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(QUÊTE) Entre chiens et loups
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Message(#) Sujet: (QUÊTE) Entre chiens et loups Dim 24 Avr - 0:04


Entre chiens et loups

Léodine Fosca, Norah Amino (+ PNJ)


C'est une fin d'après-midi paisible dans le Videnza. Léodine a quitté Meraggio il y a peu et elle se rend dans une taverne paisible, à la limite de la Vieille Citadelle. C'est l'endroit idéal pour rencontrer deux Muguettes, Sibylle et Cléo, chargées par Norah de lui porter des cahiers de comptes. Pour ne pas attirer l'attention de son patron et de sales rumeurs, la clerc de notaire doit limiter ses contacts publics avec les putes et le lieu est idéalement placé entre Fauria et l'Arsenal.

Les trois femmes s'installent à une table. Elles échangent des banalités autour d'un verre de façade. Léodine ne note pas tout de suite ce que Cléo souffle à Sybille. Les catins s'agitent à l'entrée de trois gaillards. Ils ne sont pas de Videnza, les dagues, luisant à leur ceinture, le confirment. « C'est la Maque, dit Cléo. » C'est à Léodine que la Muguette s'adresse, car Sybille le sait bien. Cette dernière a déjà fait signe à un gosse de déguerpir, d'aller chercher du secours.

Il faut dix minutes au gamin pour rallier la maison-mère des Muguettes et hurler de tout son souffle que la Maque Heureuse est dans Videnza. Quand Norah remonte les Traquenards puis l'Arsenal, elle est escortée de plusieurs femmes.

PNJ (vous pouvez les faire intervenir) : des clients, des badauds.
PNJ (vous ne pouvez pas les faire intervenir) : trois hommes de la Maque Heureuse (ils seront joués par Marek Villo via le compte Ephémère).

Venaportha vous rappelle que vos choix en quête
ont des conséquences sur vos personnages.



LÉODINE : Les trois types de la Maque s'en prennent aussitôt aux Muguettes. Aux insultes s'ajoutent les menaces : ils ont suivi les deux imprudentes aventurées hors de chez elles et elles sont loin, maintenant, de la protection de Varna. Ils annoncent à Léodine qu'ils ne lui feront pas de mal si elle ne tente rien de stupide non plus. Si elle ne fait rien, ils vont les tuer. Si elle agit, plusieurs personnes recommandables la verront publiquement prendre le parti des putes... et risquer sa vie.

NORAH : Elle arrive peut-être trop tard et déplacer une cohorte de Muguettes dans les rues de Videnza risque d'attirer la vigilance des Vestes Jaunes. Sans compter le sort que la Maque peut faire à Léodine... Quoi qu'elle décide de faire, Norah n'aura pas les mains libres et, c'est possible, du sang sur les mains avant le soir.

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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Mar 26 Avr - 17:37

La Maque Heureuse dans le Videnza, qui l'aurait cru. Pas Léodine puisque Sybille et Cléo, les deux Muguettes que Léo devait voir aujourd'hui, avaient tout spécialement choisi ce quartier pour son côté calme et le peu d'attention que l'on porterait aux trois femmes. Les filles lui avaient discrètement remis les livres de comptes sur lesquels la clerc de notaire devait travailler et elles prenaient tranquillement un verre quand trois hommes avaient commencé à insulter ses deux compagnes. La jeune femme ne les avait pas tout de suite vus. Dos à l'entrée, elle avait simplement remarqué la mine des deux femmes s'altérer et un gamin partir à toute vitesse. On lui avait ensuite simplement glissé le nom de la bande et elle avait vite compris à qui elles avaient affaire.

Le petite clerc avait beau ne pas faire partie des gens bien, elle connaissait bien le récit des filles de Camorr. La vieille Dina lui avait raconté plus d'une fois. On lui avait dit que d'anciens maquereaux, rêvant d'une époque où les filles de joie étaient encore sous leur coupe, s'étaient réunis et formaient une bande qu'elles évitaient le plus possible. En laissant traîner ses oreilles, chose qu'elle faisait particulièrement bien, elle avait appris que Larone et Marek étaient devenus alliés. Attaquer les filles de Varna, de son point de vue, s'était comme attaquer Larone. Il y avait quelque chose qui lui échappait ici.

Quoiqu'il en soit, la situation était plus que tendue. On avait insulté et menacé Sybille et Cléo, tout en signifiant à Léodine qu'on ne s'en prendrait pas à elle si elle restait tranquille. Léo, du haut de ses trente-six ans n'avait jamais risqué sa vie pour qui que ce soit. Elle n'était pas du genre à prendre part dans les conflits des autres, surtout si ce n'était pas dans son intérêt. Sa seule religion était l'argent, son seul dieu Gandolo. Et pourtant, elle ne se voyait pas ne rien faire. La vieille Dina avait tendu la main à sa mère et à sa famille quand personne d'autres ne l'avait fait. Grâce aux Muguettes, ils avaient survécu, remboursé les dettes d'Amoris et Léodine estimait que si elle en était là où elle en était aujourd'hui, s'était en partie grâce à elles. Laissé les deux catins partir avec les hommes de la Maque, s'était signer leur arrêt de mort, mais aussi celui de son contrat avec Norah, elle doutait que la seconde des Muguettes lui confie encore ses comptes si elle ne tentait pas au moins quelques chose. Or, la seule chose qu'elle pouvait faire, s'était tenté de gagner du temps.

Gagner du temps, s'était également risquer sa réputation. Qu'elle ait des liens avec quelques gens bien, Meraggio s'en doutait peut-être. Si c'était le cas, il n'en avait jamais rien dit et elle préférait que les choses restent ainsi, mais si cette histoire dégénérait sa réputation en prendrait un coup.

"- Messieurs, je ne tiens pas à intervenir dans vos affaires, s'entendit-elle dire, mais peut-être pourrait-on trouver un arrangement. J'ai besoin des deux dames ci-présentes et si ça ne vous offense pas, je me permettrai de vous dédommager si vous avez la bonté de fermer les yeux."

Dans sa situation, elle pouvait difficilement faire mieux, mais elle priait Gandolo avec ferveur qu'il ne lui retire pas la chance qu'il semblait lui avoir toujours accordée. Autour d'eux, les gens regardaient la scène sans intervenir, mais elle n'était pas sûre que ça continuerait.
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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Mer 27 Avr - 20:08




Norah n’a jamais l’esprit tout à fait tranquille quand elle envoie ses filles porter les livres de comptes, comme il est convenu, à Léodine. Chaque fois, c’est un lieu de rendez-vous différent, chaque fois, ce sont deux filles différentes, habillées pour l’occasion avec des vêtements plus luxueux que ceux qu’elles portent habituellement, pour mieux se fondre dans la masse des habitants insouciants de Camorr. Alors, la seconde des Muguettes s’occupe fébrilement au quartier général, arrange des fleurs qui n’ont pas besoin d’être arrangées, dérange des objets pour mieux les ranger ensuite. La putain ne sera sereine que lorsque Cléo et Sybille reviendront. Mais elles ne reviennent pas, à la place, c’est un mouchard qui débarque, rouge et le souffle court. « LA MAQUE. LA MAQUE A VIDENZA ! il gueule. » Il n’en faut pas plus à la seconde pour comprendre la situation, et donne ses directives d’une voix sèche. Qu’on prévienne Ada, et qu’on envoie quelqu’un prévenir Varna. Varna est la sœur ainée de Larone, qui lui-même est l’allié public de Marek, à qui la Maque paie l’impôt. Alors, elle espère, par le Treizième, que le jeu des alliances fera son boulot avant qu’il ne soit trop tard. D’autres filles n’ont pas attendu, ont ouvert les malles contenant leurs armes, et c’est accompagnée d’une dizaine de filles, stylets et arbalètes dans les mains, qu’elle fend les venelles des Traquenards. Une troupe de putains, armes à la main, attire forcément l’attention et les rumeurs qui se propagent se chargent de leur libérer un passage rapide. On s’écarte, en murmurant au passage de la cohorte de filles.  

Silencieuse et le visage fermé, Norah réfléchit à toute allure. L’affront ne peut rester impuni, et s’il arrive quelque chose, n’importe quoi, à l’une de ses filles, l’affront sera lavé dans le sang. Et, à vrai dire, le compromis est inenvisageable. La Maque, ennemi héréditaire des putains de Camorr, ne mérite pas de respirer le même air qu’elles. Quand elle pénètre dans la petite auberge, elle capte les derniers mots de Léodine, interposée entre les trois molosses et les deux catins. Léodine… un instant, Norah l’a oubliée. La scène semble d’ailleurs figée. Quelques clients se tapissent derrière leurs tables et le gérant probablement derrière son comptoir. L’un des gars s’est retourné et lui adresse un sale sourire goguenard qui la fout encore plus en rogne si cela est possible. Mais, Norah se rend vite compte que son choix est fait. La famille passe avant tout, et bien qu’elle ait toujours entretenu des relations cordiales avec Léodine, Cléo et Sybille sont, à ses yeux, plus importantes. Jamais, Norah ne pourrait se le pardonner s’il leur arrivait quelque chose. Préserver la réputation de Léodine, qui de fait ne tient qu’à un fil et plus exactement au silence de Norah concernant son passé, ne lui importe pas autant que de sauver les jeunes prostituées. Léodine devrait partir, maintenant. Ce serait plus sage. Norah ne lui en voudrait même pas. Alors le trait file, et se plante aux pieds des gars. « Premier et dernier avertissement. Dégagez, fait-elle en détachant lentement chaque syllabe. »

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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Ven 29 Avr - 6:41

Des trois crapules, une seule semble afficher le gabarit d’un chef. Cent kilos de muscles enracinés au fond de bottes cloutées dont le cuir vermoulu affiche moult taches rouges de violence. Sur sa gueule atrocement balafrée, derrière la broussailleuse barbe, on devine un rictus nonobstant les badigoinces closes. Le colosse est visiblement amusé de la tournure des événements, pas peu fier d’avoir eu la brillante idée de filer les deux catins. Flanqué d’une paire de molosses qui s’impatientent silencieusement, surins au creux des paluches, le patron du triplet dévore du regard les putains et esquisse d'ores et déjà dans sa cabèche les supplices à leur faire subir pour les escorter jusque dans la mort. Et comme il s’apprêtait à leur présenter l’acier de sa courte lame, la tierce chatte, jusqu’alors intimée au silence et au calme, bafoue les ordres de palabres en trop, visiblement en train de glaner si non la paix, au moins du temps pour retarder la fatalité. Elle parle une langue qui n’intéresse pas les trois ruffians, du moins ne saurait suppléer au massacre à venir. « Des dames ? » il dit sur le ton de l’ironie. « Vous en voyez, vous, des dames ? (rires de ses larbins) Moi j’vois que des chiennes icite ! C'pas leurs belles manières et leur jolie robe qui vont camoufler l'odeur de foutre qu'elles trainent jusque dans taverne ! » Encore, on se gausse. Lui, il avance, un sourcil tiré vers le haut par une brève curiosité. Ses doigts rêches vont encadrer la mâchoire de la gêneuse et il demande : «Et dis-moi. Qu’est-ce que ces deux suceuses v’naient faire ici, avec toi ? T’as pas l’air d'provenir de leur chenil.  » Il n’a pas le temps de réaliser ses projets, du tapage l’oblige à guigner par-dessus son épaule pour découvrir des renforts. Une dizaine de Muguettes se tient non loin.
Un stylet fend soudainement l’air et s’en va se planter aux pieds de dogue numéro un, lequel ourle les babines sur un rictus mécontent. L’avertissement suit la menace, mais personne ne bouge. Personne, hormis deux exceptions. Dogue numéro deux empoigne avec vélocité les cheveux de l'une des deux catins et recule avec sa prise. Et le chef, qui se réfugie derrière l’importune à qui il s’adressait deux minutes plus tôt. Une main fermement plaquée sur l’épaule, l’autre qui tient un poignard, lequel vient chatouiller de la pointe le râble de l’infortunée. Un seul qui sourcille et il la troue. « Hun-un. T'vas calmer tes nichons, ma belle. Un pas de plus et j'la refroidis. » Les Muguettes sont en surnombre, mais curieusement, le chef ne laisse suppurer aucune peur. On jurerait qu’il se gausse de cet attroupement. La suite qui vient après quelques longues secondes de silence corrobore l’hypothèse. « Et si on jouait à un jeu ? » Il resserre son emprise sur sa victime, cette fois-ci en plaquant la lame contre la jugulaire de celle-ci et en la maintenant brutalement immobile contre son torse. « La mystérieuse bonne femme aux fréquentations douteuses ou ta chienne qui risque bien de se faire scalper par mon pote si tu t'magnes pas. Laquelle que j'saigne ? Tu choisis... Et vite. » Il n'a aucune idée de la valeur de sa prise. Il parie plutôt sur l'autre otage. Le tranchant s'en va caresser un peu trop fort la peau tendre du cou sous l'impatience. De la légère coupure, une épaisse goutte de sang perle, première d'une flopée à venir.
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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Mar 3 Mai - 22:53

Dans l’air, comme une odeur de vinaigre. La fin d’après-midi est belle, dehors, on entend le bruit des matrones faisant leurs courses, celui de la course ingénue des enfants du quartier et des vieilles commères discutant sur le pas de leur pote. Il ne fait pas encore assez chaud pour que l’odeur putride des canaux de Camorr en été vienne agresser leurs narines. Quand bien même ça serait le cas, tout ce qu’elle sent, c’est cette odeur de vinaigre qui indique que la situation va tourner aigre. En réalité, c’est déjà le cas, elle le sait dès qu’elle intervient dans la conversation. C’est une mauvaise idée, mais au moins, ça a le mérite d’être une idée. Celui qui semble faire office de chef tourne sa figure ravagée vers Léodine et pendant qu’il se moque à la fois de ses paroles ainsi que ses fréquentations, exposant dangereusement un pan de sa double vie aux yeux du public. Il prend son visage entre ses vilaines mains, son haleine déplaisante venant chatouiller les narines de la Clerc de Notaire. Si elle le regarde, elle évite de lui répondre, préférant ne pas envenimer une situation qui lui semble déjà bien trop précaire.

Quand les insultes ont commencé à fuser, un jeune homme, probablement le fils du tenancier, au vu de sa ressemblance avec le quinquagénaire tremblant derrière le bar, est sortit de la taverne. Sans regarder derrière lui, il a couru jusqu’à la caserne des vestes jaunes la plus proche. Sans prendre la peine de s’embarrasser de grandes déclarations, il s’en contenter de crier :

« LA MAQUE. », s’il n’a pas reconnu les brutes qui sont entrées, ils étaient assez près des deux prostituées pour entendre ce qu’elles ont dis. Voyant que ça tournait mal, il avait couru aussi vite que ses jambes lui permettaient. L’angoisse se lit sur son visage pendant qu’il houspille les jaunards de se hâter :

« Il va y avoir un meurtre, venez. VITE », s’il n’est pas sûr qu’ils arrivent à temps, il espère au moins qu’ils pourront sauver les meubles.

Dans la taverne, ce n’est pas les vestes jaunes qui arrivent, mais bien Norah, sur le pied de guerre escortée par une partie des Muguettes de Camorr, armes au poing. La situation prend un tour encore plus défavorable. Si Léodine se sent soulagée de voir Norah, elle n’en dit rien, la situation se passe de mot. Son soulagement est d’ailleurs de courte durée. C’est Cléo la première victime de ce retournement de situation suivie de Léodine. Désormais, une lame vient lui chatouille la gorge et Léodine maudit le guêpier dans lequel elle est désormais. Elle adresse une prière courte à son dieu. Elle doit mourir un jour, elle le sait, mais pas aujourd’hui, elle a d’autre chose à faire avant. Avec la discrétion de l’araignée en personne, elle fait glisser le stylet qu’elle cache toujours dans sa manche en maudissant encore une fois sa mauvaise chance. Quand elle va dans les bas-fonds de Camorr, elle est toujours équipée d’une rapière et plusieurs stylets. Ici, elle n’en a que deux sur elle, dont un proprement impossible à atteindre dans sa situation. Le moindre mouvement suspect lui serait fatal et le sang qui coule déjà le long de sa gorge, tachant sa robe est le signe que le colosse ne risque pas de se montrer patient.

C’est la solidarité et l’inconscience d’un homme dans la force de l’âge qui lui donne un peu de marge de manœuvre. Sans probablement se rendre compte de ce qu’implique son geste, il fait voler une chaise à toute vitesse sur le colosse qui la retient. On est dans le Videnza bon sang ! On ne laisse pas les gens se faire agresser de la sorte, pas dans son quartier. Son action a le mérite d’être surprenante et la chaise vient se briser à l’arrière du crâne de son agresseur. Probablement, un peu assommé par l’attaque, la lame coupe Léodine un peu plus profondément, mais relâche aussi brièvement la prise de la brute n°1. Agile, ça lui laisse le temps de se soustraire très vite de son étreinte. Elle n’a pas le temps de regarder si Cléo a pu faire de même, par contre, elle n’hésite pas à sortir son second stylet, se sentant rassurée  par leur présence dans ses mains.

Elle ne peut pas fuir, même si elle aimerait le faire, par contre, elle est prête à trouer le cuir du premier qui s’approchera encore de trop près. Ce n’est pas la première fois, elle l’a déjà fait, mais jamais dans ce genre de circonstance. Elle ne fait pas partie de ses femmes qui savent agiter une épée pour les duels de spectacle. On lui apprit à tuer pour se défendre très jeune, par peur des jérémites. Elle n’a jamais cessé de s’entrainer,  et même si elle ne fait pas partie des meilleurs combattants de Camorr, elle compte bien mettre son entraînement en application au besoin. On récupère plus facilement une réputation qu’une vie.
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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Ven 27 Mai - 15:11


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On est dans le Videnza. On n'y débarque pas les couteaux sortis, injures aux lèvres. Et on n'y fend pas la rue armées jusqu'aux dents. Les Jaunards ont flairé les catins avant même que le rejeton du tavernier ne donne l'alerte. D'ailleurs, on le fait taire, histoire de ne pas propager que la crapule ne respecte plus aucune frontière.

« Tous ceux qui tiennent une arme sont invités à se rendre. » Les mots sont légers. Le ton est sec. Carrissima Amerighi est le sergent de Videnza et elle s'est toujours fait un devoir de refouler la canaille qui monte des Traquenards. Elle fournit, à vrai dire, un stock conséquent de gibiers de potence chaque Jour de la pénitence. « J'ai dit... » Elle ne se répète pas, ce sont vingt Vestes Jaunes, armés d'arbalètes lourdes et de lances offensives qui lui font écho. Non seulement ils investissent la taverne, mais ils forment rapidement un cercle autour des protagonistes, un cordon entre les criminelles et les bonnes gens. Désormais, ils peuvent s'entretuer, si cela leur plait. La maréchaussée camorrienne n'aura qu'à achever les survivants.



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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Sam 11 Juin - 18:52

La situation prend un virage surréaliste quand l’un des clients se sent pousser des ailes de courage et décide que de balancer une chaise à la tronche de gars de la Maque est la meilleure des solutions. Si Léodine réussit à s’extraire de la poigne de son agresseur, ce n’est pas le cas de Cléo, toujours maintenue, la lame contre son cou qui taquine la peau et creuse de nombreux sillons sanguinolents. Norah étouffe le juron qui lui brûle les lippes. Elle allait sacrifier Léodine pour Cléo, et que la première ait réussi à se défaire de l’emprise du gaillard contrarie tous ses plans. S’il lui restait peut-être un scrupule à condamner la clerc de notaire au profit de la survie de l’autre catin, la réaction de Léodine le balaie. Fosca a fait son choix, elle s’est choisie là où une fin heureuse et facile aurait peut-être pu être trouvée pour toutes. A présent, la vie de Cléo ne tient qu’à un fil, et Norah reste figée, incapable de se décider sur la suite. Elle se contente d’affronter le regard larmoyant de la putain : elle la supplie en silence de sauver sa vie, et Norah lui promet en retour de tout faire pour l’épargner. En son for intérieur, elle promet aussi de venger la mort de Cléo si l’issue devait être tragique. Le seul (et bien maigre réconfort), c’est quand Sibylle rejoint le rang des putains armées, prête elle aussi à défendre sa comparse. Les larmes coulent encore le long de ses joues, mais Norah reconnait sans peine la lueur qui luit au fond des prunelles.

Quand les Vestes Jaunes entrent avec fracas dans l’auberge, un léger poids allège la poitrine de la Muguette. Si elle ne connait pas la femme qui prend la parole et qui semble diriger la cohorte, elle reconnait parmi les Jaunards, des visages familiers pour les avoir croisés au bordel. La manœuvre de la maréchaussée ne débloque pas la situation, pourtant. Norah comprend bien rapidement qu’ils ne sont là que pour protéger les bonnes gens. Et ça lui convient à Norah en réalité. On est dans le Videnza ici, et les gens de son espèce n’y ont pas de place. Néanmoins, la Muguette sait aussi qu’elle a là un léger avantage à ne pas écarter : ce n’est pas un secret très bien gardé que les Vestes Jaunes fréquentent les bordels ; Norah ne doute pas un instant qu’elle saura convaincre ses pairs de refuser l’argent trébuchant d’un homme qui n’a pas sauvé une d’elle. Elle a, en réalité, un argument des plus convainquant à utiliser : la vie de Cléo contre la poursuite d’un commerce qui satisfait tout le monde. « Les Muguettes sont prêtes à coopérer, fait-elle lentement en cherchant le regard du sergent. Tout le monde pourrait y trouver son compte. Je ne demande qu’à repartir sans heurts, et avec toutes mes filles. » Elle s’adresse directement au sergent, à présent. « Vous avez tout à gagner à nous aider, et plus à perdre que nous si vous refusez. »

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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups Sam 18 Juin - 19:30



Le geste du quidam perd vite tout héroïsme et courage dont il se nimbait pour se dévoiler comme un suicide, rien de moins. Si la tentative apporte ses fruits, elle plante aussi ses malheurs à maintes reprises dans le dos de l’inconscient, transformant toute sa façade en des monts de barbaque grâce à la violence d’un couteau. Des cris de terreur résonnent. Le corps s'effondre au pied de son meurtrier, lequel ahane toujours de colère. On a gâché son jeu ; il a perdu sa biche. D'ailleurs, il n'hésite pas à pointer d'un doigt grossier le cadavre tout en fixant la gazelle libérée : « TU l'as condamné ! » Ne reste plus que la putain qui a cessé de se tortiller, consciente que chaque geste n'est que futilité lui apportant plus de mal que de bien.

Du grabuge, il y en a tellement que ce n'est une surprise pour personne lorsqu'un cortège de Jaunards s'invite à cette confrontation. Des menaces planent sur toute la zone ; aux carreaux nombreux qui intimident les Gens biens, la Maque leur oppose l'otage qu'un des molosses garde bien contre lui, l'acier si près du cou qu'il malmène les chairs. C'est leur seul levier pour espérer se sortir vivant de ce merdier. La peur instiguée par ces nouveaux arrivants est palpable chez les deux sbires, lesquels font montre d'une nervosité allant crescendo. Chez le plus grand des molosses, néanmoins, un sourire se nidifie à nouveau sur ses lippes. Il entend les négociations de Norah et décide d'y faire suite d'une voix adoucie : « Et pourquoi on repart pas tous, sans heurt, de là où on vient ? Patronne, évitons ces risques inutiles, voyons donc. On va aller s'entre-tuer ailleurs, là où on gênera personne. » Il est mielleux et il ajoute, sur le même timbre. « Moi et mes pauvres gars, on a fait que suivre la putaille jusqu'ici. C'est la faute des putes, patronne. »


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Message(#) Sujet: Re: (QUÊTE) Entre chiens et loups

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