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Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad)
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Message(#) Sujet: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 18:13


Assad Messara
INVENTÉ - TAHAR RAHIM




Espérance de vie

En m'inscrivant, j'accepte de faire subir les pires tourments à mon personnage. Il a d'ailleurs beaucoup de chance de m'avoir comme créateur. En créant ce personnage, et en prenant en compte son existence débauchée, son métier dangereux, son jeune âge et enfin ma propension à lui pourrir la vie, j'annonce en toute objectivité qu'il a une espérance de vie qui s'élève à 36 %.

D'ailleurs, un jour, si son espérance de vie vient à avoisiner les 0%, je serai partant pour le tuer.


balladur / dante

Comme je l'ai déjà dit, j'aime les princesses.


adorateur de venaportha

Prénom : Assad, du nom d'un rejeton de Therim Pel.
Patronyme : La maison Messara a plusieurs siècles de noblesse, alors qu'il a suffi d'une seule génération pour la jeter dans l'agonie.
Surnom : Gamin, il était Soricidae, ce qui, en ancien thérin, désigne une large variété de rongeurs. Le pirate devenant, il a hérité des sobriquets inhérents à ceux de son espèce sans qu'il ait assez de légende pour devenir autre chose que le pisse-bleu camorrien à Port-Prodigue et le fugueur de Camorr.
Âge : Trente-trois ans.
Profession : Capitaine de l'Ausilia (ou la grosse Ausilia), un navire pirate qui appartient en fait à Chiara Hajek et qu'il a remporté lors d'une partie de cartes très très (trop) alcoolisée. Il est aussi l'héritier légitime du titre de Don Messara et donc pair de Camorr.
Statut : Célibataire, sauf si harceler sexuellement son capitaine a fini par lui prodiguer un statut. Il est, en revanche, le père d'Anahita, huit ans, et Qassim, six.
Allégeance : Assad s'est prêté serment - sa loyauté ne va pas au-delà. Il dirait que se prosterner aux pieds d'untel ou d'un autre, c'est un coup à se faire mal aux genoux plus qu'une pute dans un port.
Date et lieu de naissance : Le vingtième jour de Marinel de la 74e année de Venaportha (505) dans la demeure des Messara, l'Aghia Triada.
Origine : Camorrienne.
Divinité principale : Un pirate est forcé de craindre Iono, mais il se méfie de tout le Panthéon. S'il savait son existence, ce serait le Treizième.
Caractère : Inconséquent, cynique, loyal, jouisseur, pugnace, avide.  

Rumeurs & murmures

« Tu sais quoi ? J'ai bien réfléchi, et... je préfère ton frère.
- Papa...
- Je viens de parier mon arbalète préférée - tu sais que papa l'adore, hein - et je regarde mes cartes, là, et je crois bien que tu viens de la gagner. Alors désolé mais, pour les dix prochaines minutes, je préfère vraiment ton frère. »



« 'Connais pas d'Assad chez les Messara. Désolé, vieux.
- Faites un effort...
- Siham, Imene, Jad, Nour, Charif, Haïm. Non, non. Le compte y est. Après, s'ils ont eu un chien ou un canasson, je sais pas, moi. »



« Mais, Chiara et Assad, ils... 
- Ils quoi ?
- Oh, tu situes.
- C'est possible l'amitié entre un homme et une femme, tu sais !
- Ouais, enfin, l'amitié entre un homme et une femme, pour Assad, c'est possible si la femme aime la ch... les femmes ! »



« Trois ans à faire la bonniche à Port-Prodigue, merci bien.
- Ils auraient pu le buter, remarque. Puis, à l'origine, y'avait une histoire de rançon, je sais plus quoi. C'est après qu'on n'a plus su quoi foutre de lui. Fallait l'occuper.
- Et, du coup, il a récuré les cailloux et il est monté sur un navire cent ans après les autres.  T'imagines le retard accumulé ?
- Oh bah il l'a rattrapé. En tous les cas, en alcool, il a rattrapé. »



« QUELQU'UN VOIT QUI C'EST, L'AUSILIA ? NAN ? Bah tu vois, ça doit être un repère à clodos. »



« Rappelle-moi comment ils ont tranché le nom du bateau, déjà ?
- Je dois vraiment tout retranscrire ou juste te décompter le nombre de bouteilles siphonnées ? »



« Qassim et Anahita, là, c'est les gosses de qui ?
- D'Assad.
- Merci. Mais qui d'autre ?
- Probablement ?
- Humpf ?
- Une femme. »



« Quelles sont mes chances ?
- En admettant que votre frère revienne et revendique le titre ?
- Non, non, en admettant que mon frère devienne mage-esclave, baise la Duchesse et se creuse une piscine dans la Mer de Fer...
- ...oui, bon. En admettant ça, vous êtes baisé.
- Mais s'il meurt ?
- Ah, là, ça va mieux ! »

chaotique moral
« Por el amor de amar. Por el amor del mar. »

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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 18:14


Pour quelques milles de plus...
Plutôt que de tout voir s'effondrer, j'ai préféré tout détruire.




Compétences

D'extraction noble, il a fallu lui enseigner l'ancien thérin, l'étiquette, l'Histoire, les armes et le restant de la panoplie. Après quinze ans sans avoir jamais accompli la totalité de son éducation, il lui reste des miettes ; il connait plus de mots pour évoquer les putes qu'il a de vocabulaire dans le noble langage de Therim Pel ; il sait manger plus proprement sur le cul d'une ingénue qu'il ne se tient à table ; il boit, en une soirée, ce que contient la cave des Messara.

Si les rouages d'un navire n'ont pas de secret pour lui, la navigation est plus obscure. Le fait est que son temps en mer a été dépensé dans les voilures et les assauts. Parce qu'il a la confiance et la loyau-té de l'équipage, Assad fait un meilleur second que capitaine.

As de la bagarre de taverne, il aime le combat rapproché, aux poings ou à la lame très courte. Sa technique est plutôt considérée comme non-létale, qui économise la vie ennemie si c'est possible. Ses deux sabres sont un peu moins catégoriques sur la question.

Avec sa vue misérable, tous les engins de jet lui sont interdits.

Il nage. Escalade. Se vautre. Dans des lits ou sur le pavé.

Si un poète résumait : il sait vider les bouteilles et remplir les filles.



Le martyr de Therim Pel - 203

Né autour de la 46e année de Dama Elliza (178), Assad fut l'un des derniers princes du Trône Thérin – peut-être le dernier. Cinquième ou huitième fils de l'Empereur, selon les traductions, il portait les armes sous le commandement de son frère, Lazare, et, disait-on, était plein d'une humilité qui séduisait les Douze. Il était, en outre, courageux sans excès, modeste dans sa violence et bienveillant à l'égard des moins fortunés par le sort ; à tel point que Preva elle-même lui avait attaché l'amour de la plus belle jeune fille de Therim Pel. Ils allaient se marier et, parce qu'Assad ne monterait jamais sur le trône, ils devaient vivre une vie paisible et retirée du monde.  

Son père, qui s'ignorait dernier Empereur du Trône, commit néanmoins le fol et mortel impair d'offenser les Mages Esclaves. Après que ses sorciers eurent été envoyés et sitôt massacrés, il fit lever les légions impériales et marcher sur Karthain. Répondant de son devoir de prince, Assad les conduisit.
Les instruits du Collegium Thérin racontent que le jeune prince, et général de l'Empire, conscient de l'iniquité du combat, aurait posé les armes devant un Mage Esclave et offert sa vie pour la survie de Therim Pel. A Ashmere, on dit qu'Azri, Morgante et Aza Guilla étaient fâchés de l'orgueil de l'Empereur, qui leur coûterait bientôt la fin des temples à travers tout le continent, et que, pour le punir, ils forcèrent l'esprit d'Assad et sa funeste reddition.

Quand les armées thérines parvinrent à la bordure Est de Karthain, le corps dépecé du prince gisait en haut d'un mât. Il fut impossible de le décrocher avant l'engagement du combat et, curieusement, on aurait dit que ses yeux, vitreux, éteints, veillaient le massacre avec indulgence.


L'étranger à Camorr - 521

Je n'irai pas faire cette guerre. Je n'irai ni tuer ni mourir. Oxmo Nicovante a sa guerre et que les Douze prennent en pitié tous ceux qui voudront bien couvrir de leur sang sa bannière. Mais pas moi. Je n'irai pas, je l'ai décidé ce matin. Je crois l'avoir décidé il y a des années, quand les autres disaient les serments et louaient la splendeur, l'éternité de Camorr. Car c'est bien l'objet de ces meurtres, n'est-ce pas ? C'est la raison de l'héroïsme que je vois aux fenêtres, aux ponts et aux portes de la ville. Je te le demande : cette cité vaut-elle vraiment qu'on se batte, qu'on tue, qu'on meurt, pour elle ? Elle ne m'aura pas, moi. Elle ne ferait rien des tripes d'un si petit baron. Et je ne ferais rien de la gloire d'être mort pour elle. Je ne veux pas.

Pire que cela : je refuse. 



L'esclave des Vents Fantômes - 523

Une poigne solide l'envoie rouler dans le sable, truffé de pierres, d'éclats de bois et de bris de verre. « Tu feras pas l'affaire, gamin ! » « Pourtant j'ai foutu ta mère ! » Les paumes griffées, Assad se ramasse sur les genoux et les cheveux moites, qui lui retombent sur le visage, n'effacent pas totalement le défi qui loge dans son iris ou le rictus qui mord le coin de sa bouche. L'autre, un homme solide à la barbe sombre et drue, les jauge, sa langue et lui, depuis le quai ; il a l'air rude des pirates mais, pour Assad, il a l'air des hommes accomplis qui lui refusent obstinément l'entrée parmi eux. « Et qu'est-ce que tu crois que ça fait de toi ? » « Ben, ton père ! » Le pirate éclate d'un grand rire, auquel une assemblée de gaillards fait de l'écho, avant d'être étouffé par tout le poids de son jeune assaillant. A l'épaule, Assad le renverse sur le dos et il enfonce ses poings dans tous les plis, de gras et de tissu, qu'il trouve. Contrairement à ce qu'il imaginait, il rencontre de la résistance et ce qu'il prend d'abord pour l'asphyxie de sa victime n'est, en fait, qu'un ricanement qui n'arrive pas à se déployer tant il est grand. Le pirate n'a aucun mal à le rejeter contre les lattes irrégulières du quai et à se relever pour lui ficher un coup dans les côtes. « T'as nettement plus de couilles qu'à ton arrivée, le camorrien, je te reconnais ça. » Le temps de finir, il grogne entre ses lèvres parce que l'autre gigote : « Non, non, laisse ma pauv' mère, maintenant. » Pour s'en assurer, il savate encore l'abdomen.

« T'attends quoi pour ramasser les deux bouts de bois qui t'appartiennent et monter ton cul sur mon navire ? » Tout l'équipage de l'Infortune entoure encore Assad lorsqu'il déplie ses douleurs pour dresser l'oreille. Personne n'a l'air surpris, si ce n'est lui. Un type va jusqu'à l'empoigner pour le mettre sur ses jambes. Un autre lui frappe l'épaule avec tant de violence qu'il fait un aussi bon camarade qu'il ferait un bon assassin.  « De toute façon, crache le capitaine en remontant le quai, je te donne six mois avant que tu chouines pour qu'on te débarque sur le continent et qu'on te ramène à ta maman. Et tu dois manquer à ta maman, pas vrai ? » L'air d'avoir oublié quelque chose, le pirate s'arrête et pivote légèrement. « Laisse-moi deviner, fait-il en se tournant complètement vers Assad, dont il découvre l'impeccable sourire. Tu lui manques pas autant que tu manques à ma mère, c'est ça ? »


L'amant de la Mer de Cuivre - 536

« Elle est partie. » Les phalanges de Chiara attrapent son épaule et pressent la clavicule. Une douleur vague sous l'épiderme, Assad ignore si elle veut le punir ou si elle cherche à le consoler. Il pivote lentement et fiche son regard dans le sien. « C'était couru d'avance, pas vrai ? » Le nouveau capitaine de l'Ausilia ne répond rien à son air triste, qui naît et meurt partout sur son visage et dans son corps comme un fourmillement de maladie. Abattu, et le sentiment qu'on fouille sa poitrine à la pointe de fer, Assad détache les yeux de Chiara et cherche dans les horizons qui baignent tout Montierre. Il n'espère pas voir son fantôme, juché sur le pont d'un navire, qui prend le large : Sohane a disparu il y a plusieurs heures maintenant et, cependant, il a tardé à venir. A force de se sonder l'âme, le ressac et les quais, il a perdu le fil de sa colère et s'est laissé plonger dans une torpeur doucereusement abrutie. Alors qu'il se tient au côté de la meilleure de ses amis, de son mentor et capitaine, il ignore quoi lui raconter. Alors que dire à Ana et Qassim ? « Je leur parlerai, si tu préfères, elle devine habilement. » Chiara propose en sachant qu'il refusera. « Non, il tranche comme convenu. Non, ça ira. » En empiétant sur sa douleur, elle essaie de le faire parler. Ils se connaissent assez pour le savoir et le faire tout de même. Et c'est vrai, en un sens : Assad aimerait se saouler et se répandre en plaintes, pleurer peut-être, hurler pour sûr, et commettre deux ou trois méfaits qui le soulageraient de sa violence et de sa vengeance. Pour l'instant, sa gorge serrée rien qu'à l'idée de formuler le fracas de ses émotions lui assure que c'est impossible. Et puis il doit parler à sa fille et à son fils, il doit leur dire que leur mère est partie. Qu'elle les a tous abandonnés. Mais, ce faisant, il doit passer sur l'égoïsme, la rancoeur et les mille qualités qu'Assad veut prêter à Sohane sur le moment. Il doit dire ce qu'elle a fait en taisant ce qu'elle est. Dans leur intérêt pour l'amour de son souvenir. « On va aller boire, décide Chiara avec conviction. » « Et baiser. » Elle jauge son second quelques secondes, l'air de flairer un piège : « On va boire à la piraterie et baiser des pirates alors, hoche-t-elle le crâne. » « A vos ordres, capitaine. »


Le maître de l'Aghia Triada - 539

« Sorici ? » Le poing roulé dans la paume, Assad fixe les aspérités étudiées des pavés. La cour qui cercle la fontaine en est couverte – des tons chauds, délavés – et les sillons sont pleins d'enduit aux finitions parfaites. Le menton ainsi contre le torse et les yeux rivés sur le sol, il refoule sa surprise. Il ne détermine pas ce qui le bouleverse le plus : entendre ce surnom, quinze ans après être parti, ou qu'il soit prononcé par ce timbre mûri. En ramassant son courage, Assad rencontre les yeux qui le cherchent. Bien qu'ils soient instruits de qui ils sont, les deux hommes ne se reconnaissent pas. Une pointe de déception se mêle à la crainte d'être mal accueilli : si son frère l'appelle ainsi, comme s'ils logeaient encore dans leur adolescence, c'est seulement qu'on l'a annoncé. « Sorici, c'est toi ? » Haïm était un garçon, à l'époque. L'un de ses rares cadets. Désormais, le soleil ternit quand il paraît : il est puissant, et digne. Le contraste ne doit en être que plus saisissant pour lui, puisque ce qu'il a gagné en superbe, Assad l'a gagné en indigence. « Écoute, dit l'aîné. » Il n'a pas le loisir de cracher d'autres mots qu'Haïm se jette sur lui. Si son premier réflexe est de chercher la dague dont la soudrille l'a dépouillé dès son entrée, il réalise bientôt que cette étreinte ne se veut pas mortelle. « Je t'ai cru mort, souffle son frère à son oreille. » Ne sachant pas quoi faire des mains qui n'ont pas à le défendre, il enlace les épaules solides d'Haïm. « Tout le monde te croyait mort. » Ils s'écartent. Puis se distancent. « Viens, suis-moi. C'est toujours chez toi. Tu as l'air affamé. »

Ils sont assis de part et d'autre d'une table de salle à manger. On a rempli et tendu un verre à Assad – qui ne goûte pas le vin puisqu'il n'a rien vu de celui qui l'a versé. Ses précautions jurent avec la chaleur qui émane d'Haïm. A l'inverse, il avale fiévreusement chaque gorgée et darde sur son frère une impatience qui ne se cache pas. Ces effusions, à vrai dire, doublent son inquiétude. Il est à Camorr sur invitation, il est vrai, mais c'est Camorr... « Emilio t'a retrouvé, finalement. » Pesamment, il hoche le crâne. Emilio était un homme de leur père et, alors qu'il avait vécu assez longtemps pour se retirer de sa vie de mercenaire, il a choisi de dépenser ses derniers mois d'existence à le chercher, lui. Il s'était porté volontaire, avait-il assuré, et c'était important. « Il avait bien vieilli, affirme Assad en jouant avec le bord de sa coupe. » « Et toi ! regarde-toi ! rétorque Haïm dans un rire. » Il racle sa chaise sur le carrelage et s'approche. Quelque chose murmure au pirate qu'il doit se lever, selon des restes lointains de l'étiquette. Son cadet lui empoigne l'avant-bras. « Quand j'ai envoyé Emilio après toi, on m'a juré que ce serait en pure perte. » Un souvenir particulièrement triste a l'air de lui revenir, mais le voile devant ses pupilles se disperse avant qu'Assad s'imagine l'interroger. « Je suis si heureux de te voir ! Tu... Qu'est-ce que tu as ? » Haïm l'attrape à l'épaule et chasse la vapeur de sa pensée. « Je suis parti il y a tellement longtemps. » « Mais tu es revenu, persiste Haïm en serrant son frère dans sa paume. » « Parce qu'Emilio me l'a demandé. » Il se renfrogne, comme s'il était étreint par la honte ou seulement par la vérité. « Ou plutôt parce qu'il portait la nouvelle de la mort de Père. » Silencieux, son frère ne témoigne ni surprise ni intérêt pour ce qu'il dit. « Je n'espérais pas un tel accueil, poursuit Assad comme on veut éclairer un imbécile. » « Si tu veux des reproches, nos sœurs seront ravies de te retrouver, éclate Haïm d'un rire qui, pour la première fois, a quelque chose de grinçant. » « Mais toi, insiste le prodigieux. Tu n'avais pas quinze ans. Et tu savais qu'Emilio ne me ferait pas revenir pour l'amour de ma patrie. » A présent, il le relâche. Une gravité qui ne lui va pas bien, Haïm fait le tour de la tablée et attrape quelques grains de fruit qu'il fait glisser entre ses lèvres. Toujours sous le regard blessé d'Assad, il se rassoit et la bonne humeur qui le peignait s'est parfaitement évanouie. « Tu es revenu pour ta part de l'héritage, convient-il doucement. » Il paraît le savoir depuis longtemps, depuis toujours.  

« Lorsque tu es parti, Mère a refusé de spolier la part qui te revenait. Comme tu le sais peut-être, c'est sa famille qui a soldé les dettes des Messara et permis de conserver ce palais. Elle en était le propriétaire pendant que Père n'en avait que la jouissance – au titre de Don Messara. Plus tard, elle a fait diviser l'Aghia entre trois de ses fils : Charif, toi et moi. Imene et Jad étaient déjà mariées et disposaient de leur propre demeure et de leurs propres gens. Quant à Nour... eh bien, les medekiners ont avancé qu'il était plus sage de l'écarter – je te le raconterai plus tard. Et Siham, tu vas demander ? Emilio te l'a dit, peut-être ? Son pacte avec les verrariens est monté aux oreilles du Duc trois ans après la fin des Mille jours. Il était trop orgueilleux pour l'exil. La vie a été un peu difficile, ici, après ça. Et il a été d'autant plus important d'unifier notre héritage. Mère a donc partagé l'Aghia afin qu'aucun ne puisse en disposer intégralement, et le dilapider. Au début, j'ai pu combattre le tiers de Charif par le mien. Puis Père est mort et il est devenu Don Messara. Les lois camorriennes sont salement compliquées. Reste que son titre lui a donné des droits sur les richesses de son frère disparu, c'est-à-dire toi. Tous les juristes que j'ai consultés s'accordent à dire qu'il a le droit de morceler, pierre après pierre, la fortune des Messara et cette entreprise suicidaire s'est intensifiée depuis qu'il fréquente cette garce de Donna Beatriz... J'ignore ce qu'elle lui a promis mais Charif a l'intention de lui céder l'Aghia Triada et tout ce qui appartient à notre famille. Alors, mon frère, si tu te sens coupable, cesse de te troubler : je suis intéressé, moi aussi. Je suis ravi de te retrouver, Assad, mais ce que j'attends de toi, c'est que tu revendiques ton titre et que tu m'aides à vaincre Charif. »


La chronologie (ce que l'histoire ne dit pas)

505 - Naissance d'Assad, troisième fils et cinquième enfant d'Elie Messara et d'Ausilia Gesufal : Siham, Imene, Jad, Nour, Assad, Charif, Haïm.
517 - Lors d'une initiation à l'arbalète, il défigure son frère aîné, Nour, et on lui trouve un défaut permanent de la vision au-delà de quinze coudées.
520 - Il est mis aux arrêts pour tentative d'escalade d'Ambreverre. De sales fréquentations en menus forfaits, il est gardé trois jours à la Vieille Citadelle.
A cette époque, il rencontre pour la première fois Sohane.
521 - Pour fuir Camorr, il embarque sur une gabare marchande pour Issara. Le navire est attaqué en mer de Cuivre et il est ramené à Port-Prodigue.
523 - On le libère de son servage artificiel et il devient officiellement pirate. Il réembarque sur l'Infortune, le navire qui l'avait capturé.
527 - Début des campagnes tamalekoises contre les pirates qui approchent fréquemment les côtes. Armée par Tal Verrar et Talisham, la cité se compose une flotte de riposte. Lors d'un assaut, Sohane est capturée par l'Infortune.
Elle est expulsée de Port-Prodigue avant la fin de l'année
530 - Fin des hostilités quand le conflit se déporte vers Tal Verrar. Employée par un de ses ressortissants, Sohane prévient Assad d'une embuscade.
Ils s'installent à Montierre, où Assad s'enrôle dans la milice.
531 - Naissance d'Anahita
532 - Il réinvestit l'Infortune et reprend la mer quand Sohane reste à terre.
533 - Naissance de Qassim
536 - Le capitaine vieillit et rechigne à s'aventurer. Pour toute mutinerie, il est débarqué, flanqué de ses fidèles. Chiara devient capitaine, Assad second, et l'Infortune est rebaptisé la grosse Ausilia.
Sohane quitte Assad, et lui laisse Anahita et Qassim.
538 - Emilio, un vieux porte-glaive de Don Messara, l'attend à Port-Prodigue et lui apprend sa mort, l'année passée. Un héritage l'attend et, pour éponger ses dettes, Assad persuade Chiara de s'y rendre.
539 - L'Ausilia accoste sur le continent, à cinquante kilomètres de Camorr.

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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 18:28

Les océans se remplissent. :dante:
Il promet le bougre (encore plus le duo Chiara / Assad, je renifle un potentiel troll-swag à des lieues), j'ai hâte de le voir en jeu, surtout s'il s'aventure sur la mer de Cuivre, IYKWIM. :krr:
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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 18:38

C'est avec c'te bogoss que tu me trompes ?
Marek préférait Ethel. Sache-le. Et sens-toi mal.

(Sinon SHOTGUN SUR LE GAMIN QASSIM.
Et vivement que vous commenciez à RP. Toi et Sohane, et toi et Chiara, et toi et Marek.)
Re-bienvenue ! :meugnon:
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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 18:45

Encore toi :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 19:44

Tellement de monde en mer. Ça nous fait plus de place sur terre !

Re-Bienvenue. :ines:

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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 20:01

Ce choix de gueule est juste :faint:
Re-bienvenue! :rockon:
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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Jeu 5 Mai - 21:54

ON SE POUSSE ET ON SE CALME.



Je suis joie. Je trépigne. :omgz:

(Marek, tu laisses mon gosse tranquille, vu ? :choquer: )

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Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Ven 6 Mai - 1:01

Oh que je suis grossière, je n'ai pas souhaité bienvenue au nouveau beau gosse du coin :mg:

Bon comme tout le monde je crois, je suis plutôt emballée par le perso, le duo Sohane/Assad promet !
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Crédits : Odistole (avatar) / voiladavis.tumblr (gifs) / PATHOS (signature)
Avatar : Cynthia Addai-Robinson
Messages : 519

Âge : Trente ans.
Statut : Cuisinière & tenancière de la Dernière Erreur (Traquenards) ; ancienne contrarequialla ; formation de chef cuisinier de guilde.
Classe sociale : Fille du peuple, issue d'un milieu mixte.
Divinité principale : L'Innommé (et encore un peu Aza Guilla).
Particularités : Connue pour être une ancienne contrarequialla qui a eu son heure de gloire dans la Foire Changeante, elle est désormais retraitée après avoir manqué de perdre une jambe dans un combat. A banni les armes de la Dernière Erreur et use de son javelot de combat pour asseoir son règlement.
Dédoublement de personnalité : La reine des salopes d'Alcegrante (BEATRIZ)
Points : 666

Œuvres & actes
ESPÉRANCE DE VIE :
43/100  (43/100)
INVENTAIRE :
Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Ven 6 Mai - 11:25

Moi j'ai pas dit oui pour ce compte :mg:

(J'DÉCONNE, ÇA VA, OH)
Re-salut :krr:

_________________

i don't care
Oh but you do care. You care so much you feel as though you will bleed to death with the pain of it.©️pathos.
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Invité
Invité
Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Ven 6 Mai - 14:03

Assad a écrit:
A force de se sonder l'âme, le ressac et les quais (...)
Mais... c'est si bô. :jed:
Puis, cette trogne. Le reste. Et... Non, bon. J'viendrai te gratter un lien, ça me démange de trop.
(re)Bienvenue, donc.
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avatarFils prodigue • Chaotique moral
Pseudo : Balladur / Dante
Crédits : Arté
Avatar : Tahar Rahim
Messages : 182

Âge : Trente-trois ans
Dédoublement de personnalité : Bethe la Foudre, (Desdemona l'Oblique)
Points : 217

Œuvres & actes
ESPÉRANCE DE VIE :
41/100  (41/100)
INVENTAIRE :
Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Dim 8 Mai - 4:57

On va aller faire quelques batailles navales, ne vous en faites pas. :krr:

Merci tout le monde. Cette fois, j'ai fini.
/me grave les 06 de toutes les meufs.
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avatarMadame Connasse • Chaotique neutre
Pseudo : Arté
Crédits : ©ALAS ; code sign ©ALAS ; citation sign : "Who Lives, Who Dies, Who Tells your Story" - Hamilton Musical, Lin-Manuel Miranda
Avatar : Beyonce
Messages : 196

Âge : 36 ans
Statut : (Donna Feluccia) Future comtesse des Cinq Tours
Classe sociale : Noble jusqu'au bout des ongles
Divinité principale : Venaportha
Particularités : (secret #1) A une collection d'amants assez impressionnante, mais tenue secrète, bien entendu • (secret #2) A empoisonné son beau-père en Cyclanel de la 76 de Dama Elliza.
Dédoublement de personnalité : L'ancienne contrarequialla reconvertie dans la cuisine (LIMA)
Points : 186

Œuvres & actes
ESPÉRANCE DE VIE :
75/100  (75/100)
INVENTAIRE :
Message(#) Sujet: Re: Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad) Dim 8 Mai - 17:21


Bienvenue à Camorr !



Nice bird, asshole  :marion: Ouais bon d'accord, je t'autorise ce double-compte parce qu'il est magique, ma-gi-que ! Aaaah, ça va être tellement drôle quand Bea & Assad vont se voir :sombrero:

Tout ça pour dire, je veux plein de feels Assad/Sohane, PARCE QUE JE VOUS SHIPE TELLEMENT DEPUIS TELLEMENT LONGTAÏME **
Il a quand même pas la vie facile, le petiot, tout de même. Vivement que tu la lui pourrisses encore plus :krr:

☸️

Bien joué, tu es validé(e) ! Maintenant que ça, c'est fait, tu as quelques endroits encore où il va falloir passer : nous voulons bien sûr parler des registres (oh, quel bonheur !). Une fois que cela sera fait, il faudra aussi que tu ailles réclamer tes points. Il te restera enfin à poster ta fiche de liens et d'évolution par ici ! Tu peux enfin désormais jouer sur Falselight et inonder les sections de tes RPs qu'on espère nombreux et palpitants ♥️ Merci encore de nous avoir rejoint dans cette aventure, nous espérons que tu prendras un plaisir dingue avec nous !




gifs ©️ hercules ; jenxlawrence

_________________
in the eye of a hurricane
let me tell you what i wish i'd know when i was young and dreamed of glory : you have no control ; who lives who dies who tells your story.


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Contre vous, contre moi, vainement je m'éprouve. (Assad)
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