Et puisque la cité dit volontiers de la rapine que c'est un métier, les parents présentent souvent eux-mêmes leur progéniture à leur garrista, la loyauté tendant à se transmettre.

Aujourd'hui, on estime à 6.000 âmes le nombre des Gens Bien.
Soit un peu plus de 6% des quelques 88.000 camorriens.



Hiérarchie

Les Gens Bien s'organisent en bande, en gang, en clan. Au sommet de chacune, se trouve le garrista. La masse lui fait allégeance, ce sont ses pezons. Chaque garrista peut avoir autant de pezons que d'individus jurent de lui obéir : c'est un serment, un code d'honneur et, malgré la volatilité de la promesse, on reste, la plupart du temps, le pezon d'un seul garrista, ou de son successeur, toute sa vie durant, la faute au sort que Camorr réserve aux traîtres.
Le lien est si fort entre eux que le garrista a droit de vie et de mort sur le pezon.

Au-dessus des bandes, se sont élevés des capas. A l'origine, ils étaient garristas (et le sont restés dans la mesure où ils ont leurs propres hommes, en plus de leurs vassaux), mais de groupes si grands qu'ils avaient la force d'en absorber d'autres. En définitive, l'assimilation des vaincus s'est révélée pénible, sinon impossible. L'on restait marqué de l'appartenance à une ancienne bande, celle qu'on avait choisie.
Pour parer à l'instabilité, ceux qui allaient devenir les capas ont alors emprunté à l'Empire le lien de vassalité. En échange d'une relative indépendance, le capa leur faisait jurer allégeance, un vœu symbolisé par une redevance sur leur butin.
Les garristas sont ainsi devenus les pezons des capas.
De fait, le capa a droit de vie et de mort sur le garrista.

Or, l'adage veut que le pezon de mon pezon est mon pezon (de fait, le droit de mort du garrista sur le pezon doit souvent être racheté au capa lui-même).
Si un garrista prête allégeance à un capa, il engage donc la totalité de sa bande. Toutefois, l'usage veut que le garrista présente tout nouveau pezon à son capa afin que le serment soit prononcé de ses propres lèvres, dans un souci... de libre-arbitre.
Un choix qui est largement conditionné par la possibilité d'en mourir.


Succession

Pour les plus grandes bandes et les mieux rodées, le rôle de garrista est très formel, avec une transmission solennelle, souvent au profit de son héritier, alors que, dans les moindres, les plus chaotiques ou simplement les plus familiales, un nouveau garrista peut émerger par la violence, l'élection, ou l'accord tacite général.
Parfois, la nomination est soumise à l'aval, ou à la proposition, du capa.

Exemple : les Couronnes Lourdes appliquent une transmission héréditaire.
Les Mômes du Vicomte élisent leur garrista deux fois l'an.
Les Mains Rouges ont pour garrista le meilleur combattant d'entre eux.

Les doyens de la cité confessent cependant que les passations se font désormais dans une relative absence de fratricides. La raison en est qu'aucun capa ne peut se permettre que ses pezons s'entretuent alors qu'ils ont des ennemis de tous côtés.

A l'inverse, maintenant que la guerre des capas fait rage depuis un an, d'anciennes bandes alliées sont devenues ennemies, accroissant les guerres de rue. Chaque bande est plus ou moins assignée à un endroit, de sorte qu'au fur et à mesure que les territoires changent de mains, ils sont contraints de se déplacer ou de jurer une nouvelle allégeance.
Pour les mêmes raisons, à chaque mort d'un capa, tous les clans qui lui étaient loyaux sont tenus de se prononcer vassal de son vainqueur. Une règle tacite de Camorr veut que s'il arrive qu'une bande refuse, le nouveau capa doit les laisser partir. Seulement un jour entier révolu, il est en droit de les attaquer, où qu'ils se trouvent et s'ils n'ont pas fui : on l'appelle le Jour des Lâches.
Dans un souci de suprématie, souvent, ce droit est suspendu.




La cérémonie de la Lune de l'Orphelin

Il est une nuit cruciale pour les Gens Bien, une nuit qui décide du destin de bon nombre d'entre eux. La Nuit de l'Orphelin, au cœur de l'hiver, abrite le seul office religieux de l'année pour ceux qui vénèrent le Treizième, dirigé par les prêtres du Treizième, qui rendent hommage au Père de leurs Fortunes.

La cérémonie de la Lune de l'Orphelin est le moment où les jeunes (et les moins jeunes) font leur entrée officielle dans la pègre. Au cours d'une nuit où ils doivent procéder à une offrande au Treizième, offrande qu'ils ont dérobé récemment précisément pour cette occasion, ils promettent le Secret total et la solidarité avec leurs semblables : c'est ce qu'on appelle, dans le jargon, le serment du secret. Les Gens Bien sont en effet liés par une promesse qui leur impose de ne jamais révéler ce qu'ils auront vu pendant la cérémonie, et de taire l'existence de cette confrérie des ombres. Celui qui brise cette promesse se condamne seul à mort.

S'ensuit la possibilité de : soit prêter le serment d'adoption, soit de faire le choix de vénérer l'Innommé, sans renier les autres dieux du panthéon thérin, mais en lui adressant en priorité ses prières les plus sincères et ses plus somptueuses offrandes. C'est un moment majeur dans le déroulement de la cérémonie : comme on le dit, les dieux sont jaloux des promesses qui leur sont faites et ne tolèrent pas qu'on renie un tel serment. La tradition veut que le Soleil, Justice, le Mercenaire et Jugement (des entités incarnées par des Gens Bien pour la cérémonie) viennent maudire ceux qui adoptent le Treizième comme dieu principal, faisant des voleurs des créatures de la nuit, poursuivies par les forces de l'Ordre de Camorr, elles-mêmes placées sous la protection du dieu Morgante, Père de la Cité et protecteur des bourreaux, officiers du guet et juges (les temples de Morgante sont, à ce titre, les seuls dans lesquels tout voleur n'oserait, par pure superstition, entrer).

Enfin, la dernière phase de la cérémonie, celle pendant laquelle il est possible de devenir prêtre du Gardien Véreux, en passant le serment du sacerdoce. Il n'y a que très peu d'élus à cette responsabilité, choisis par cooptation des prêtres existant déjà (et par décision du dieu, officiellement). Les mandats des prêtres du Treizième leur permettent de dire l'oraison funèbre et la bénédiction des défunts, à l'attention du dieu. Ils ont aussi d'autres mandats, notamment de rappeler les principes de leur ordre : Que les voleurs prospèrent, que les riches n'oublient pas.




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Message(#) Sujet: Re: Pègre camorrienne Ven 25 Mar - 12:51


La Guerre des Capas



Il y a quelques années, on se battait encore dans les venelles pour de petits larcins, sans penser attaquer les autres bandes pour la suprématie. Bien sûr, il y avait de la violence et de la rivalité à tous les coins de rue, mais Vestes Jaunes, Noires, les Juges et Bonnes gens étaient les véritables ennemis.

La guerre ouverte entre les capas de Camorr a débuté en l'an 538.



Circonstances

La Guerre des Mille Jours (520 - 523) a mobilisé de nombreux camorriens contre Tal Verrar, abandonnant les rues de la cité orientale aux Gens Bien. Il était alors si important de défendre les frontières que le chaos s'est installé à l'intérieur. Certains garristas se sont, à l'époque, érigés en chef de milice, chargé de la sécurité, de la police et de la justice sur quelques quartiers : ils revendiquaient, chacun, le pouvoir d'être capa et agissaient comme tel. Puisque les Vestes Jaunes du Duc avaient été appelées en renfort, il ne restait plus personne pour affronter les bandes.
De cette période, on garde l'adage : qui seul veut ne peut, qui qualifie, depuis, un vain combat, un équilibre des forces qui ne départage personne.

Leurs revendications naissent en partie de l'émancipation des Filles de Camorr (489 - 490), lorsque les prostituées se sont constituées bandes par la force, avec leur propre garrista, leurs propres codes, et une relative indépendance vis-à-vis des capas. D'aucuns disent qu'elles ont planté une graine, tandis que la plupart refuse toujours d'admettre qu'ils jalousaient ce qu'elles avaient si violemment obtenu.

Le fait est que, dès le début des années 530, un mouvement de multiplication des capas a submergé la ville, noyant les Gens Bien dans les conflits d'allégeance.


Déclenchement

L'anecdote romantique veut que la guerre ait été déclenchée par l'adultère d'Ellea Mariana, la femme du capa Lore Mariana. La belle épouse, lasse de la soif de sang de son mari, est allée trouver l'amour dans les bras, non d'un autre, comme il aurait pu le tolérer, mais dans les bras d'une autre : Bethe dite La Foudre, un autre capa.
On raconte que, le jour où il l'apprit, Lore Mariana a fait traîner Ellea, ligotée à un cheval, dans les rues de Prendfeu et que, dans le sillage de la monture, des bandes entières qui lui étaient dévouées se sont lancées à l'assaut des territoires contrôlés par Bethe. Furieuse de la mort de son amante, elle aurait répondu par la levée du même nombre d'hommes. Ainsi aurait débuté la Guerre des Capas.

Si un tel conflit oppose effectivement les deux capas, la guerre a cependant débuté d'une manière plus officieuse. Les garristas nourrissaient un besoin d'indépendance, et des capas éclataient de tous côtés : ils en disparaissaient cinq le matin tandis que dix autres apparaissaient le soir. En 538, Camorr comptait trente capas.

A peine un an plus tard, ils ne sont plus que dix. Plusieurs s'accordent à dire que les plus forts ont vaincu. Une autre version, connue de peu, avoue plutôt que le Duc Nicovante est intervenu, se rapprochant de chacun des dix capas encore en vie par le biais de l'Araignée. Il aurait négocié de la contrebande d'armes, de richesse, en échange d'un relatif retour au calme dans les fonds de Camorr, une réduction drastique du nombre de voleurs, de fait, grâce à la guerre.



La guerre au quotidien

La partie pauvre et criminelle de Camorr (des Docks à la Porte Cenza en longeant la mer de Fer) est périlleuse : c'est la guerre civile des bas-fonds. Officiellement, la cité est en paix mais la pègre s'affronte dans une lutte impitoyable pour le pouvoir. Les Vestes Noires (armée) ont été appelées auprès des Vestes Jaunes (police), mais ils se bornent à circonscrire le conflit plutôt qu'à le résoudre : ils forment la barrière entre cette violence et les quartiers plus prospères de Camorr. Ainsi ceinturés, les quartiers de vol et de meurtre forment une gigantesque arène dans laquelle on est libre de s'assassiner entre gens de peu. Le Duc, dit-on, se satisfait de cette docile épuration qui n'a pas besoin de lui salir les mains.   

Dans les faits, les forces de l'ordre agissent : vingt hommes (de tous âges et de tous crimes) sont pendus à la semaine, et ça quand la canaille se tient tranquille et les procès sont plus que jamais expéditifs (quand il y en a seulement). Les Vestes Jaunes profitent manifestement de la confusion et du taux de mortalité incroyable pour y aller de leur propre sens de la justice.  
L'Araignée du Duc, armée de l'Unité Minuit, intrigue de son côté pour favoriser la victoire d'un plus petit nombre encore de capas. Il se murmure que Nicovante veut réunir tous les Gens Bien sous un seul capa, un objectif impossible à tenir selon ses conseillers, une option à négocier selon le très récent capa Barsavi.


Le reste de Camorr

Prolétaires, bourgeois et nobles savent la lutte qui déchire la lie camorrienne.
Hérauts et autres officiels leur répètent qu'ils sont en sécurité, que c'est commun à la nature de ces gens-là et qu'ils sont, de toute façon, cloîtrés entre eux. Il est faux de croire que les Gens Bien ne s'aventurent pas au-delà de leurs quartiers et c'est la raison pour laquelle de nombreux citoyens de Camorr se sont offerts les services de mercenaires, parfois issus de la pègre elle-même : c'est ainsi qu'on a vu des gens corrects et apprêtés saisir l'occasion de se débarrasser de leurs ennuis, dettes et ennemis... On y tue donc, bien qu'on y tue moins.

En vérité, plusieurs commerçants tirent profit de l'instabilité. A toute guerre, il faut des armes et l'argent pour la faire ; des tissus pour relever la puissance d'un capa ; des vivres, bien sûr ; le duché n'a jamais autant recruté de Vestes Jaunes et Noires, etc. Aussi affligeant que soit le constat : la ville tire profit de cette guerre.



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Les dix capas (de l'ouest à l'est)

1. Varna - Espérance de vie : 70%
(l'aiguille ouest, les docks, les traquenards)
Racontée juste et magnanime, elle reste une femme difficile, une camorrienne telle que Camorr les aime. Elle ne compte pas le temps passé à entretenir son influence, à élaborer d'autres stratégies, pour survivre à cette guerre. Varna a travaillé à tout ce qu'elle a acquis, en redoublant notamment d'imagination pour passer un accord avec les Dockeuses ainsi qu'avec chaque capa féminin de la cité. Elle dirige comme le fait un souverain pour son peuple, peut-être mieux que le Duc ne le fait pour les pauvres gens. Cela demande parfois des sacrifices comme de confier l'Arsenal à son frère, Larone, sachant très bien qu'il sert ainsi de zone tampon entre Barsavi et elle.

2. Larone - Espérance de vie : 35%
(l'arsenal, l'aiguille sud)
Il est le plus jeune des capas et, surtout, il est avide de faire ses preuves. La faute à la façon dont il l'est devenu : Varna, sa soeur, lui a confié l'Arsenal. La ville le sait et Larone fait montre d'orgueil à ce sujet : à tous ceux qui osent le lui rappeler, il les fait balancer dans la mer de Fer. Son peu de légitimité le rend excessif, révélant son manque d'aptitude à la fonction, ce qui le rend encore excessif. Ses pairs prédisent sa fin prochaine alors que, cultivé pour compenser sa faible tempérance, Larone se révèle diplomate, cumulant les alliances, ajoutant de la contrebande avec les Vestes Jaunes venues de la Vieille citadelle, et ayant réussi le prodige de conclure un pacte de non-agression avec Vencarlo Barsavi.

3. Marek Villo - Espérance de vie : 25%
(la lie, la moitié sud de la mara camorrazza)
Brutal et exercé par la moitié d'une vie en mer, on ne l'affronte pas en duel à moins de vouloir mourir. L'ancien pirate inspire la crainte depuis qu'il a accompli l'exploit de sortir vainqueur des Déchéances Judiciaires : il a ainsi obtenu hommes et argent et il s'est découpé un petit royaume parmi les autres capas. Arriviste, barbare, on dit beaucoup de choses du mystérieux Marek qui fascine par sa puissance. Il mourra violemment, il le sait bien, mais il entend profiter de tout ce qu'il s'imaginait être privé lorsqu'il a été fait prisonnier : d'où des combats à mort, arrosés d'alcool et de putains, pour se donner le courage d'aller botter le cul de Barsavi.

4. Raza Cala - Espérance de vie : 5%
(la moitié nord de la mara camorrazza)
Fervent serviteur de Venaportha, mère du Hasard et de la chance, il aime jouer ses décisions à pile ou face lançant, dans les airs, toujours le même tyrin. Certain qu'il a un destin que la déesse ne veut contrarier, il ne s'empêche aucune excentricité, ce qui le rend imprévisible et honni des autres capas : le fait est qu'il a de la chance d'être encore en vie. Raza Cala (la Vengeance Rouge, nom qu'il s'est forgé) est un homme arrogant qui voit converger les forces de Barsavi, Larone et Marek. Ils se font un devoir de le faire mourir, alors que les derniers bourgeois qui le protégeaient en aimant à traîner dans ses maisons de chance désertent la Mara Camorrazza.

5. Vencarlo Barsavi - Espérance de vie : 100%
(la colline des ombres, les goulets, le chaudron, la moitié sud de pleutcendres)
Verrarien d'origine, camorrien d'adoption, il est aussi intelligent qu'il est instruit. Nul ne s'est méfié de l'étranger à la lame facile : un an plus tard, ils le paient tous. Son ascension a été facilitée par l'implantation : le Chaudron était plein de garristas qui ne comprenaient que la violence. Ça n'explique pas sa force, ses moyens illimités ou son escalade fulgurante ; il se raconte qu'il fait frapper de la fausse monnaie depuis les espèces de sa cité natale et qu'il infiltre les rangs de tous les camps. Surtout, il a su rester au-dessus de la mêlée, profiter du passé des camorriens et les monter les uns contre les autres. Tous ceux qu'il a affronté ont plié, et bien qu'il multiplie les ennemis immédiats, ils sont tous si incapables de s'entendre entre eux qu'ils seront très bientôt submergés - récemment, il a négocié un statut quo avec Larone, quand même bien celui-ci est-il allié avec Bethe et Marek dont Vencarlo convoite les lieux.

6. Bethe dite "La Foudre" - Espérance de vie : 65%
(la moitié ouest de prendfeu, la moitié nord de pleutcendres, fumehouille)
Elle est réputée pacifique (en tous cas, plus que les autres), plus prompte à l'Amour qu'à la Guerre, d'où une collection d'alliances (notamment avec ses pairs, Varna et Azaria) qui parent au côté enclavé des endroits qu'elle détient. Ses ennemis s'y sont souvent trompés, croyant percevoir de la faiblesse alors que son peu de goût pour la violence est compensé par la dévotion qu'elle inspire aux hommes et femmes qui lui sont loyaux. On se bat avec fureur, certain de se battre pour le beau. Bethe n'a pas l'ambition de l'expansion, bien qu'elle aime chaparder quelques petites choses aux autres : ce n'est pas la femme de Lore Mariana qui vous aurait dit le contraire.

7. Bush Strozzi - Espérance de vie : 50%
(quiétude, le tertre du mendiant)
Pour Benedetto Strozzi, tout est à quitte ou double. L'ancien Veste Jaune est prêt à tout par amour de l'argent (il a quitté la maréchaussée de Camorr trop incapable de se contenter de la solde). On sait son absence de loyauté, ses promesses volatiles, ses postures et ses intrigues. Ce n'est pas par hasard qu'il règne sur Quiétude, rare quartier de l'Est où les marchands bourgeois aiment à vivre. Avant d'être un capa, Bush est un commerçant qui profite de l'Angevin et ne contrarie pas Azaria, qui gère les entrées par le nord. Il peut procurer presque n'importe quoi pour un bon prix. Le revers, c'est qu'on le soupçonne de trafiquer avec ses anciens camarades Vestes Jaunes pour s'acheter l'amnistie et un joli titre de noblesse loin d'ici.

8. Lore Mariana - Espérance de vie : 40%
(colline aux murmures, la moitié est de prendfeu, la moitié sud-est d'eau de rouille)
Les Mariana sont d'anciens officiers militaires des Nicovante. Lore vient de la lignée qui s'est reconverti dans le mercenariat et, en tant que tel, il est aguerri et avide de se battre. On le dit expansionniste, belliqueux et charismatique. On le suit comme un chef de guerre, et les bandes les plus violentes se placent sous son joug avec la promesse de verser des tripes. Il a littéralement absorbé les capas d'Eau de Rouille et s'apprête à écraser Felipe. Cependant, il s'est lancé dans une campagne contre Bethe, dans les rues de Prendfeu, pour venger son orgueil et cette colère furieuse sape la détermination de ses troupes qui s'esquintent contre elle sans vaincre.

9. Felipe - Espérance de vie : 50 %
(la moitié nord-ouest d'eau de rouille)
Felipe a été emporté dans les valises de Barsavi, quand celui-ci est arrivé de Tal Verrar, et par des moyens détournés, il a été mis à la tête des quelques gangs qui subsistent dans son minuscule territoire. Un poulain encore inexpérimenté, mais diplomate et ambitieux, ce qui lui permet de conserver une façade convenable face à ses bandes. Le plan de Barsavi est de l'engloutir quand il aura pris le territoire de Bush Strozzi, mais Felipe craint de se faire botter le cul bien avant cela, vu sa position délicate. Entre Bush, Azaria et Lore, la vie n'est pas rose et ses troupes, souvent renflouées par celles de son capa, craignent la mort avec raison.

10. Azaria Arando - Espérance de vie : 80 %
(les chutes au moulin, la porte cenza, eau rouge)
Née Syrestienne, Azaria a le caractère retors des Camorriennes. Elle a fait sa place en tranchant (littéralement) dans le gras de son capa de désormais défunt époux, jusqu'à devenir la chef incontestée d'un territoire hautement stratégique. Héritage mérité. Elle a gracieusement accepté des alliances avec ses pairs féminines et maintient Bush à distance, dans un pacte de non agression sans fin déterminée. Cruelle et mystérieuse, elle garde ses troupes dans un état de frayeur face à une potentielle attaque de la part de voisins mécontents. Azaria ne vise pas l'expansion, surtout le maintien de son territoire et de ses relations, mais si cela peut s'avérer utile, elle n'hésitera pas à déroger à ses buts premiers pour trancher quelques têtes.





(→ les postes vacants des capas)




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Message(#) Sujet: Re: Pègre camorrienne Dim 27 Mar - 7:34


Bandes de Camorr





L'organisation des Gens Bien en bandes est efficace, le système de pezon, de garrista et de capa ayant fait ses preuves au fil des années. Camorr regorge de différentes bandes de criminels, certaines étant plus anciennes que bien des familles d'Alcegrante et d'autres ayant des rituels plus stricts que certains ordres religieux. Leur nombre total atteint à peu près la centaine. Lorsque trente capas régnaient sur la ville, ceux-ci avaient quatre ou cinq bandes sous sa coupe, mais avec l'arrivée de Barsavi, les manigances supposées du duc Nicovante et la guerre entre Lore Mariana et Bethe La Foudre, plusieurs de ceux-ci ont été absorbés et redistribués entre les différents chefs. La grande majorité des bandes se retrouve désormais sous l'autorité du capa Barsavi, qui à chaque capa descendu, redistribue les territoires et laisse les bandes fonctionner sans son autorité, ni son intervention, si ce n'est de la taxe prélevée.

Les Gens Bien aiment à se retrouver à La Dernière Erreur, taverne mal famée tenue par l'ancienne contrarequialla Lima Soter, où ils peuvent boire et discuter librement de leurs affaires. Les citoyens respectables y sont facilement repérés et escortés jusqu'à la sortie soit par la tenancière elle-même, ou par quelques gros bras à l'imagination limitée. Elle occupe tout le rez-de-chaussée de la Tour Brisée et après la tombée du faux-jour, elle abrite rarement moins de cent clients. Bien que les Vestes Jaunes savent parfaitement qui se rassemble à cet endroit, elles n'y mettent jamais les pieds, sachant tout à fait qu'elles se retrouveraient en infériorité numérique et même sans cela, grandement désavantagées.


La division de la possession des bandes se fait selon les différents quartiers de Camorr et quel capa a le pouvoir sur cette partie de la ville. Il arrive parfois qu'un territoire soit scindé entre plusieurs capas, mais ce n'est jamais bien long avant que la situation ne soit à l'avantage de l'un d'eux.

Aiguille Ouest (Varna)
- Les Veuves-demain : À l'image de la créature qui les désigne, les membres de cette bande ont développé une expertise en camouflage et possèdent une quantité remarquable de vêtements à impression de murs, de tapisseries et de végétation, entre autres choses.

Crocs de Camorr (Varna)
- Les Fraudeurs Noirs : Petits vendeurs à la semaine qui ajoutent de l'eau dans leur vin et leur lait et vendent des drogues coupées au verre pilé. Ils enraient les plans de plusieurs bandes rivales avec plaisir, en vendant leurs produits moins chers et en quantités concurrentielles, sans oublier de le faire sous un faux nom. Histoire de ne pas se griller auprès de leurs clients naïfs.
- Les Rats de Cale : Fondée par une bande d'anciens pirates, une bande de fouilleurs de navires et de cales qui ont investi un vieux bateau depuis longtemps abandonné sur les Crocs de Camorr. Ils ont donné bien naturellement leur allégeance à Varna, en sa qualité d'ancienne pirate, et tout changement de capa sera difficile à vivre.

Docks (Varna)
- Les Dockeuses : Bande de putes qui gère l'ouest de Camorr, ainsi que les docks. L'emplacement du bordel, près des docks, suppose une allégeance au capa Varna, mais la garrista des Dockeuses est la soeur de Bethe La Foudre et elle a donc une allégeance double qui permet le maintien de l'alliance entre les deux femmes.
- Les Crocs de voleur : Ils se promènent toujours deux par deux, comme les armes de leur titre, par précaution autant que pour tendre des embuscade encore plus efficaces, ou faire des diversions plus crédibles.

Les Traquenards (Varna)
- Les Muguettes : Bande de putes qui contrôle l'Est de Camorr. Leur bordel principal est néanmoins situé dans les Traquenards, principalement pour assurer une bonne communication avec les Dockeuses en cas de litiges (puis, les affaires y sont les meilleures, là). Elles ont une deuxième maison située dans Prendfeu, protégée par Bethe La Foudre de la même façon que Varna protège la maison-mère des Dockeuses. Un échange de bons procédés, somme toute. Elles sont réputées pour être plus brusques que les Dockeuses.
- Les Fées de la Gueule de Bois : En bref, ils te torchent et te refont la gueule comme Therim Pel. Pros de la baston, des arguments pour que le chaland boive trop d'alcool jusqu'à ne plus se souvenir de son nom et des gaillards louches aux poings aussi gros que leur tête, on ne leur cherche que rarement -jamais- des noises. Lorsqu'ils rackettent quelque chose, on leur donne avec un « merci ».
- Les Mistigris : La bande existait bien avant que Varna en devienne la garrista, rôdant sur les quais et dans la ville avec la même agilité que les félins dont ils tirent le surnom. Depuis que la pirate en a pris les rênes, ce sont aussi des fournisseurs très courus de chats, bébés et adultes, à emporter sur les navires. Leurs animaux sont vigoureux, en santé, et s'embarquer avec l'un d'eux est une garantie supplémentaire de bonne navigation.

L'Arsenal (Larone)
- Les Gars de l'Arsenal : Une des plus anciennes bandes de Camorr, du temps où la bagarre pour les noms se résumait en « les Gars d'un Endroit » et « les Types de l'Autre ». Ils ont une complexe tradition, en ce qui concerne l'acceptation de nouveaux membres, et forment une bande reconnue, bien qu'à l'allégeance changeante.
- Les Faussaires : Spécialistes en imitations d’œuvres d'art, dont de la dernière floraison (avec plus de succès, pour celle-ci), qui aiment à glisser quelques surprises dans les cadres et la peinture, à l'occasion. Ils ont même un kiosque à eux, au Marché Changeant, et plusieurs de leurs œuvres se retrouvent chez les plus riches, qui ne se doutent de rien.

Aiguille Sud (Larone)
- Les Bâtards Sages : Ancien morceau des Gars de l'Arsenal, qui s'est détaché de la bande d'origine pendant la Guerre des Mille Jours, pour des questions d'allégeances. Loin d'être des risques-tout, leurs coups sont toujours soigneusement planifiés. Ils ont gardé des Gars une certaine tendance, cela dit, à l'allégeance peu fidèle, ce qui peut justifier le bâtard de leur titre.
- Les Découpeurs du Faux-jour : Ils profitent de la fausse quiétude du faux-jour, du moment où tous rentrent pour laisser la place aux ombres, pour effectuer leurs larcins. Quant au terme découpeur, c'est autant pour leurs ombres qui se découpent dans le couchant que pour leur préférence aux lames bien affûtées.
- Les Embouteilleurs : Larone mène cette petite bande de pirates et de malfrats qui aiment bien la bouteille, mais surtout voler celles des autres. Ils sont connus pour leurs incursions en territoires ennemis et leur manque total de prudence. Les Tonneliers de la Troisième roue les ont dans le collimateur, depuis qu'ils ont dévalisé une de leurs cargaisons de tonneaux.

Mara Camorazza
Nord (Raza Cala)
- Le Sourire de Venaportha : La bande menée par Raza Cala vit littéralement dans la terreur, chaque action étant menée par cet homme qui remet tout au hasard. Attaques plus ou moins risquées, vols parfois ridicules, parfois dangereux, coups d'éclat, ils sont imprévisibles et on ne sait où les attendre, ni comment les surprendre.
- La Vengeance de Rouille : Bande qui n'accepte que des roux en son sein et qui s'occupe de traquer les Jérémites qui se cachent à Camorr. Ils se battent contre l'esclavage, les horreurs perpétrées par les Jérémites, et vont de coup d'éclat en coup d'éclat. Ils se planquent dans la Mara Camorazza, mais tous les capas acceptent leur passage sur leur territoire. Tout le monde accepte leur mission et la respecte.

Sud (Marek Villo)
- Le Beau Théâtre de Fernando : Troupe de théâtre itinérante, une des rares bandes qui sort de Camorr à l'occasion pour aller voler et escroquer dans les villes voisines, à leurs risques et périls. Personne ne les tient en estime, pas même chez les Gens Bien, mais leurs représentations sont toujours complètes.
- Les Doigts Manquants : Être estropié d'une façon ou d'une autre est un prérequis pour devenir un Doigt et vu le nombre de membres que contient la bande, c'est à la mode. Rescapés de la guerre, mercenaires qui en ont vu d'autres, orphelins malchanceux, tout y est. Il paraît même que certains aspirants se font couper un minimum de deux doigts pour avoir le droit d'entrer dans la bande. Son garrista est Marek Villo, qui sait qu'au moins, aucun des Doigts ne lui manquera de respect, ou rira de son oeil manquant.
- Les Scalpés : Le nom est un héritage uniquement, venu d'un chef qui aurait été mal pendu sous le Pont Noir et qui serait tombé dans le canal en laissant tout son scalp dans la corde, et il n'y a aucun scalpé au sein de la bande du même nom.

La Lie (Marek Villo)
- La Porcherie : Ses membres sont nommés les Truies, les Cochons et les Verrats pour ses plus jeunes membres. Si la bande est très populeuse, peuplée par les divers enfants des adultes en âge de procréer, elle est très désorganisée.
- La Maque Heureuse : Bande d'anciens maquereaux et de connards qui ne digèrent toujours pas la prise de pouvoir des putes, bien que ce soit passé depuis longtemps, et qui continue de traiter les filles publiques de la pire façon, sans respect de leurs règles. Il n'y a pas de renouveau au sein de la bande et l'emplacement de leur quartier général est inconnu, ce qui rend difficile toute traque de ceux-ci. Ils occupaient auparavant le territoire de Varna, mais ils ont fui jusqu'à la Lie pour ne pas être repérés.

La Colline des Ombres (Vencarlo Barsavi)
- La Société de la Colline des Ombres : La Colline est le domaine incontesté du Faiseur de Voleurs et de ses gamins et la Société est donc la seule bande qui occupe les lieux. Le Faiseur de Voleurs est le garrista de la bande, chose qui n'est jamais discutée, et il s'occupe de récupérer et d'élever les gamins orphelins de Camorr. Certains restent avec lui pour plus longtemps que d'autres, mais ils sont tous à un moment ou à un autre vendu à un autre garrista, lorsque leurs capacités deviennent plus développées, ainsi que leurs affinités. Une grande majorité des enfants meurent de leur imprudence, pendus aux côtés des adultes. La Société se divise en deux catégories de voleurs, œuvrant sur un terrain différent.
La Rue : Séparée entre les Pognes, ceux qui font les poches des civils, et les Mariolles, qui se chargent de détourner l'attention et de créer les diversions. Les Pognes se doivent d'être plus habiles de leurs mains et capables de voler lestement, tandis que les Mariolles (généralement les plus jeunes) s'occupent du théâtre, de crier au voleur et de pleurer leur mère. Leurs camarades peuvent ainsi s'enfuir avec leur butin, volé dans les poches des passants, ou sur les étals.
Les Fenêtres : Petit groupe plus fermé d'élus qui gagnent leur vie après le coucher du soleil. Ses membres rampent sur les toits et passent par les cheminées, crochètent les serrures et se faufilent entre les barreaux des fenêtres pour voler à même les maisons. Pièces de monnaie, bijoux, blocs de saindoux, nourriture, etc. Leur statut est plus prestigieux, au sein de la Société, et ses membres habituellement plus âgés que les membres de la Rue.

Les Goulets (Vencarlo Barsavi)
- Les Couronnes Lourdes : Les nouvelles recrues de la bande se font appeler les Demi-Couronnes. Bande très hiérarchisée où les Demi-Couronnes font tout pour atteindre un poste de second et s'attirer le respect de leurs rivaux des autres bandes, donc d'amener des pezons par la force aux Couronnes Lourdes. Plusieurs jeunes recrues inexpérimentées se retrouvent donc à donner une partie de leurs recettes aux Demi-Couronnes. Bagarreurs, plus d'hommes que de femmes. Ils forment la plus grosse bande de Camorr.
- L'Orchestre : Musiciens le jour, mercenaires la nuit, l'Orchestre gravite dans toutes les îles de Camorr, joue parfois pour des membres de la haute-bourgeoisie, mais son QG est dans une chambre crasseuse des Goulets. Peu nombreux, les Musiciens remplissent des contrats sans avoir aucun scrupule et voyagent parfois pour parfaire leur art musical. Ils ont tous été formés par le même barde itinérant qui leur a aussi transmis le goût du sang au long de leur apprentissage et était leur garrista jusqu'à sa mort récente dans un canal, la gorge tranchée. Par mesure de sécurité, aucun des musiciens ne donne son vrai nom lorsque viennent les présentations.
- Les Assez-Futés : Bande de maraudeurs qui agissent surtout le long des quais, à repérer une éventuelle cible à détrousser tout en ayant un emploi rémunéré de canotiers et de transporteurs de passagers d'une île à une autre. Ils fournissent un transport rapide aux Gens Bien des autres gangs sous le même capa, et la personne qui les dirige se fait appeler Dent-Manquante. (cf République des Voleurs)
- Les Faux-Sourires : Nom ironique s'il en est, vu les gueules sombres que tire cette bande aussi peu active que difficile à attraper. Ils aiment à signer leurs rares larcins de dessins enfantins gravés dans le bois, pour ensuite ne laisser que peu de traces de leur venue. Ils dansent sur le fil des taxes non payées depuis un certain temps, mais ils ne semblent n'y voir que peu d'intérêt.
- Les Vingt-Trois Connards : Ils comptent quelques connasses et ont grossi en nombre depuis que la compagnie de mercenaires du même nom s'est installé dans les Goulets il y a une centaine d'années. Cette joyeuse bande aime festoyer, injurier, culbuter, se battre et peupler les tavernes de leurs couplets vulgaires et de leurs sales manières.  
- Les Gargouilles : Ils tirent tous leurs revenus d'un droit de passage sur le pont de pierre qui va des Goulets à la Mara Camorrazza, le territoire microscopique sur lequel ils règnent. S'ils ont fait allégeance, foncièrement, ils jouent pour eux et n'hésitent pas à laisser passer, qu'importe le sens, qui leur lâche des cuivres dans la paume.
- La Pleureuse : Ils se mêlent aux crieurs de morts, annoncent à tel homme ou telle femme que leur conjoint a connu un destin funeste (alors que la tendre moitié est trop occupée à l'autre bout de l'île par des complices). Ils réalisent une quête dans le voisinage de leur victime, soit disant pour aider le veuf ou la veuve et leurs enfants, et emportent la petite cagnotte avant que le faux-défunt ne réapparaisse.
- Les Guenilles : On les appelle aussi les Haillons, les Mange-Tissu et autres déclinaisons, parce qu'ils volent le linge pendu aux fenêtres et revendent les frippes pour presque-rien aux quatre coins de Camorr. Certains de ses membres seraient des lavandières qui jalousent les habits de leurs clients.

Le Chaudron (Vencarlo Barsavi)
- Le Souffle de Nara : Les Souffleurs sont spécialistes en simulation de différentes maladies infectieuses (sans être jetés hors de la ville) et profiter de ce théâtre pour circuler où bon leur semble.
- Les Flamboyantes : Aiment à voler des atours féminins, que l'on parle de bijoux, de robes, ou de parfums spéciaux, surtout auprès de la noblesse. Bien que la majorité soit composée de femmes, les hommes y sont aussi acceptés, malgré les nombreuses railleries.
- Les Filles du Voisin : Ses membres sont nommées les Voisines. Bande entièrement féminine et familiale, où on entre par le biais d'une aînée et ce dès l'enfance. Elles ont à cœur de récolter, créer et colporter des rumeurs. La garrista est une vieille grande-tante de près d'une centaine d'années, apparemment, et sa succession se fera à la plus âgée des Voisines.
- Les Prêtres de la Crasse : La crasse engendre la crasse, le Chaudron la pègre, et ces Prêtres font campagne dans les familles pour que les gamins rejoignent la plus grande famille de Camorr et soient placés sous le dieu mystérieux qu'est le Treizième. Il est rare que les Prêtres en question soit réellement ordonnés du Treizième, d'ailleurs.
- Les Amarantes : Recueillent les déchets des alchimistes, noirs ou agrégés, pour faire pousser une variété admirable de plantes empoisonnées et carnivores qu'ils aiment à disposer au hasard de Camorr.
- La Société du Caviar : À la rencontre de la Guilde des Cuisiniers et des Gens Biens, la Société du Caviar est maîtresse dans les plats truqués cachant des armes, des poisons et des messages. Et évidemment, les plats sont toujours délicieux.
- Les Braillards : Le Chaudron regorge de gamins hurlants, plus ou moins orphelins, utilisés par leurs parents pour détourner l'attention le temps de commettre quelques larcins. Les gamins sont emmenés dans les quartiers plus riches, pour effectuer leur œuvre, sans même savoir ce qu'ils font.
- La Société des Saisons : Ensemble de criminels qui n'œuvrent que pendant les saisons où la mer est fermée, les Vestes Jaunes supposent que ce sont des marins le reste du temps. Les membres de ce gang dépouillent les malheureux dans les rues pendant les nuits d'automne et d'hiver.
- Les Maternelles : Ses membres se spécialisent dans l'exécution du lait de pavot -ce qui leur vaut bien des regards sombres de la part des alchimistes noirs- pour réconforter les enfants bruyants et d'autres petits breuvages parfois empoisonnés, parfois uniquement planants.
- Les Égorgeurs du Chaudron : Ils égorgent, sans plus de cérémonie. La bande est une antiquité, dans l'univers des Gens Bien, et on y retrouve beaucoup les descendants des premiers fondateurs. Si leur terrain de prédilection est le Chaudron, ils y sont désormais confinés par toute la concurrence sauvage qui règne hors de ce territoire connu. (cf. livre)
- Les Francs-Fondeurs : Adossés à Fumehouille, ils étaient des récupérateurs de métaux, qu'ils fondaient et convertissaient en armes de fortune, jusqu'à ce que Barsavi les propulse faux-monnayeurs. Ils font encore le commerce de leurs épées, toujours de meilleure facture, pendant qu'ils brassent la monnaie venue de Tal Verrar en solons et tyrins bien camorriens.
- Les Deux-Cents Courages : La plus grande bande du Chaudron a été décimé par Barsavi au tout début de son ascension. Ceux qu'il reste sont appelés, non sans ironie, les Deux Sans-Courage. Oui, ils ne sont plus que deux.
- Les Héritiers de Markos : Voleurs et pillards sans envergure, ce sont surtout de féroces joueurs de balle-aux-mains. Ils nourrissent une rivalité sanglante et ancestrale pour les Tarés de Pleutcendres, alors qu'ils vivent tous sous la coupe du capa Barsavi.  
- Les Amasseurs de Verre : Ils défoncent les fenêtres des maisons pour financer le commerce des Vitriers, juste échange de bons procédés, et profitent de ces bruyantes diversions pour s'infiltrer par une autre entrée dans le logis qu'ils désirent cambrioler.
- Les Bouche-trous : Sans but précis, cette bande sert à ce dont elle est nommée. Ils bouchent les trous lors de certaines attaques, soutiennent leurs confrères et se retrouvent dans des actions qui dépassent bien souvent leurs connaissances. Pas bien bons criminels, sans être mauvais, ils dépannent les bandes sous Barsavi en se déplaçant selon ce qui est demandé.
- Les Amateurs : On forme beaucoup de racaille criminelle au sein des Amateurs. Les gamins les plus prometteurs du Faiseur de Voleurs sont achetés par cette bande, qui transforme ces amateurs survivalistes en criminels doués. Ils les revendent ensuite à d'autres bandes, qui parfois leur envoient leurs recrues les plus empotées.
- Les Affûtés : Et non pas les Assez-Futés, une bande complètement différente. Les Affûtés entretiennent et réparent les armes des bandes qui sont sous le même capa, leur évitant des visites plus coûteuses chez des maîtres en la matière. Ils peuvent également, moyennant argent sonnant, trouver une arme spécifique appartenant à une personne spécifique et la ramener... ou encore la reproduire.

Les Taudis de Bois (Vencarlo Barsavi)
- Les Revenants : Reprennent l'identité de Camorriens morts depuis plus ou moins longtemps, pour ainsi faire leurs trafics et leurs entourloupes sous divers noms intraçables. Paient un tribu à leur capa, mais également une somme minimale aux Yeux d'Or, aux Croque-morts et à la Société de la Colline des Ombres, qui les fournissent en fausses identités.
- Les Ténébreuses : Anciennes contrarequiallas qui recrutent quasi uniquement des jeunes femmes qui ont la même activité qui sont donc formées à cet art dangereux, en plus du vol et de l'escroquerie. Les moins habiles se retrouvent à gérer et truquer les paris des contrarequiallas de leur bande. Les rares garçons s'occupent des requins de Barsavi.
- L'Invasion verrarienne : C'est une insulte, un gant frappé au visage, que le nom de cette bande, créée et menée par Vencarlo Barsavi. Aux Camorriens haineux s'est donc ajoutée cette bande, composée uniquement de Verrariens, par désir de provoquer. Force est de constater qu'elle s'est imposée parmi plusieurs et que les envahisseurs ont gagné un terrain plutôt conséquent.
- Les Démons : Bande menée par un quatuor de Vadrans, venus à Camorr depuis un temps indéterminé. Leur accent est toujours aussi abominable, cela dit, allant même jusqu'à le cultiver, et leurs pezons sont triés sur le volet par leurs soins. Ils se spécialisent surtout dans des meurtres parfois propres, parfois abominables, et Barsavi apprécie leurs services comme bourreaux. Les quatre garristas sont connus sous des surnoms, soit La Splendide, Le Magnifique, La Dragonne et L'Intrépide. Il est de coutume d'avoir un surnom, dans cette bande, par protection surtout.
- Le Cirque d'Elenah : Circassiens qui font concurrence au Beau Théâtre de Fernando, jouant sur leurs plates-bandes avec aisance. Leur réputation est à peine meilleure, mais ils ont l'avantage de mêler d'autres arts à celui du théâtre et de savoir s'en servir efficacement pour détrousser leurs spectateurs.
- Les Dévoreurs de papier : Petite bande de littéraires aux connaissances impressionnantes sur la période du trône Thérin, amateurs de rhétorique, de jeux d'esprits et de magouilles élégantes. Ils ont bien peu d'estime pour les Faussaires, dont ils ne cessent de critiquer les imitations qui ne peuvent pas tromper les vrais amateurs comme eux.
- Les Sangsues : Au contraire de celles Canines (bien que quelques membres en aient la formation), celles-ci aiment uniquement rougir les eaux de Camorr et y attirer les requins, pour le simple plaisir de la chose. Ils font des bourreaux imaginatifs et acceptent de soigner les membres de bandes alliées pour une somme sonnante, discrétion parfois incluse.
- Les Parieurs : Ils s'assurent de truquer (parfois par deux fois) les paris sur lesquels les Gens Bien misent, organisent de fausses mises qu'il remportent entièrement, pour ensuite mieux disparaître et revenir sous de nouveaux faux noms à chaque nouvel événement sportif.

Pleutcendres
Nord (Bethe La Foudre)
- La Ceinture de Preva : Filles et petites-filles de prostituées, elles se déguisaient pour attirer le badaud et le dépouiller dans une chambre confortable. Entrées en conflit avec les Dockeuses, qui les accusaient de pourrir le business, elles ont été partiellement décimées (et jouissent d'une sale réputation parmi les criminelles). Reformée par Bethe, et complétée par quelques hommes, la troupe ceinture la demeure de leur capa contre ses ennemis.
- La Conjuration : Les conjurés n'existaient pas avant de promettre à la Foudre de la servir. Tous des gosses de Prendfeu, ils la connaissent depuis des décennies ou, plus jeunes, ils connaissent sa légende. Ils sont réputés fanatiques, amoureux d'elle et dépravés, trois caractéristiques pour entrer dans la Conjuration.

Sud (Vencarlo Barsavi)
- Les Visages Gris : Nom à cause de la cendre de Pleutcendres, dont leurs vêtements et leurs visages sont barbouillés pour masquer les identités et leur permettre de se mouvoir librement sur l'île.
- Les Vitriers : Bande qui propose une protection rapprochée aux échoppes des bourgeois ayant la mauvaise idée de travailler dans Pleutcendres. Ceux qui ne paient pas le racket ont tendance à voir leurs carreaux brisés par des jets de pierre de garnements -souvent les enfants des membres du gang- et doivent alors racheter des vitres aux Vitriers.
- Les Tarés (de Pleutcendres) : Fous furieux de balle-aux-mains, ils se jettent sur le ballon comme sur les couteaux de leurs ennemis. A l'aise au corps-à-corps, ils se font aussi appeler la Haine de Markos lorsqu'ils jouent, à la moindre occasion, un match contre l'équipe du Chaudron, les Héritiers de Markos. Leur capa n'arrive pas à éteindre la querelle qui occupe tout leur temps.
- La Vieille École : Bien ironique que cette bande qui prône les bonnes vieilles méthodes des Gens Bien ait donné son allégeance à Barsavi, un Verrarien qui n'ira certainement pas en remontrer à des Camorriens pur sang. Racistes, dédaigneux, supérieurs, les membres de la Vieille École regardent de haut les innovateurs et les originaux.
- Les Gredines : Elles font partie des anciennes bandes de la ville. D'une taille moyennant grande, les Gredines ont avalé les Filoutes et les Fripouilles, au fil des années, pour devenir une bande aux talents multiples (bien que tous moyens). Bien que pas exclusivement féminine, on y accepte néanmoins bien plus volontiers ces dames que ces messieurs.
- Les Blancs : Amateurs de j'attrape-le-duc, la version thérine des échecs, ils se désignent chacun sous les termes qui qualifient les pièces de ce jeu très populaire sur tout le continent.
- Les Salamandres cendrées : Ils font de la revente d'animaux de compagnie, rares et moins rares, aux bourgeois désireux d'avoir une volière garnie, ou un contingent de chiens bien dressés. Leurs bêtes ne sont pas toujours bien nourries, ni bien soignées, mais elles sont toujours suffisamment poudrées pour que rien n'y paraisse le temps d'une vente fallacieuse.
- Les Marins d'eau douce : Ils n'ont rien de marin, peut-être juste le mal de mer, et se font passer pour des officiels de la marine de Camorr pour s'aventurer sur les navires et y piller subtilement quelques effets qu'ils jugent superflus. Ils remplissent ensuite de faux rapports de pertes, falsifiés, pour effacer ce qui a été pris.
- Les Mal-lunés : Colériques et mal embouchés, ils obtiennent leurs gains en piquant de faux scandales dans les pâtisseries et les marchés, prétextant une viande pas fraîche (même si jamais acheté), ou un gâteau recouvert de mouches. Ils se font offrir un objet, en guise de réparation, parfois quelques pièces, et repartent avec leur butin sous des airs d'offensés.
- Les Enfants de chienne : Pas mal de prostituées ont donné naissance à des orphelins et certains d'entre eux se retrouvent acoquinés sous cette bannière, qu'ils veulent humoristique (même si elle recèle un fond de rancœur). Campagner pour un démantèlement des bandes de filles publiques n'est pas un bon choix, évidemment, donc ils se contentent de donner mauvaise réputation à certaines filles. Le client distrait se fait ainsi détrousser, d'un argent qu'il ne risque de toute façon plus de donner à certaines prostituées par la suite. C'est un jeu dangereux, mais ce n'est rien de plus illégal que le reste. Pour le moment.
- La Bonne poire : Ces faux commissionnaires proposent leurs services à des marchands, qui les envoient porter des effets à des camarades. Après quelques commissions bien effectuées et la confiance gagnée, ils disparaissent dans la brume avec ce qui leur a été confié pour une dernière fois. La bonne poire, pour ainsi dire, devient leur employeur du moment.
- La Farce : Les farces sont parfois celles des chapons, épicées aux laxatifs, ou encore celles qui s'amusent à remplacer les fausses lames des magiciens de cirque par de réels couteaux bien tranchants. Farceurs plus meurtriers que réellement amusants, ils taquinent les artistes et les cuisiniers de coups habiles qui ruinent leurs efforts. Le matériel jeté est ainsi récupéré et revendu et les plats empoisonnés simplement décontaminés et dévorés.
- Les Coups montés : Aux bandes les moins efficaces, les Coups montés vendent des arnaques toutes faites dont le pécule est ensuite divisé entre la bande acheteuse et celle qui a vendu le coup en question. Vols divers, petits meurtres, petites escroqueries, selon le montant, tout peut être exécuté et être signé d'une bande qui, en vérité, n'a pas levé le petit doigt.

Fumehouille (Bethe La Foudre)
- Les Brumes noires : Bande de pyromanes depuis leur plus tendre enfance, les membres de ce groupe ont appris à leurs dépens qu'il valait mieux parfois réfréner ses pulsions incendiaires en faisant partir en fumée un convoi de tissus luxueux qu'ils avaient intercepté, dans des temps immémoriaux. Depuis cet épisode, ils utilisent de l'alchimie de théâtre pour faire croire à des incendies et pillent les baraques et les échoppes. Ce sont d'ailleurs de grands amateurs des tragédies de l'époque du Trône Thérin.
- Les Ferrailleurs : Cachés parmi les forges (et protégés par les ouvriers qui sont souvent leurs parents, frères et soeurs, cousins), ils accumulent un butin métallique qui fait les fortifications entre Fumehouille et le Chaudron. Ils sont aussi connus pour leur modus operandi de guerilla urbaine. Ils connaissent bien leur quartier, ses cachettes, ses coupe-gorges, mieux que les types des Goulets ou du Chaudron qui s'aventurent chez eux.

Prendfeu
Est (Lore Mariana)
- Les Barons de Prendfeu : Bande très fermée et réputée comme très difficile à approcher. Ses membres se considèrent comme une noblesse parmi la pègre, d'où leur nom, vu leur ancienneté et leur transmission mêlant hérédité et méritocratie. Ils portent une grande attention aux objets de leur larcin autant qu'à leurs manières et à leurs alliés. Leur pédanterie ne les rend pas moins redoutables, cela dit.
- Les Maraudeurs : Les Maraudeurs et les Maraudeuses formaient une seule et même bande, avant la guerre des capas. Les femmes ont décidé de suivre Bethe, dans un soucis de soutien féminin, tandis que les hommes ont pris le parti de Lore Mariana, l'époux cocu. Plusieurs mariages ont ainsi fini abruptement et de toutes les bandes, ce sont les deux qui se déchirent avec le plus de vigueur.
- La Main d'Azri : Lore Mariana est le garrista de cette bande de combattants qui répond autant au Treizième qu'à Azri, au point d'en porter les couleurs du clergé, soit le gris et le rouge. Soldats devant payer de vieilles dettes, capitaines pervertis, mercenaires, combattants de la guerre des Mille Jours, leur recrutement est prudent par le garrista qui est en même temps leur capa et faire partie de cette bande est un honneur.

Ouest (Bethe La Foudre)
- Les Maraudeuses : Les Maraudeurs et les Maraudeuses formaient une seule et même bande, avant la guerre des capas. Les femmes ont décidé de suivre Bethe, dans un soucis de soutien féminin, tandis que les hommes ont pris le parti de Lore Mariana, l'époux cocu. Plusieurs mariages ont ainsi fini abruptement et de toutes les bandes, ce sont les deux qui se déchirent avec le plus de vigueur.
- La Belle Escorte : Du nom d'une ancienne maison de passes, les membres de l'escorte occupent les lieux et y accueillent tous les miséreux qui réchappent des épidémies mais dont la maison et les possessions ont péri par le feu. Mélange de mendiants, d'estropiés, d'orphelins, ils forment une grande famille, très soudée mais aussi très vulnérable.
- La Confrérie de la Poudre : Artistes de la diversion, ils frayent avec les alchimistes noirs pour obtenir des poudres de toutes sortes : opaques, irritantes, à diluer dans l'eau ou à cracher au visage. S'ils passent surtout pour des farceurs, et qu'ils s'adonnent rarement au meurtre, les avoir pour ennemis peut rendre la vie pénible, voire faire perdre la vue.

Colline aux Murmures (Lore Mariana)
- Les Croque-morts : Pilleurs et videurs de tombes, déterreurs de morts à revendre aux alchimistes noirs, voleurs de reins et de foies à utiliser dans des trafics quelconques d'ingrédients. Rares sont ceux qui rejoignent les Croque-morts, habituellement les gamins les plus louches du Faiseur de Voleurs.

Tertre du mendiant (Bush Strozzi)
- Les Yeux d'or : Ils se font passer pour des fossoyeurs, pour mieux enterrer, déterrer et enterrer à nouveau les cadavres des plus nantis. le but de l'opération ? Dépouiller les cadavres de leurs atours riches et de leurs bijoux, à revendre au marché après un nettoyage sommaire pour en enlever l'odeur sinistre de mort.

Quiétude (Bush Strozzi)
- L'Ambassade : Dirigé par Strozzi lui-même, chaque ambassadeur est fin négociateur au commerce et à la guerre. Il les envoie, en émissaires, dans tous les coins de Camorr pour s'attirer l'amitié de tel bourgeois, la bienveillance de tel magistrat, la patience de tel usurier. C'est un clan dispersé, retors, qu'on ne voit jamais s'acoquiner alors qu'ils jouent pour eux contre tous les autres.
- Les Boulangers : Appelés ainsi à cause de la force de leurs poings et de leur technique de "pétrissage" des visages de leurs victimes, les Boulangers ne sont pas du tout du style à aimer se beurrer la biscotte, loin de là. Ils prospèrent et sont spécialisés dans l'agression de bourgeois un peu trop riches et pas assez prudents qui traversent Quiétude en direction du Quartier des Temples. Si les îles des Temples sont sacrées, celle de Quiétude est leur terrain de chasse favori, où les imbéciles se croient en sécurité à cause du nom trompeur.
- Les Échappés : Bande plutôt réduite, dont le garrista est l'artificier Vasco Veridian. Terreurs des geôles, ils se spécialisent dans l'évasion, avec plus ou moins d'effets selon la situation. Trafiqueurs de serrures pour la majorité d'entre eux, ils poussent le vice jusqu'à prendre la place de leurs clients pour ensuite doublement s'évader en bonne et due forme. Leurs talents en font des Gens Biens très courus et ils peuvent se permettre de choisir ceux à qui ils pourront délivrer leurs services, généralement d'autres bandes de Camorr.
- La Quiète Canaille : Ces petits bourgeois ont renoncé à quelques privilèges pour s'offrir le frisson d'appartenir aux Gens Bien. Bush Strozzi les traite bien aussi longtemps que leur comédie lui rapporte une belle redevance. Cette racaille endimanchée fait doucement ricaner leurs pairs et, malgré tout, cela les laisse relativement tranquilles.
- Les Piocheurs dans les Poches : Plus pillards que piocheurs, c'est dans les poches des dieux qu'ils chapardent. Comme leur capa, ils préfèrent la richesse à la piété et ils sont des rares à oser profaner des temples et voler des prêtres. Par conséquent, ils ont très mauvaise réputation, chez les Gens Bien comme dans le reste de la société camorrienne.  
- Les Vestes Pourpres : Clin d'oeil à ces anciens camarades Vestes Jaunes, Bush a réuni un ramassis d'assassins, d'anciens soldats et autres porte-lames pour s'en faire une milice privée. Il manque un peu d'éducation et, à l'origine, ils s'appelaient les Vestes Blanches mais à part ça...

Eau de Rouille
Nord (Felipe)
- Les Vieux Briscards : Felipe a été placé à la tête de vieux soldats de la Guerre des Mille Jours et d'autres combats contre diverses cités thérines, les plus éclopés et écorchés, paranoïaques et fanatiques des embuscades en pleine nuit, incapables de dormir sur leurs deux oreilles qu'ils sont. Ils regardent de haut leur gringalet de garrista, un Verrarien par-dessus le marché, et l'entente est généralement mauvaise.
- Les Mirés : Ils sont complètement shootés et ce la très grande majorité du temps, de plusieurs drogues parfois non identifiées. Leur activité principale est d'attendre des visions pour ensuite les suivre et voler les personnes indiquées par celles-ci, avec des résultats assez aléatoires. Entre eux, ils aiment à s'appeler « les Veilleurs », mais il faut croire que leur premier nom leur colle à la peau.
- Les Pas-Perdus : Ancienne division des Sauteurs de Canaux, capables d'intercepter les transports des marchands qui ont appris à éviter les bandes postées à la Porte Cenza et à passer par divers raccourcis longtemps inconnus et inexplorés.
- Les Danseurs du Carnaval : Amuseurs de rue, acteurs et chanteurs, ils effectuent des tours de fausse magie en cachant des lames dans leurs manches et détroussent ainsi leurs clients en leur tranchant superbement la gorge. Ennemis du Cirque d'Elenah, du Beau Théâtre de Fernando et de l'Orchestre, pour leurs magouilles meurtrières qui rendent méfiants tous les chalands.
- Les Nouveaux Eldrens : Vivre dans les structures abandonnées par les Eldrens a sérieusement affecté les premiers membres de cette bande, qui croient fermement au retour de cette civilisation mystérieuse. Ils les prient et les chérissent, jusqu'au détriment du Treizième, et les autres les évitent donc comme la suette nessekoise.

Sud (Lore Mariana)
- Les Gamines : Jeunes femmes faussement innocentes qui ont appris à la dure à cacher des stylets sous leurs jupons pour ensuite mieux les sortir lors de rendez-vous faussement galants avec de jeunes hommes subitement démunis. Certains trucs leur ont été enseignés par des putes de Camorr, mais elles ne se prostituent évidemment pas.
- La Mâchoire : Chaque membre est un Croc et est connu pour une brutalité sans pareil, ainsi qu'un maniement des armes efficace. La Mâchoire est une bande dérivée de la Meute du Rhum, certains de ses membres les plus agressifs s'étant dissociés de la bande originale pour se regrouper sous un nouveau nom. Ils gardent donc certaines coutumes communes, comme le fait de toujours se balader au minimum en duo.

Porte Cenza (Azaria)
- Les Sauteurs de Canaux : Bande de Camorriens de naissance, ils connaissent par cœur le sens de tous les passechats de la ville, chaque tunnel et chaque raccourci qu'offre les lieux. Ils sont de précieux alliés, lors des fuites et des embuscades, mais peuvent également vous mettre en erreur, s'ils vous ont dans le collimateur, et vous faire atterrir directement dans un nid de Vestes Jaunes.
- La Meute du Rhum : Leurs membres s'appellent les Chiens du Rhum (chaque membre est donc un Chien) et il est commun que toute la bande vous tombe sur le dos sans vous prévenir. Ils se promènent toujours au minimum en duo, par précaution.

Eau rouge (Azaria)
- Les Mains Rouges : Cette bande a hérité son nom du quartier où ils sévissent et de la teinture qui tache leurs mains sans qu'un lavage puisse faire partir complètement la chose. Les membres ont pour garrista le meilleur combattant d'entre eux et ils s'entraînent donc régulièrement, ce qui en fait une bande redoutable.
- Les Coupe-Lard : La bande menée par Azaria Arando aime bien à tailler dans le gras des marchands de passage, leur extorquant des taxes ridicules pour avoir le simple droit de passage (et encore, ça, c'est l'aller : le retour n'est pas inclus). Ils ont également une doctrine plutôt extrémiste, envers les Thérins racistes, et il n'est pas rare qu'eux aussi se voient délestés d'une partie de leur butin... ou de leurs membres.
- Les Bleus : Au contraire des Mains Rouges, ils font tout pour que les milices ignorent leur point de chute, préférant encore frapper leurs jusqu'à ce qu'elles bleues et violettes d'ecchymoses plutôt que d'y laisser le rouge caractéristique.

Chute aux Moulins (Azaria)
- Les Tonneliers de la Troisième Roue : Association de faux hommes d'affaires qui tiennent pignon sur la rue des Sept Roues, mais dont la fausse échoppe est toujours fermée. Ils pillent le vin et la bière des réels tonneliers et marchands, cela dit, pour mieux garnir leurs propres tonneaux.
- Les Mômes du Vicomte : Ont à cœur la notion de diplomatie, au contraire d'une élection à vie qui rappelle la monarchie, et élisent donc leur garrista deux fois l'an.
- Les Ouvriers Fainéants : Se font passer pour des ouvriers en déplacement, d'un projet à un autre, et en profitent pour piller des chantiers et emporter divers matériaux à revendre. La légende veut que toute la bande, jadis, ait été pendue suite à une erreur. Faussement travailler lors d'un Jour Fainéant n'est certainement pas une bonne idée... Le nom est resté, rappel funeste de cette erreur.




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Pègre camorrienne
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