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Vivre et mourir à Camorr
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Message(#) Sujet: Vivre et mourir à Camorr Sam 26 Mar - 8:01


Vivre et mourir à Camorr



Nous avons introduit quelques détails supplémentaires quant aux moeurs et aux coutumes de Camorr, selon les détails fournis dans le livre et quelques extrapolations diverses qui nous semblaient en accord avec nos Thérins préférés.
1. Mode vestimentaire
2. Gastronomie & alcool
3. Autres mœurs & coutumes
4. Mort & funérailles


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Message(#) Sujet: Re: Vivre et mourir à Camorr Sam 26 Mar - 8:02


Mode vestimentaire




La mode sur le continent varie énormément, que ce soit selon les cités, le climat, ou encore la classe sociale des habitants. D'un coup d'oeil, il est généralement aisé de deviner la provenance et bien souvent la profession du gueux devant soit.

La noblesse et la bourgeoisie de Camorr aiment à se procurer les meilleurs atours, de soie, de brocart et de velours, pour bien marquer leur rang social. Les marchands de tissus qui exportent des autres cités thérines font de bonnes affaires, sans parler des couturiers, gipponiers, cordonniers et autres travailleurs textiles. Chez les hommes comme chez les femmes, les redingotes sont populaires, ouvertes et près du corps en ce moment, parfois brodées de fils d'argent formant de complexes motifs, dotées de boutons d'argent polis en des endroits tout à fait inutiles et de ceintures aux boucles luisantes de propreté. Les chapeaux sont généralement à larges bords, pour mieux cacher du soleil. En été, les chapeaux carrés agrémentés de voilettes grises sont courus de tous et pas uniquement de la noblesse, pour protéger le chaland des vagues de chaleur et de puanteur qui règnent sur la ville. Dessous, les chemises et les tuniques sont de soie, les pourpoints incrustés de perles et les gilets richement brodés. Le bas du corps se couvre, selon les goûts, de pantalons, de braies ou de hauts de chausses, retenus par des ceintures de cuir. Les chaussures se portent de cuir, parfois agrémentées de talonnettes.

Au cou, les hommes nobles et bourgeois portent des cravates et des foulards qui superposent plusieurs couches de soie de diverses couleurs. Les plus fins aimeront à assortir les doublures de leurs manteaux à leur cravate, dans un rappel subtil de couleurs. Ceux qui portent les cheveux longs les retiennent en queues-de-cheval basses, attachées par des rubans à la propreté parfois douteuse, ou se les lissent à l'huile de rose.

Les marchands, les pauvres et les Gens Bien de la cité-État s'habillent généralement de ce qu'ils trouvent, suivant un code vestimentaire qui varie selon les tissus les moins chers, les vagues de chaleur, les vols effectués et les rebuts trouvés. Les plus hauts placés de la hiérarchie -marchands, capas et parfois garristas- ont généralement des garde-robes bien plus fournies et luxueuses, où les pièces de cuir servant à la protection ont la cote, tandis que les pauvres et pezons se contentent de retailles. Certaines bandes ont donc fait du vol de vêtements et de bijoux leur spécialité, histoire de revendre le tout soit à leurs compères, soit à des bourgeois naïfs.

Les femmes de Camorr s'habillent de jupes et de robes plus ou moins longues, par préférence surtout, considérant qu'elles ne se gênent pas pour porter le pantalon et ses dérivés. Les duellistes et gardes, par exemple, porteront le pantalon protocolaire, tandis que les membres des Gens Bien et les pirates se risqueront aux braies pour des déplacements acrobatiques. Néanmoins, la préférence générale va aux robes, qui régulent mieux la température pendant les lourdes chaleurs, permettent la superposition de plusieurs couches de jupons et garantissent un accès rapide à toutes les armes cachées dessous. Celles-ci s'accaparent les dentelles et les parures de fantaisie, ornant leur chevelure de divers bijoux. Elles portent également des capes, brodées et imperméables si elles sont nobles, pour cacher visage et cheveux. Les chemises et tuniques sont évidemment au goût du jour, lorsque les braies sont portées.

Les divers corps armés de la ville, que l'on parle de la compagnie du Verre Nocturne, ou des Vestes Jaunes, portent des pourpoints de cuir, plus épais et donc plus à même de les protéger comme des attaques, ainsi que des bottes hautes.

Les Vadrans sont reconnus pour avoir l'air formidablement déplacé à Camorr, trop fiers pour s'habiller selon la chaude température de la cité et bien souvent trop pingres pour aller chez un tailleur par la suite. Il n'est donc pas rare de voir les visiteurs tenter de garder leur superbe malgré la sueur qui dégouline le long de leurs tempes, au grandement amusement de tous les Camorriens. Hommes et femmes s'habillent de laine noire, les couleurs étant apparemment restreintes aux plus sombres, et la superposition des couches de vêtements est un indice du climat frisquet qui règne sur les territoires vadrans. Leurs chaussures sont en peau de requin, matériel reconnu par sa solidité, et si les hommes portent également la cravate, celles-ci sortent en lavallières originalement nouées.

Les Verrariens préfèrent nettement les manteaux aux redingotes, surtout ceux pourvus de basques plus ou moins larges et cintrés aux hanches, et on reconnaît donc les voyageurs par ce simple détail. Celui-ci, ainsi que les immondes calots à larges bords, faits d'un cuir graisseux qui rappelle la peau d'une saucisse, que les hommes s'obstinent à porter.




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Message(#) Sujet: Re: Vivre et mourir à Camorr Sam 26 Mar - 8:02


Gastronomie & alcool




Si Camorr mérite amplement sa réputation en ce qui a trait aux capacités létales de ses citoyens, celle de sa cuisine y est au moins égale et tout aussi reconnue. Ses Maîtres des Huit Beaux Arts et ses cuisiniers en apprentissage de ceux-ci font la renommée de la cité-État. Tous les Camorriens ne dînent pas aux tables des maîtres, mais tous ont des rudiments culinaires élémentaires. Parfois alambiquée, complexe et tape-à-l'oeil, parfois simple et presque enfantine, la cuisine est toujours savoureuse.

La chair animale (de tous les animaux) est interprétée de toutes les manières et servie à tous les repas, généralement, faisant des Camorriens -et très généralement des Thérins- des personnes avec un haut taux de cholestérol sanguin et une propension certaine à la goutte en vieillissant.

Saucisses tranchées et frites dans l'huile avec des poires en quartiers, dumplings de poulet frits avec une mince croûte de pain et épicés avec du gingembre et des zestes d'orange, chapon rôti et farci d'oignons et d'ail, accompagné d'une sauce au vin et aux figues, mouton bouilli avec oignons et gingembre, anguilles farcies servies dans une sauce au vin bien épicée, omelette accompagnée de reins de mouton hachés, anguille de roche fumée accommodée d'une sauce au caramel et au cognac : il y en a pour tous les goûts et pour toutes les classes sociales, selon le degré de difficulté et de raffinement que l'on désire dans son plat. Les requins foisonnant dans les eaux, ils sont régulièrement apprêtés dans divers mets peu coûteux, que l'on parle d'une soupe d'ailerons de requin au poivre doré, ou bouilli au lait et accompagné d'un ragoût de pommes de terre.
Les légumes et accompagnements sans viande sont plutôt rares, mais il existe toujours un cuisiner pour fourrer quelques demi-piments de pâte d'amande et d'épinards pour accompagner un plat, ou pour servir aux pointilleux un bol de haricots noirs froids dans une sauce au vin et à la moutarde. On sert également du pain au poivre noir, aux repas, accompagné d'huile d'olive jereshienne. La fameuse huile de gingembre camorrienne, qui râpe la langue et l'oesophage, est réservée aux garnements dont il faut laver la langue et aux créations alcoolisées.

Le matin, la préférence va aux viandes de la mer. On servira des filets de requin marinés au vinaigre, avec juste un trait de citron pour en relever le goût, ou du poisson cuit dans du jus d'orange. Le tout est accompagné de pain noir et de beurre.

Lorsqu'il est temps de grignoter, les Camorriens aiment à attraper quelques fruits -du melon poivré, par exemple, ou des pommes des marais, pour ceux capables d'apprécier leur goût amer, parfois une boule de pain imbibée de miel pour satisfaire une dent sucrée subite. Sur la route, ils emporteront une demi-miche de pain fourrée de viande froide et aimeront à se repaître de ces pâtisseries brunes et friables que les Occidentaux préparent, garnies de fromage et de champignons émincés. À boire, les voyageurs et les marins se contentent d'eau rosée, soit un mélange d'eau de pluie tiède et de vin rouge bon marché, juste assez pour dissimuler le goût de cuir un peu moisi des flasques et des outres.

En termes de desserts, les grandes fêtes de la noblesse sont les moments rêvés pour exposer des créations surprenantes qui sauront ravir les yeux autant que les papilles. Ainsi, il y aura sur les tables des flottes entières de petits bateaux aux voiles de pâte d'amande et à l'équipage en grains de raisons, ou encore des tartes à la cannelle assemblées en forme de navires et agrémentées de pâte de miel pour conduire ces expéditions sucrées. Amateurs de fruits, on s'assurera que les plats en débordent et on les agencera savamment, évidant les poires pour en remplacer les coeurs par de la pulpe de melon, ou de la crème de cognac (le meilleur, évidemment). Chaque élément doit être comestible, des fleurs couronnant les bouchées aux coques d'or des gâteaux à la crème de cerise, en passant par les libellules de pâte d'amande avec des ailes de sucre cristallisé. Le peuple, quant à lui, se contentera de simples gâteaux aux amandes, de tartes aux pommes au cognac et, lorsque les affaires son fastes, de gâteau-couronne de Zakasta, confectionné avec toutes sortes de mets alchimiques et d'épices et qui se détaille à 4 tyrins d'or.

L'heure du thé est un rituel courant autant chez les roturiers que chez les nobles et les bourgeois, plus précisément chez les femmes, qui se réunissent autour de ce breuvage pour s'informer des diverses nouveautés politiques de la ville et nouer des alliances. Si les pauvres se contentent de boire un thé aussi noir que méchant, les plus nantis se gargarisent plutôt de thé à la vanille et à la fleur d'oranger, ou d'élixirs prometteurs aux lueurs orangées directement importés de Lashain. Les fumeurs aimeront à accompagner ce rituel de cigarettes roulées, ou d'une pipe garnie d'Anacasti noir, un mélange parfumé de tabac.

Le café est peut-être la seule chose que les Camorriens ne maîtrisent pas, dans le sens où ils n'en sont pas les maîtres. Ainsi, ils n'en sont pas de grands amateurs, préférant leurs propres spécialités. Les maîtres incontestés sont les Okatiens, qui importent et exportent le café de leur île. Ainsi, ils savent autant le choisir que le préparer, transformant ce breuvage, qui se révèle si dégueulasse lorsque jéréshien, en un délice. Sa couleur est parfois cannelle et son goût révèle des saveurs de figue et de chicorée, et d'autres fois il est noir comme la mort et relevé d'une pointe de gingembre. Le secret des âtres okantis pour un bon café est de le faire mijoter dans un pot en cuivre, une jask, sur une pierre alchimique.




Bien que l'alcool soit une denrée très appréciée des Camorriens, la réputation de gros buveurs va aux Verrariens - quelqu'un qui « boit comme un Verrarien » le fait en grande quantité et sans sourciller. Leurs capacités alchimiques en font des distillateurs et brasseurs admirés et ils ne ménagent pas les tests de goût de leurs créations. Il se consomme donc, dans la cité, bien des boissons venues de Tal Verrar, mais également de tout le continent et des îles.

Le cognac est une spécialité vadrane incontestée, plus spécifiquement de la maison Bel Auster. Le cognac d'Austershalim est réputé sur tout le continent et les secrets de sa fabrication sont protégés farouchement, jusqu'à la mort des potentiels traîtres de cette recette. Celui-ci est âgé pour un minimum de 7 ans après sa distillation. Une bouteille d'un demi-gallon du plus jeune Austershalim disponible sur le marché ne coûte pas moins de 30 couronnes au détail et le prix monte bien évidemment avec l'âge. Évidemment, il existe des cognacs bien moins dispendieux, préparés par des marchands locaux, au goût de poires, de pommes... Certains produits distillés à la mode occidentale, tels les eaux-de-vie à l'arrière-goût de pêche et de noix, sont également populaires chez les Camorriens et sont importés directement des cités à l'ouest, comme Karthain.

Tal Verrar a, dans ses spécialités, le mélange de cognacs. Ils s'accaparent les meilleurs eaux-de-vie étrangères, l'Austershalim pour ne nommer que celui-ci, et les panachent d'alcools à base de fruits alchimiques rares. Ces décoctions sont ensuite mises en bouteilles et vieillies afin de produire des spiritueux aux saveurs splendidement riches, qui explosent dans la bouche et laissent la langue comateuse. Le plus rare et le plus délicieux de ces cognacs est l'Austershalim de prune blanche, ce fruit alchimique étant le plus rare de tous. Une seule flasque de ce cognac contient deux verres et se détaille, à Tal Verrar, à quarante-cinq solaris.

Le vin -bu par les nobles comme par les roturiers- varie beaucoup selon les régions et les importations et il est donc possible de trouver chaussure à son pied, qu'importe les exigences d'un palais capricieux. Les vins thérins sont fruités, aux agrumes particulièrement. Les oranges se retrouvent dans plusieurs vins, que l'on parle d'un vin d'oranges anjanien, ou d'un vin sucré au gingembre et à l'orange. Un grand cru, d'ailleurs, affirme un goût de prunes et d'oranges amères. L'Anscalani, une arme plutôt contondante dans le domaine des vins, révèle un goût capiteux pour des cuvées généralement sans prétentions et capables de rejoindre les meilleures importations. Les cidres, quant à eux, sont plutôt très doux et affirment plutôt des bases de poires et de pommes.

Lashain est reconnue pour exporter des vins aussi beaux qu'ils sont enivrants. Le bleu lashanien, vendu dans des bouteilles de verre bleu saphir ornées de rubans d'argent, est bien évidemment un vin bleu, au parfum de citron frais et au goût d'épices et d'agrumes. Ils sont également producteurs du xérès noir lashanien, qui ressemble à une encre aux reflets or et noirs. Son goût est en vérité une explosion de saveurs, crème, miel, framboises et tant d'autres fruits, et il a la réputation de pouvoir réveiller un mort.
Les vins alchimiques les plus communs, en provenance de Tal Verrar, changent de couleur et de goût, parfois au simple contact des lèvres, d'autres fois avec les années. Une de leurs cuvées a créé un vin visqueux et sombre, à l'allure de l'argent fondu lorsque versé et à l'odeur forte de genévrier. Leurs douceurs, en comparaison, sont des vins à la menthe d'un vert sombre, bus très frais, ou les vins de citron.

Les alcools forts ne sont pas les préférés des Camorriens et ils ne font donc pas légion dans les échoppes marchandes et sur les tables, même si appréciés à l'occasion. Ils sont au citron et à la cannelle, d'autres noirs et très sucrés, avec un goût piquant d'orties. Le rhum sombre et sucré de la Mer de Cuivre est apprécié des pirates et des marins, bien que la bière soit le breuvage de prédilection.

La bière est disponible en de multiples déclinaisons, parfois délicieuses, parfois infectes. Noire, acide, blanche, dorée, sa qualité varie selon les brasseurs et les ingrédients. Les maîtres de la Haus of Bel Auster possèdent quelques brasseries, aux produits à la hauteur de leur réputation, et ils en expédient des tonneaux un peu partout sur le continent. Les Camorriens font une bière pâle et douce, tandis que les Verrariens aiment la leur sombre et amère, même salée. Les habitants de Tal Verrar boivent également ce qu'ils appellent du coquillard, une bière brune et épaisse parfumée de quelques gouttes d'huile d'amande. Son coup de fouet est comparable à celui de bon nombre de vins.




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Message(#) Sujet: Re: Vivre et mourir à Camorr Sam 26 Mar - 8:03


Autres moeurs & coutumes




Arts & divertissement
L'art est rarement affaire du peuple, qui n'a que faire de ces divertissements futiles. Ainsi, les plus grands consommateurs de ces merveilles sont les nobles et les bourgeois. Les artistes, en provenance de tout le continent, rivalisent alors d'originalité -s'ils ne peuvent le faire de talent- pour se placer sous la coupe d'un protecteur. La chose, cela dit, n'est pas toujours aisée à Camorr, où les préjugés sont forts envers certaines formes d'art.

Le théâtre, dans son meilleur exemple, est à la fois apprécié et pestiféré. Les nobles se doivent pas s'y adonner, que ce soit le jouer, ou encore le produire. Dans certaines villes, il est bien vu de financer une compagnie de théâtre qui saura ensuite vanter votre mérite, mais Camorr n'accepte aucunement cette ignominie. Il est permis d'aller voir une pièce, mais c'est toujours sous réserve de ne pas sembler y prendre trop de plaisir. C'est un art pour le peuple et les miséreux, aux écrits mièvres -y compris ceux datant d'avant la chute de Therim Pel- dont la lecture devrait suffire aux curieux. Le chant et la danse, cela dit, sont vus avec beaucoup plus d'admiration, sans parler de la musique. Les chanteurs et les musiciens trouvent généralement un bon logis dans les murs de la ville. Les nobles aiment à s'acheter le service d'une voix de velours, ou d'un quatuor de musiciens, un le temps de quelques mois, pour accueillir ses invités lors des soirées. Danseurs et danseuses trouvent grâce lors des fêtes, où les arts du cirque se mêlent à leur spectacle. La méfiance règne toujours envers chanteurs, danseurs, musiciens et circassiens, vu leur proximité du théâtre et de ses vices, mais ils seront mieux acceptés.

Il est également possible de mener une vie confortable d'écrivain, que l'on parle de romans, de théâtre, ou de manuels d'histoire quand on a eu la chance d'aller au Collegium Thérin. La bourgeoisie encore plus que la noblesse s'arrache les livres et les manuscrits et certains prétentieux paient un scribouillard pour rédiger une courte biographie de leur illustre famille, à glisser entre les volumes de leur bibliothèque pour s'arroger une histoire valable. Les plus choyés de cet ordre social bien particulier sont sans aucun doute les dessinateurs et les peintres, qui se retrouvent sollicités de tous les côtés pour reproduire là un tableau célèbre de la dernière floraison, ou encore un portrait en pied d'une donna aussi belle que vaniteuse. Les habiles faussaires font fortune, chez les nantis.

Les sceptiques refuseront de porter la menuiserie au rang d'art, mais certains artisans fabriquent de telles pièces que leurs acheteurs les appellent des artistes - de la même façon que certains tisserands seront vénérés par ces mêmes gens. Ainsi, il faut de la minutie pour reproduire des meubles fidèles en allure à ceux de Therim Pel, ou pour manier le croissant-cisaille, le bois le plus délicat de ce continent. Une maison admirablement meublée saura attirer l'admiration (et la jalousie) de ses compères, après tout.


Sexualité
Il n'existe pas de majorité sexuelle définie à Camorr. L'âge socialement accepté pour le début des rapports sexuels est 14 ans, chez la roture et les Gens Bien, tandis que les nobles héritiers pousseront jusqu'à attendre leurs 18 et même leurs vingt ans avant de consommer quoi que ce soit. Il n'y a pas non plus de notion de pureté, ou de chasteté, tant qu'il y a consentement dans l'acte. Les parents préféreront également parfois envoyer leurs enfants en âge d'être initiés à la sexualité au temple de Preva, où de réels initiés sauront prendre soin de leurs rejetons. La pédophilie est d'ailleurs condamnable et condamnée.

Les relations homosexuelles ne sont d'ailleurs pas bien acceptées, chez nos amis Thérins, plus chez les hommes que chez les femmes. Les hommes qui couchent avec d'autres hommes cachent leurs relations aux autres et se montrent en général très agressif, si on ose remettre en doute leur sexualité. La chose est encore pire à Espara, mais dans les deux villes, il existe des homosexuels qui assument leur sexualité et se montrent très dissuasifs envers ceux qui voudraient se moquer de leurs penchants. Les relations homosexuelles entre femmes, quant à elle, sont vues avec plus de légèreté, voire comme un divertissement pour ces messieurs. Les Vadrans ont beaucoup de dédain pour cette vision étriquée du monde et de la sexualité, bien éloignée de leurs valeurs.


Mariage, famille & bâtardise
Le peuple se marie souvent par choix, parfois par raison, d'autres fois par obligation, comme lors des mariages entre les prêtres de Dama Elliza et ceux d'Azri. La noblesse le fait par opportunisme, par passion, par erreur et parfois même par amour, selon les caprices et les nécessités de chaque famille.

Tous les prêtres de tous les ordres sont capables de marier deux êtres, les rites variant très peu d'un ordre à un autre. Le mariage est placé sous la bénédiction des Douze, plus précisément sous celle de Morgante -qui dirige les lois régissant le mariage- et celle de Dama Elliza - qui saura apporter fertilité et bonheur au jeune couple. Une bénédiction personnelle est ensuite faite par l'officiant ou l'officiante, selon l'ordre qu'il représente, pour sceller la destinée des époux. Ces derniers se font ensuite tatouer au petit doigt le symbole du mariage, puis passent une semaine isolés de leurs familles, avant de revenir à la vie civile comme mari et femme. Les époux peuvent choisir de conserver leur nom, de partager celui du mari ou celui de la femme, à leur convenance. Les Vadrans, en comparaison, conservent toujours leur propre nom. Le nom transmis aux enfants est traditionnellement le nom du père, mais la mère peut également transmettre le sien sans que ce soit mal vu. Le divorce n'est pas une coutume officielle, mais des époux peuvent tout à fait décider de faire chambre à part sans que cela ne choque personne, ou même maison à part. Le soudain et inexpliqué veuvage, pour se débarrasser d'une union encombrante, est bien plus fréquent. Si des amants se pointent dans le paysage, les plus hauts placés les cacheront habilement dans la plupart des cas.

La bâtardise est affaire courante chez les bourgeois, qui comptent un ou deux bâtards par famille. Ceux-ci ne sont pas reconnus officiellement, même s'ils peuvent être élevés aux côtés de leurs frères et sœurs légitimes et bénéficier de la même éducation que ceux-ci. Ils se seront habituellement reconnus que lors de cas extrême, par exemple si tous les autres héritiers décèdent dans des circonstances plus ou moins mystérieuses. Les nobles sont par contre extrêmement précautionneux à ce sujet et les jeunes femmes de belle naissance apprennent rapidement à se faire du thé au réconfort de la pauvresse, en cas de grossesse non désirée. Les jeunes bâtards sont tués, au mieux, exilés dans de rares cas et surveillés toute leur vie pour que leur réelle identité ne vienne jamais aux oreilles des vicieux qui désirent profiter de cette faiblesse pour poignarder leurs rivaux.




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Message(#) Sujet: Re: Vivre et mourir à Camorr Dim 27 Mar - 10:13


Vocabulaire & Lexique



Les Camorriens sont des Thérins du Sud, ils ont conservé dans la langue actuelle quelques mots de l'ancien thérin qu'ils emploient avec naturel et compréhension immédiate. Les nobles de Camorr parlent d'ailleurs couramment cette langue, dite "morte" par le reste de la population : ils l'emploient pour s'entretenir en toute discrétion avec les nobles des autres cités thérines.

Quelques mots en ancien thérin : encore employés dans le langage courant.

Acanthus : Amarante.
Asino : âne.
Cala : rouge (adjectif).
Capa : chef d'un groupe de gangs de Gens Bien.
Contrarequiallas : Gladiateurs féminins qui affrontent des requins pendant la Foire Changeante.
Felantozzi : fantassins.
Finankier : financier, commerçant de la Rangée du Numismate.
Garrista : chef d'une bande.
Justicca : la justice.
Lamor : noir (adjectif).
Lamora : ombre.
Mara : jardin, grand parc.
Medekiner : médecin, chirurgien, souvent formé au Collegium Thérin.
Pel : Blanc (adjectif).
Pezon : membre d'une bande, sous les ordres du garrista
Phantasmas : déguisements du théâtre traditionnel thérin, morts sous forme de spectres avec un masque mortuaire et des robes pâles qui hantent la scène
Phantasmavola : "Plat Impossible", création des chefs cuisiniers de guilde qui allient des aliments incongrus.
Raza : vengeance.
Via : route, chemin, canal.

Expressions en ancien thérin :

« Contempla va cora frata eminenza. » : Prenez en compte la demande d'un éminent ami, une formule de politesse en usage pour obtenir une consultation avec un medekiner côté.
« Ila justicca vei cala. » : la justice est rouge, proverbe camorrien
« Singua solus. » : un seul destin, les destins de plusieurs personnes sont liés par un serment.

Formules étrangères

« Kas pras Vadrani Anhant. » : je sais déjà parler Vadran ; en vadran actuel.
Endliktgelaben : le désir de Mort, ou amour de la mort, terme venant du Haut vadran (ancien vadran, donc), signifie qu'on a des moments où l'on tient plus que tout à mourir.






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Message(#) Sujet: Re: Vivre et mourir à Camorr Mer 25 Mai - 22:45


Mort & funérailles



La mort peut survenir à tout moment à Camorr, et les Camorriens en sont parfaitement conscients. Les rituels qu'ils suivent pour enterrer leurs morts varient selon qu'ils sont à terre, dans la cité thérine, ou bien en mer sur un bâtiment naval.


À Camorr
On enterre les défunts à Camorr, dans la semaine qui suit leur décès. La procession funéraire se dirige vers l'un ou l'autre des cimetières camorriens encore en activité : soit la Colline aux Murmures pour les nobles et les bourgeois, parmi les caveaux familiaux, ou le Tertre du Mendiant pour les gens du peuple et ceux destinés à la fosse commune. Les Gens Bien ont tendance à enterrer les leurs dans des lieux spécifiques et gardés secrets pour éviter la profanation des dépouilles : cela vaut bien sûr pour ceux dont le corps n'a pas été trouvé flottant dans un canal rouge de son sang.

Les funérailles à terre se font de la manière suivante : elles commencent par une longue marche jusqu'au cimetière adéquat, où toute la procession s'entasse ensuite (ou bien s'arrête au bord de l'île et laisse la famille proche assister à la cérémonie, c'est selon la taille de la procession). Pendant cette longue marche, douze portefaix portent le cercueil qui précède la famille du défunt, six de chaque côté du cercueil, qui portent aussi des masques et des capes noirs, un pour chacun des douze dieux thérins. Elles se poursuivent par une cérémonie en la mémoire du défunt, cérémonie réalisée par un prêtre ou une prêtresse d'Aza Guilla (qui a précédé le cortège et porte un masque de lune). Enfin, une fois le cercueil mis en terre, c'est une fête endiablée qui clôt les funérailles, généralement dans la demeure du défunt, à la fois pour célébrer la vie qui pulse dans les veines de ceux qui restent, et aussi noyée par les larmes et le chagrin des survivants. Cette fête est alimentée par ce qu'on appelle "le tonneau funéraire" et est ponctuée par une harangue au nom du défunt. En général, à la fin des funérailles, les convives et les endeuillés s'effondrent en tas, complètement enivrés.

En mer
Mourir en mer amène deux formes de cérémonies, selon qu'on meurt à l'eau ou sur le pont d'un bateau. Mourir noyé amène une forme de bénédiction vague de la part du capitaine de son navire (même pour ceux qu'on fait se balancer au bout d'une planche), sans forcément s'apesantir.
Mourir sur le pont d'un navire demande que le capitaine, prêtre ou prêtresse d'Iono, fasse les derniers sacrements avant de faire glisser le corps du défunt, recouvert d'un suaire, vers les fonds marins, en rendant le corps du marin à son maître, Iono.

Si le capitaine est mort et qu'il n'y a pas de prêtre d'Iono, on peut recourir à une autre puissance divine pour demander le passage garanti de l'âme du défunt jusqu'à la balance d'Aza Guilla.

Hors de Camorr
En général, si le décès survient en dehors de Camorr, on a deux choix : soit rapatrier le cadavre (et donc l'embaumer pour la durée du voyage), soit l'enterrer sur place. Si c'est le deuxième cas et qu'on est en terre thérine, les rituels sont les mêmes ; si l'on est à l'étranger, les cérémonies varieront selon les croyances locales.




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